6ème circonscription,

Délégués: Loïc Hervé, Jacques Lagrange .

Cantons de : Cantons de : Chamonix-Mont-Blanc, Cluses, Saint Gervais-les-Bains, Sallanches, Samoëns, Scionzier, Taninges. 106.500.

l'actualité, nos positions, nos actions, nos engagements...sur ce territoire, bientôt!

Discours de Loïc HERVÉ candidat aux élections législatives Salle des Fêtes de Marnaz, 4 avril 2012.

Mesdames, Messieurs, mes chers amis, Je suis très heureux de vous voir si nombreux ce soir dans cette Salle des Fêtes de Marnaz pour le lancement de ma campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin 2012. J'y vois là un heureux présage. J'y vois aussi un devoir, celui de ne pas décevoir l'intérêt que vous portez à la fois à cette élection et à ma démarche.

Avec émotion, je salue l'équipe municipale de Marnaz que je conduis depuis 4 ans et qui fait de moi, un Maire heureux et fier de tout ce que nous menons à bien ensemble. Un Maire heureux et fier aussi de ce soutien amical et franc dans ces élections et dont j'ai chaque jour des preuves. Merci Pascale pour tes mots d'accueil, merci à tous.

Permettez-moi de saluer chaleureusement les personnalités politiques présentes :

- Jean-Paul AMOUDRY, Sénateur et Conseiller général de la Haute- Savoie, Président départemental de la formation politique à laquelle j'appartiens : le Nouveau Centre,

- Maurice GRADEL, Conseiller général de ce canton et Maire de Scionzier,

- Jean-Luc RIGAUT, Maire d'Annecy et Conseiller général de la Haute- Savoie,

- Dominique PUTHOD, Conseiller général de la Haute-Savoie et adjoint au Maire d'Annecy,

- Mesdames et Messieurs les Maires (Patricia ROSA, Maire d'Arâches- La Frasse, Bernard CARTIER, Maire de Châtillon-sur-Cluses, Jean- Pierre BLANCHET, Maire du Reposoir, Jacky MARTINELLI, Maire du Mont-Saxonnex, Gilbert CATALA, Maire de Thyez, Gilles PETIT-JEAN, Maire de Passy),

- Mesdames et Messieurs les adjoints au Maire et Conseillers municipaux représentant de très nombreuses communes de la circonscription (Cluses, Magland, Samoëns...) et même au delà ! - Parmi eux, je fais un clin d'oeil tout particulier à mes amis de la future Communauté de Communes Cluses, Arve et Montagnes, mes camarades de lutte !

- Nous attendons l'arrivée de Jean-Luc ARCADE, Président du Parti Radical de la Haute-Savoie.

- Je salue amicalement Philippe DEPARIS, candidat dans cette élection et qui me fait l'amitié de sa présence. Il me rend la politesse puisque j'étais présent au lancement de sa campagne à Cluses.

Je tiens à excuser Éric FOURNIER, Conseiller régional et Maire de Chamonix-Mont-Blanc, ainsi que Bernard BOSSON, Ancien Ministre. Certains me connaissent, d'autres moins.

Je sais que cet exercice est périlleux mais je veux vous dire ce soir ce qui dans ma vie m'a conduit à me présenter à cette élection législative.

Oscar WILDE disait de la jeunesse qu'elle est un art. Je ne sais pas si cette affirmation est vraie, mais que dire d'autre alors si ce n'est que j'ai 31 ans, que je suis marié et père de deux charmants enfants. Face à un engagement comme celui des élections législatives qui va me demander beaucoup d'énergie et de temps, c'est à ma famille que je pense en premier ce soir. J'ai grandi ici, je vis ici, je travaille ici, je suis élu ici et j'oeuvre au quotidien dans les fonctions qui sont les miennes à la défense de tout ce qui permet à l'être humain de s'accomplir et de s'épanouir. Pour moi, il s'agit de la famille, du travail ou de la vie associative. Mes origines savoyardes et bretonnes, l'histoire de mes parents qui sont présents ce soir et que j'embrasse, nous ont accrochés, ma soeur, mon frère et moi à cette pente du Bargy. Marnaz, cette pente, ces montagnes que j'ai gravies, sans être un véritable alpiniste, sont mes racines, mon ancrage, mon terroir. J'aime le caractère des gens d'ici, l'ardeur au travail, la fidélité dans l'amitié. Ces traits de caractère ont été forgés par la rigueur du climat, la rudesse des éléments. Ces traits de caractère, je les ressens, je les ai faits miens. Et si j'ai choisi Marnaz pour cette première réunion, comme je l'avais fait le 23 janvier dernier pour l'annonce de ma candidature, c'est autant un choix qu'une évidence. Les hasards de la vie, la volonté d'Arlette DEBALME, mon prédécesseur, les élections de mars 2008 ont fait de moi le Maire de cette commune de Marnaz et le deuxième plus jeune maire de Haute-Savoie.

Mais ce soir, j'en viens au plus important, je veux vous dire avec clarté ce que je compte faire dans cette élection, pour la France, pour notre territoire, et dans quel état d'esprit. L'élection législative est une élection nationale Ce soir, je n'aborderai que très peu la question des élections présidentielles. A moins de trois semaines du premier tour, chacun est libre de se faire une opinion, et d'avoir sa propre lecture de l'esprit des institutions de la Vème République et donc sur le sens à donner à ce 1er tour. Je ne peux affirmer qu'une conviction, celle que cette élection, 1er et 2nd tours, sera d'une importance capitale pour le pays, et pour son avenir. Revenons en aux législatives qui auront lieu dans la foulée. Élire un député, c'est avant tout élire une personne sur ses qualités, ses capacités. C'est aussi connaître les convictions de cette personne. Dans cette circonscription, plusieurs figures appartenant à ma famille de pensée se sont succédées. Je dois ici rappeler les noms des députés de cette circonscription que furent Joseph PHILIPPE, Claude BIRRAUX ou Michel MEYLAN. Comme eux, j'appartiens au centre droit et je voudrais en quelques mots dire quelles sont les convictions profondes que cette famille politique défend. - Nous sommes attachés viscéralement à la liberté d'entreprendre, celle qui permet de dégager des énergies créatives, de créer de la richesse, de l'emploi et de la croissance... Nous sommes des défenseurs des acteurs économiques que sont les petites et moyennes entreprises, le commerce et l'artisanat.

- Nous sommes convaincus que l'État doit se limiter à ses fonctions les plus régaliennes (la justice, la défense, l'éducation...) et garantir la solidarité nationale. Nous défendons des idées de décentralisation et de subsidiarité, en croyant que le pouvoir politique ne peut être exercé qu'au plus près possible du citoyen. - Nous sommes des Européens, non seulement convaincus que l'Europe est un formidable dessein de civilisation mais que beaucoup des questions les plus difficiles de notre temps : l'immigration, la sécurité, la souveraineté monétaire, la puissance économique... ne pourront être résolues qu'à l'échelle continentale. Il faudra refonder l'Europe qui est plongée dans une crise politique majeure. Ce sont ces convictions profondes qui doivent nous permettre de faire face à des enjeux majeurs :

- Le premier de ces enjeux est le désendettement de l'État Il n'est en vérité pas de question plus centrale, ni de réalité plus cruelle que celle-ci. Depuis plus de 30 ans, nous vivons à crédit. Le fonctionnement de l'État, celui de la Sécurité Sociale se fait au prix d'un endettement qui fait que ce sont nos enfants qui vont payer notre train de vie, et obérer d'autant leur capacité de développement et de faire face à leurs propres défis. Cela ne peut plus durer ! La législature 2012- 2017 devra être celle du retour à l'équilibre des finances publiques, à l'application stricte de la règle d'or.

- Le deuxième enjeu est celui de l'éducation Nous devons autant défendre que réformer notre système éducatif qui était, il y a encore quelques années, l'un des meilleurs systèmes au monde. La France doit retrouver confiance dans son école, dans ses enseignants. La mission de l'Éducation sur les savoirs fondamentaux, la lecture notamment, doit être érigée en priorité nationale. On mesure la grandeur d'un pays à la place de son école. C'est d'ailleurs sur une école de Chedde, Monsieur le Maire de Passy, que l'on voit inscrite au fronton cette belle phrase attribuée à Victor HUGO : « L’avenir des nations est dans les écoles du peuple. »

- Le troisième enjeu, c'est celui de la production Nous devons refonder le modèle économique français sur un modèle industriel exportateur, basé sur une balance commerciale excédentaire à l'image de ce que d'autres pays du Nord de l'Europe, l'Allemagne en particulier, ont su faire. Ce sont des millions d'emplois qui sont à la clé. Elu député, je me battrai pour ce modèle économique basé sur le « produire en France », parce que je sais que cette vallée a tous les atouts nécessaires pour y répondre. Je voudrais prendre un exemple similaire dans le domaine de l'agriculture qui doit retrouver sa place et sa fonction nourricière et ne pas être cantonnée à un rôle d'entretien d'un paysage, si beau soit-il. Nous devons retrouver des marges dans ce domaine aussi. Une révolution des habitudes de consommation est en cours, il faut saisir cette opportunité. Ce qui me frappe dans ce pays, ce qui me fait mal, c'est ce pessimisme ambiant, cette impossibilité de croire en un avenir meilleur alors qu'il n'existe pas de pays au monde qui ait autant de ressources, dans sa jeunesse, par sa culture. L'élection législative est une élection ancrée dans un territoire.

Cette nouvelle circonscription législative, vous le savez, est le résultat d'un nouveau découpage qui regroupe 7 cantons (Chamonix-Mont-Blanc, Saint- Gervais-les-Bains, Sallanches, Cluses, Scionzier, Samoëns et Taninges) soit 32 communes. Sur ce un territoire, il existe un maître mot pour définir l'objectif commun, la vertu cardinale qui sera mon fil d'ariane de député. Ce mot, c'est le mot de qualité. Dans ce territoire, la qualité, c'est d'abord la qualité des productions industrielles et des produits agricoles, je viens d'en parler. Mon mandat de Maire depuis 4 ans et cette élection me permettent de découvrir beaucoup de richesses de ce territoire. Et comme il n'est de richesses que de femmes et d'hommes, je découvre des entreprises extraordinaires, comme autant d'aventures humaines. La qualité, c'est aussi celle de nos accueils touristiques (tourisme familial, tourisme social, tourisme d'affaire...). Cette circonscription regroupe une capacité d'accueil absolument remarquable. La qualité, c'est notre qualité de vie, notre environnement, l'eau de nos rivières, l'air que nous respirons, les forêts et les montagnes que nous parcourons. De la vallée de Chamonix au Pays du Mont Blanc, de la celle du Giffre à la moyenne vallée de l'Arve, tout ce qui fait la qualité de nos territoires peut se trouver danger si nous n'y prenons pas garde. Nous devons avoir un député qui défende et fasse siennes toutes ces problématiques pour défendre le territoire. Elu député, je ferai usage de ma liberté de vote sur ces sujets qui touchent directement la circonscription et je m'engagerai sur chacun de ces sujets. Je dois à la vérité de dire que je ne déteste rien de plus que les régiments qui s'affrontent le mercredi après-midi à l'Assemblée Nationale. Cela est peut être une marque de fabrique supplémentaire de la famille politique à laquelle j'appartiens. Je voudrais donc aborder quelques exemples en sachant que la campagne elle-même et les spécificités de chaque bassin de vie m'amèneront à être plus précis.

- Le logement : Il est de plus en plus difficile de se loger dans ce territoire, surtout pour les bas revenus, c'est à dire les jeunes et les retraités. Il est encore plus difficile d'accéder à la propriété privée. Je sais que des initiatives très intéressantes sont prises à Sallanches, à Chamonix et ailleurs, pour faciliter l'accession à moindre coût à la propriété privée. Notre spécificité montagnarde et le coût de la vie comme celui du foncier devront être pris en compte dans des dispositifs adaptés, notamment pour favoriser l'intervention foncière des collectivités locales.

- La compétitivité du territoire : Nos stations de skis, nos usines de décolletage sont en concurrence avec le monde entier. Il faut que les investissements publics soient à la hauteur pour permettre la création d'un cadre favorable au développement de l'activité économique. Je soutiendrai avec énergie les initiatives de déploiement du très haut débit numérique par le SYANE (Monsieur le Président) et les collectivités locales. Nous le montrons à Marnaz, l'accompagnement du développement économique doit se faire de manière volontariste.

- L'emploi : Nous avons eu la chance de connaître le quasi plein emploi dans cette vallée. Les crises successives ont fait augmenter le chômage. Pour autant, de nombreux secteurs connaissent la pénurie de main d'oeuvre qualifiée. Je soutiendrai les projets qui permettront de territorialiser encore davantage les questions de formation professionnelle, d'accompagnement des demandeurs d'emploi. Je serai un défenseur des formations qualifiantes présentes sur le territoire et qui sont malheureusement parfois menacées de disparaître, qu'il s'agisse de l'apprentissage, de la formation tout au long de la vie ou de l'enseignement professionnel. C'est au prix d'une présence active et pro-active sur ces dossiers et sur d'autres comme les transports, l'agriculture, que nous pourrons préserver toutes ces dimensions qui font que notre territoire est vu de l'extérieur comme un territoire qualitatif.

Le mandat de député est un mandat qui comporte deux axes constitutionnels (au sens juridique comme étymologique du terme) : la fabrication de la loi et le contrôle de l'action du Gouvernement. C'est une bonne transition avec ce que je crois devoir être le rôle d'un parlementaire de manière générale et évidemment dans ce territoire si particulier. Elu député, je m'engage à réinstaurer la pratique des permanences dans toutes les mairies de la circonscription. C'est au député de venir à la rencontre des citoyens. Il doit pouvoir le faire régulièrement. Elu député, je m'engage auprès des décideurs politiques, économiques, associatifs, à exercer ce mandat dans le respect des attributions de chacun, sans ingérence, sans autoritarisme. Un député, ça n'est pas un super Maire, ça n'est pas non plus le VRP d'une firme politique. Je ne crois pas non à la fée clochette qui « arrange tout d'un coup de baguette magique ». Je crois que le rôle d'un élu est à l'inverse de travailler et de venir se confronter aux dossiers. Grâce à mon expérience de Maire de Marnaz, depuis quatre ans, de cadre territorial pendant 2 ans dans une agglomération frontalière (à Ambillu, cher Jean-Michel DURET), et d'assistant parlementaire pendant 2 ans et demi (cher Jean-Paul AMOUDRY), j'ai abordé des problématiques très différentes. Je veux mettre ces connaissances au service de la circonscription.

L'élection législative est une élection de terrain Ce soir, cette réunion sera la première de 34 réunions publiques qui auront lieu sur le territoire, dans chaque commune, au mois de mai et au mois de juin. Depuis janvier et encore davantage depuis aujourd'hui, je parcourrai la circonscription à votre rencontre. Je suis disponible, évidemment, si vous souhaitez que nous approfondissions telle ou telle problématique, d'autant que je ne voulais pas évidemment pas ce soir me lancer dans un discours fleuve. Des équipes sont en cours de formation et j'invite ceux qui souhaitent à nous rejoindre. Des formulaires de contact sont à votre disposition. Nous allons aussi éditer un journal de campagne qui sera distribué dans toute la circonscription pendant la période de campagne officielle. Dès maintenant, un blog, une newsletter, un compte Twitter et un profil Facebook peuvent vous vous tenir informés en temps réel. Conclusion Ce soir, je ne prétends pas seulement être le candidat d'une famille politique, d'un parti ou d'un courant de pensée. Je veux être le candidat d'un seul parti, celui qu'André SANTINI appelle « le parti des gens qui aiment les gens ». J'ajouterai également, le parti du territoire.

Alors : - Ne nous laissons pas voler cette élection. Elle nous appartient. - Ne vous laissez pas voler cette élection. Elle vous appartient. J'aime la démocratie, je crois en la démocratie. Je suis un humaniste et un modéré. Il va y avoir une campagne, des valeurs et des idées différentes vont s'exprimer. Il y aura des personnalités différentes qui pourront faire valoir leur vision des choses et leur charisme propre. J'aime cette perspective et dans le respect de chacun de mes adversaires, je me livrerai à la contradiction. Ce débat devra évidemment se faire en pensant aux femmes et aux hommes qui ont ont construit ce territoire. Et le député élu devra être à leur service. Je veux être ce député de proximité, qui sache prendre le temps nécessaire de la rencontre sur le terrain et le temps utile pour, à l'Assemblée Nationale, prendre à bras les corps les sujets du territoire dans l'examen des textes de loi, au gré de l'ordre du jour. Je sais que la multiplication des candidatures ces derniers temps, au centre comme à droite crée une inquiétude. Je veux dire ce soir en toute clarté que dans cette élection, je ne joue aucune autre élection. Ma candidature n'est ni une candidature de témoignage, ni celle d'un appareil. J'irai au bout de ma démarche car ma candidature n'est que la volonté de défendre ces vallées et ces montagnes dans le débat politique national. Rien d'autre ! Je veux mettre mon dynamisme, ma capacité de travail et d'analyse, ma rigueur morale aussi, au service du pays et de la circonscription.

Alors ce soir, je vous invite à suivre cette campagne, à soutenir cet engagement de la manière qui vous correspondra le mieux, mais surtout à croire que la politique peut encore changer les choses. Je vous invite donc à cette aventure collective enthousiasmante.

Sans votre soutien, sans votre appui, rien ne serait possible. Avec votre soutien, j'en suis sûr, nous l'emporterons.