5ème circonscription,

Délégués: Henri Duruz, Nicole Duruz .

Cantons de : Cantons de : Abondance, Le Biot, Douvaine, Evian-les-Bains, Thonon-les-Bains Est, Thonon-les-Bains Ouest. 117.500.

l'actualité, nos positions, nos actions, nos engagements...

 

 

 

 

 

 

Chers amis,
Comme prévu, notre prochaine séance, se passera à partager un repas, pour fêter la fin de nos réunions Nouveau Centre et préparer les futures réunions UDI.
Cette formation se met en place solidement en Haute Savoie. Nicole et moi avons assisté, samedi 20 avril à Annecy, à la constitution du projet haut savoyard pour l'UDI. Les rapports des différents ateliers et les discussions qui s'en suivirent furent de très bon niveau.
Nous avons participé à l'atelier "transfrontalier. Je vous envoie le résumé en pièce jointe.
Je vous attends pour cette agape, le mardi 30 avril, au restaurant du Redon, 1 chemin de la Plage, 742000 Margencel, tel 0450 725390.
Veuillez me confirmer votre participation avant le vendredi 26 avril afin que je réserve une grande table (je l'espère!) Amicalement Henri Duruz

 

Procès Verbal de la séance du 26 mars 2013

 

Similitudes et différences des différentes composantes de l’UDI.

Situation passée, actuelle et future de notre mouvement. Que signifie être au centre ?

Avoir le « ventre mou ». Etre « ni pour, ni contre ».Etre « du côté où souffle le vent ».Etre opportuniste. Ou avoir une position modérée. Fuir les extrêmes. Etre au milieu. Trouver le juste milieu. Obtenir l’équilibre. Chercher un consensus. Concilier des tendances qui souvent ne sont pas si radicalement opposées. La recherche du milieu peut être une noble ambition. Selon Confucius (VIème siècle av.J.C.), la Chine devait être l’empire du milieu, gouverné par un homme entre Ciel et Terre. Pour Aristote (IVème siècle av. J.C.), le milieu est le sommet de l’excellence. Pour Ciceron « in medio stat virtus », soit « la vertu est au milieu ».
Notre parti a-t-il vocation au centre ? On peut répondre par l’affirmative si on étudie l’histoire de France depuis la révolution et la naissance de notre mouvement. N’aurions-nous pas été les députés de « la Plaine » ou du « Marais » lors de la première République de 1792 (à 1804, date de la création du 1er Empire) ? Ne situerions nous pas entre les Girondins, issus de la bourgeoisie provinciale, représentés par les Brissot, Vergniaud, Roland, et les Montagnards, eux, très proches du peuple, des idées révolutionnaires extrêmes, représentés par les Robespierre, Danton, Marat, Saint Just. Lors de la Restauration (1814-1830), ne sommes-nous pas « les modérés » qui combattent les ultra-monarchistes (le futur Charles X, sacré roi en 1824, à la mort de Louis XVIII)? Lors de la monarchie de juillet (1830-1848, sous Louis-Philippe, duc d’Orléans, lors de l’abdication de Charles X), ne sommes-nous pas les « centristes orléanistes », conjonction entre le centre gauche d’Alphonse Thiers et le centre droit de François Guizot, premier ministre sous Louis-Philippe, tous deux cherchant à concilier les acquis de la révolution et de l’Empire et le conservatisme de la noblesse, elle, assez antidémocratique ?
Lors de la deuxième République (1848-1851, avant le second Empire), ne sommes-nous pas les bleus, les Républicains, hostiles aux blancs, les monarchistes, et aux rouges (Ledru Rollin), les précurseurs du socialisme ? Cette position au centre, on la retrouve dans la deuxième partie du XIXème siècle. Comme le dit Lucien Coutant, de mémoire, le meilleur des militants de notre parti en Haute Savoie, dans un livre intitulé « La Démocratie Chrétienne en Haute-Savoie » dont je m’inspire dans ce texte : « divers historiens, penseurs et philosophes tentèrent de briser ce bipartisme sommaire : les catholiques bourgeois et royalistes opposés à une classe ouvrière agnostique, pour ne pas dire anticléricale, déracinée d’une vie rurale pour s’entasser misérablement dans les banlieues des grandes villes, et que gagnaient peu à peu les idéaux dits socialisés des Marx, Engels, Fourier ou Proudhon ». Et il cite l’historien Frédéric Ozanam, le Père Henri Lacordaire, l’écrivain Robert Lamennais, l’abbé Lemire, le publiciste Charles de Montalembert. Sous la troisième République (1870-5-1940, 14 présidents), ne sommes-nous pas les républicains qui gouvernent la France, Jules Ferry ou Aristide Briand, grand humanistes, issus de la gauche mais qui ont des politiques plutôt libérales ? Il n’y a à cette époque pas de véritables partis du centre, mais une gouvernance au centre. Au début du 20ème siècle allait naître la démocratie chrétienne avec le mouvement de Marc Sangnier, le Sillon, puis en 1924, le Parti Démocrate Populaire, qui voulait du reste s’appeler le Parti Démocrate Chrétien. Pour des raisons électoralistes et pour ne pas être condamné par le Vatican qui ne tolérait pas que l’on utilise le terme chrétien à des buts politiques, il a renoncé à cette appellation alors que ce parti proposait d’introduire dans la vie civique les principes fondamentaux de la chrétienté au plan temporel. C’est donc une politique chrétienne, entre autre influencée par le courant nommé « personnalisme » de Mounier, lequel s’inspire de l’Evangile pour lutter contre l’individualisme et le constructivisme, qui est à l’origine de notre mouvement. C’est une politique chrétienne, mais qui rompt avec le conservatisme chrétien de droite ; c’est une politique chrétienne sociale dans la lignée des encycliques « Quadragesimo anno », « Rerum Novarum » qui prônent l’amélioration de la condition ouvrière, le juste salaire, les assurances sociales etc…
De cette conception sociale sur le modèle chrétien, est né, après la deuxième guerre mondiale, le Mouvement Républicain Populaire, le MRP, le 26 novembre 1946 lors d’une réunion organisée par Georges Bidault, ancien Président du Conseil National de la Résistance. En Haute Savoie, les meneurs de ce nouveau mouvement furent Louis Martel, François de Menthon et Charles Bosson. Le MRP se voulait une alternative entre la Droite et la Gauche. Comme le disait Pierre-Henri Teitgen, un des fondateurs « le MRP, ce n’est ni le socialisme, malade de l’Etat, ni le libéralisme malade de l’argent » Le 20 janvier 1946, le général de Gaule démissionne de la Présidence du gouvernement provisoire de la République, estimant avoir terminé son travail et n’étant pas d’accord avec la conception de la 4ème République. Au début de la 4ème République (1946 à 1958), le MRP est un parti important, le plus important de la deuxième constituante, avec des personnalités qui ont joué un grand rôle, comme Robert Schuman,(père de l’Europe), Georges Bidault, Pierre Pflimlin, Alain Poher. La perte progressive de son influence est due essentiellement à la naissance du RPF en 1947, Rassemblement pour la France, mouvement engendré par le discours de Bayeux du général de Gaulle. C’est le parti de Soustelle, Malraux, Debré, parti qui se voulait au-dessus des partis, mais qui rapidement est devenu le parti de droite. Elle est également due aux luttes internes, notamment au sujet de l’école publique-école privée. L’instabilité gouvernementale de la 4ème République et les évènements d’Algérie font revenir au pouvoir le général de Gaule. C’est ainsi que naîtra la 5ème République (1958 à nos jours). En 58, le MRP passe de 71 à 57 sièges. 3-4 MRP, dont Pflimlin, Schuman, Bacon, Buron) vont siéger dans les gouvernements Debré et Pompidou sous de Gaule. En 1962, rapprochement avec la gauche contre de Gaule. Le MRP est comptabilisé avec les partis de gauche, soit 224 sièges sur les 482. Les divergences de vue avec le Général de Gaule sur les institutions et le refus de ce dernier d’aller plus loin dans la construction de l’Europe, en particulier la création d’une armée européenne, nous ont progressivement éloignés de la droite gaulliste. En 1965, Lecanuet tente de faire fusionner notre mouvement avec les socialistes. Gaston Deferre, vice-président est d’accord, mais le président Guy Mollet refuse. A la suite de cet échec, notre parti va changer de nom .Cette année 1965, notre parti va porter pour la première fois le nom de centre : Centre Démocrate qui combat à droite De Gaule et le parti gaulliste, l’UNR (Union pour la Nouvelle République) qui devient l’UDR (Union Démocratique pour la 5ème République), à gauche les socialistes qui présentent Mitterrand à l’élection présidentielle, alors que nous présentons Lecanuet. Mais de Gaule sera élu. En 1967, CD perd 20 sièges, mais participera au gouvernement avec 7 ministres. En 1969, le général de Gaule qui rencontrait beaucoup de difficultés, à cause de sa manière très autoritaire de diriger, à cause de sa prise de position anti-Israël dans la guerre des six jours en 67, de sa gaffe la même année « vive le Québec libre, vive le Canada français, vive la France », à cause de mai 68, propose un référendum pour la régionalisation et pour la suppression du Sénat, référendum qu’il perd. Il démissionnera. Le CD a refusé le referendum, pas tellement contre la régionalisation, mais contre la suppression du Sénat, et probablement contre de Gaule qui avait transformé le référendum en plébiscite. Avec la nouvelle présidence de Pompidou (1969), et le gouvernement de Chaban-Delmas, scission au sein du CD, et fondation par ceux qui veulent participer au gouvernement, du parti Progrès et Démocratie Moderne avec Jacques Duhamel, Joseph Fontanet, Jacques Barrot … Pour les élections législatives de mars 73, le CD de Lecanuet s’allie avec le Manifeste Radical de Jean-Jacques Servan Schreiber (JJSS) pour former le Mouvement Réformateur qui obtient 9,4% des voix. Le Mouvement Réformateur sera une organisation fédérale qui regroupe CD, radicaux valois, socialises dissidents, Centre Républicain de Michel Durafour, Manifeste radical de JJSS ; c’est un mouvement centriste qui combat autant le gouvernement sous la présidence de Pompidou que l’union de la gauche.
En mai 74, Valéry Giscard d’Estaing (VGE) est élu, en battant François Mitterrand, à la suite du décès de Pompidou. Le CD n’a pas présenté de candidat ; Lecanuet a négocié avec VGE des garantis sur l’Europe et des postes ministériels .Le tandem VGE-Chirac, nommé premier ministre, se sépare rapidement, Chirac refondant l’UDR en RPR, et VGE nomme Raymond Barre, issu d’aucun parti, mais de mentalité centriste, comme premier ministre. Nous ne sommes plus vraiment au centre, mais au centre droit. Au congrès de Rennes 76, Progrès et Démocratie Moderne (PDM) et le CD fusionnent en Centre des Démocrates Sociaux (CDS). L’UDF est fondé en 1978 pour soutenir VGE, en vue des élections législatives, par Poniatowski sous le conseil de Lecanuet et de JJSS. Il regroupe plusieurs partis : Le Parti Républicain, héritier du parti des Républicains et Indépendants de VGE. Ils quitteront l’UDF en 98 pour fonder Démocratie Libérale. Le CDS. Le Parti Radical valoisien de JJSS. Le Mouvement Démocratie Socialiste de France devenu Parti Social Démocrate. La Fédération Nationale des Clubs Perspectives et Réalités devenue le Parti Populaire pour la Démocratie Française. Des affiliés directs. Le succès de l’UDF ne se fait pas attendre aux législatives de 78, totalisant autant de députés que le RPR. Parmi les députés UDF, le CDS en a environ le 1/3 et le Parti Républicain environ les 2/3. Durant les années Mitterrand (81 à 95), l’UDF rivalise avec le RPR, puisqu’aux législatives, les scores sont serrés : en 86 : 127 (+62) pour l’UDF contre 150 au RPR, en 88 :130 pour l’UDF contre 128 pour le RPR, en 93 : 213 pour l’UDF contre 247 pour le RPR. Les gouvernements de droite sous Mitterrand (cohabitation), que ce soit sous Chirac ou sous Balladur, voient plusieurs ministres UDF au gouvernement. Les années présidentielles de Jacques Chirac (95 à 2007), le manque de leader au sein de l’UDF (décès de Jean Lecanuet en 93), la guerre des chefs des différentes composantes de l’UDF, et plus tard l’entêtement de Bayrou, affaiblissent considérablement le mouvement et le relèguent comme deuxième composante de la droite, toujours plus derrière le RPR. Aux élections présidentielles de 95, l’UDF n’a pas de candidat et le CDS soutient le candidat RPR malheureux, Edouard Balladur, alors que c’est Jacques Chirac qui triomphe. Il nommera Alain Juppé premier ministre. Nous participerons au gouvernement. En 1996, CDS est remplacé par Force Démocrate. François Léotard est nommé président de l’UDF (Alain Madelin étant jugé trop libéral), et François Bayrou, président de Force Démocrate. Au congrès de Lille en 1998, Force Démocrate est enterré pour devenir la Nouvelle UDF, parce que l’UDF s’est restreinte avec le départ entre autre des ultralibéraux de Madelin, des antieuropéens de de Villiers, etc…Cette Nouvelle UDF n’est plus une fédération de partis, mais une formation politique unitaire. En 97, sous la présidence Chirac, l’Assemblée nationale est dissoute. La gauche triomphe, mais l’UDF a encore 113 sièges ; le RPR en a 140. Viennent les 5 ans du gouvernement Jospin sous Chirac. En 2002, Jacques Chirac est réélu.
Le RPR devient l’UMP, l’Union pour un Mouvement Populaire, en réalité l’Union pour la Majorité Présidentielle. De nombreux parlementaires de la Nouvelle UDF nous quittent pour rejoindre l’UMP. La politique de Bayrou est de ne pas participer au gouvernement Raffarin, puis de Villepin, choisis par Chirac. Seul Gilles de Robien accepte un poste ministériel. Le déclin du parti continue. Aux élections législatives de 2002, l’UDF n’aura plus que 23 sièges, alors que l’UMP en totalise 309. Bayrou poursuivra cette politique de centriste anti gauche, mais aussi et surtout, anti majorité présidentielle, soit anti UMP. En 2006, les députés UDF ne votent pas le budget et déposent avec les socialistes une motion de censure. Cette même année, François Bayrou fait voter une motion au congrès de Lyon qui nous déclare « parti libre », sans alliance avec l’UMP, parti de la 3ème voie. Cette motion est acceptée par plus de 90% des militants. Sauf quelques uns, emmenés pour certains, par Gilles de Robien, la refusent.
En 2007, Nicolas Sarkozy est élu. François Bayrou, battu pour la deuxième fois à une élection présidentielle, ne veut pas se rallier à la majorité présidentielle, mais veut rester une force centriste indépendante, et fonde le MODEM. C’est une grave erreur, mais il poursuit une certaine logique en restant fidèle à la motion du congrès de Lyon. Presque tous les députés UDF le quittent pour fonder le Nouveau Centre, qui fait partie de la majorité présidentielle. Aux législatives de 2007, le Nouveau Centre obtient 22 sièges alors que le Modem n’en a que 3 ; l’UMP a 313 sièges. Le Nouveau Centre fait partie de la majorité présidentielle. Il participera au gouvernement. Son chef de file, Hervé Morin, est ministre de la Défense. Puis, il se distancera de la gouvernance Sarkozy-Filion en 2010 lorsqu’il quitte le gouvernement à l’occasion d’un renouvellement ministériel. Une tentative de regroupement des centres en ARES avec le NC, les radicaux de Borloo qui sortent (presque tous) de l’UMP, la Gauche Moderne de Bockel, le mouvement d’Hervé de Charrette, le mouvement d’Arthuis qui se rallie à la condition d’accepter au sein de l’ARES François Bayrou et son Modem, échoue. Lors de l’élection présidentielle de 2012, des dissensions au sein du NC entre ceux qui sont pour une candidature Morin et ceux qui veulent rallier Sarkozy dès le premier tour, entre autres Sauvadet et le Roy, entrés dans le gouvernement Fillion de Sarkozy, nous affaiblissent encore plus. Puis lorsque Morin retire sa candidature pour se rallier à Sarkozy, de nouvelles dissensions naissent entre ceux qui veulent soutenir au premier tour Bayrou et ceux qui voteront d’emblée Sarkozy. Le socialiste Hollande sera élu le 6 mai 2012, président de la République. Les législatives auront lieu en juin prochain.
Quels enseignements peut-on retirer de l’histoire ? Il faut d’abord faire deux constatations importantes qui expliquent et définissent notre mouvement. Premièrement, il est certain que nous avons une vocation au centre : entre les conservateurs de l’Ancien Régime et les ultra révolutionnaires, entre les conservateurs d’une tradition judéo-chrétienne et les progressistes, entre les ultralibéraux et les communistes, entre les pro et les antigaullistes, entre les ultranationalistes et les tenants d’une politique d’immigration incontrôlée, entre les écologistes antinucléaires et les inconscients qui laissent notre planète se détruire. Deuxièmement, il est certain que notre mouvement découle d’une conception chrétienne de la société. A l’image du Christ, notre finalité n’est pas la société, mais l’épanouissement de l’homme, de chaque homme. C’est un humanisme personnel. Mais, parce que cet humanisme passe par l’autre « aimez- vous les uns les autres », « ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez », indirectement, nous construisons une société meilleure. C’est une distinction fondamentale avec l’humanisme socialiste qui est un humanisme collectiviste. Cet humanisme est d’inspiration chrétienne, mais il n’a aucun lien avec les dogmes, les préceptes, et l’organisation de L’Eglise romaine. Il n’empêche pas la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Comme le disait notre ancien député, conseiller régional et général du Chablais, Yves Sauthier, «il n’y a pas de parti chrétien, il y a une manière chrétienne de faire de la politique ». C’est pour cela que nous sommes des libéraux, c’est à dire que nous respectons chaque homme dans sa diversité. Cela se traduit dans un libéralisme économique, certes encadré, mais uniquement par le principe altruiste que « ma liberté s’arrête où commence celle des autres ». Cela se traduit dans un respect au niveau éthique de la dignité de chaque homme .Ce respect engendre aussi une libre expression du peuple, un amour de la démocratie. Il faut ensuite constater que nous pouvons être fiers de notre histoire. Nous avons eu un grand président de la République en la personne de Valéry Giscard d’Estaing. Nous avons eu deux grands candidats qui ont failli l’emporter : Alain Poher et Raymond Barre. Les scores de Lecanuet en 65 et de François Bayrou en 2007 n’étaient pas ridicules. Nous avons eu de grands hommes politiques comme Schuman, Pflimlin. Grâce à eux, nous sommes les précurseurs de l’Union Européenne, les tenants d’une Europe fédérale. Il faut enfin tirer quelques leçons sur le plan de la stratégie politique. Si l’on veut que l’adage cher à notre délégué départemental, Antoine, « les mêmes causes produisent les mêmes effets » ne se réalise pas dans la pratique à l’avenir, - encore que les temps et les circonstances variant, ce ne sont jamais exactement les mêmes causes -, que nous apprend l’histoire ? On s’aperçoit que notre mouvement a plus souvent combattu la droite que la gauche. C’est particulièrement vrai en Haute Savoie, où faute de combattants à gauche, on s’est entredéchiré avec le parti de droite, que ce soit avec les gaullistes comme Maurice Herzog ou plus tard avec Pierre Mazeaud, ou avec la droite libérale de Jean Brocard, sans parler de la guerre des Bernard, Accoyer et Bosson. Pourtant, sur le plan national en tout cas, l’UDF n’a jamais été aussi forte que lorsqu’elle combattait la gauche mitterrandienne. On constate aussi que l’affirmation selon laquelle « un parti qui ne présente pas de candidat à l’élection présidentielle est un parti mort » n’est pas aussi vraie qu’on veut bien le dire. Ce ne fut ni le cas en 73 où Lecanuet a très bien négocié avec VGE, ni le cas en 95, où nous avons soutenu Balladur (candidat RPR). On a été bien plus affaibli avec le mauvais score de Bayrou en 2002, ou le ridicule score de Hervé Morin (1,5% dans les sondages) en 2012 qui, heureusement a fini par se retirer, mais trop tard. On voit également que nous étions plus fort lorsqu’existait l’UDF, fédération de partis, que lors de la création de la nouvelle UDF, parti unitaire. Depuis la présidence de François Bayrou à Force Démocrate en 1996, notre parti n’a pas cessé de décliner. Est-ce un hasard ? Est-ce la personnalité de François Bayrou ? En tout cas, il est certain que sous la Vème République, il n’est pas possible d’être au centre, d’être une troisième voie. Certes, nous avons été au centre depuis la révolution jusqu’aux années 73 de la Vème République, mais c’était essentiellement sous la IVème République. Au début de la Vème République, nous avons voulu continuer dans cette position centriste. Mis à part 3à 4 ministres dans les gouvernements Debré et Pompidou sous de Gaule, nous ne pesions pas très lourds. Nous étions alors au centre, voire au centre gauche puisqu’en 65, Lecanuet a failli nous livrer aux socialistes, certes plus dans l’intention de centrer les socialistes que de « gauchiser » le MRP. Heureusement, en 74, Lecanuet se rattrape bien en s’alliant avec Valéry Giscard d’Estaing. Depuis cette date, nous sommes au centre droit. Nous sommes dans les gouvernements Chirac, puis Barre sous Giscard, ainsi que dans les gouvernements Chirac, puis Balladur sous Mitterrand, lors de la cohabitation. Nous avons pratiquement autant de députés que le RPR. C’est la période de gloire. Le déclin date de 97 et se prolonge jusqu’en 2007. François Bayrou, président de Force Démocrate, puis de la Nouvelle UDF, nous remet au centre, ne veut pas participer au gouvernement de la deuxième présidence de Chirac, rompt les alliances avec l’UMP. Heureusement Hervé Morin, suivi rapidement de presque tous les députés de l’UDF sauve les « pots cassés » en créant en 2007 le Nouveau Centre, parti qu’il situe clairement au centre droit. Comment concevoir la pérennité de notre parti ? Trois objectifs sont à atteindre / Premièrement, nous devons renforcer l’idéologie de notre parti. Il ne suffit pas d’être centriste. Certes, nous sommes des modérés, tant sur le plan de l’économie libérale, que sur le rôle que doit jouer l’Etat dans l’organisation de la société, que sur les problèmes écologiques, qu’au niveau de l’identité nationale etc. Mais le peuple veut du changement, du concret ; il attend des engagements forts de notre part dans au moins un ou deux domaines. Ces domaines sont, selon notre histoire, la construction de l’Europe et la défense des valeurs qui découlent de l’humanisme chrétien. Dans ces domaines, nous devrions être presque des ultras. Nous devons avoir des propositions claires pour une Europe Fédérale. Nous devons défendre les libertés individuelles, ce qui se traduit essentiellement par plus de démocratie : introduction de la proportionnelle, décentralisation, expression ouvrière (autre que les syndicats) dans l’entreprise etc. Nous devons être les défenseurs de la dignité humaine (début et fin de vie, insertion, intégration etc). Deuxièmement, nous devons augmenter le nombre d’adhérents. Internet doit être plus et mieux utilisé. Les clubs tels que « Humanisme et Société », l’ouverture de la deuxième partie de nos réunions à des sympathisants avec des thèmes qui les intéressent comme nous le faisons dans la 5ème circonscription, ainsi que d’autres initiatives de ce type doivent se développer. Nous devons réunir les centres dans une sorte « d’UDF ». Troisièmement, tant que nous serons en Vème République, nous ne devons pas faire cavaliers seuls, mais nous devons faire une alliance, au moins pour les élections, avec le parti avec lequel nous avons le plus de points communs. Le nerf de la guerre étant le volet économique, c’est avec l’UMP que nous avons la politique économique la plus proche et que nous devons donc nous allier. Nous devons passer par-dessus les déceptions et les écoeurements que l’attitude de l’UMP a pu nous causer.
En politique, il y a hélas, peu de place pour les sentiments ; c’est la loi du plus fort, c'est-à-dire du nombre. A nous d’augmenter nos effectifs. Mais cette alliance doit être soumise à des règles précises édictées avant les élections. On ne doit jamais oublier que notre adversaire, c’est la gauche.

Henri Duruz.

 

 

Prochaine réunion le 8 novembre 2011 à Veigy, salle ABC de la bibliothèque-médiathèque, à 19h15.

Réunion de la section du Chablais le 28 septembre 2011:

Nouvelles du parti. Après l’engouement pour la constitution de l’Alliance en mai, après la rencontre avec les radicaux en fin juin, la consécration de la réunion des centres devait se réaliser aux universités d’été, en début septembre, à la Grande Motte. Ce fut la déception : - absence ou présence fugace et pâle des élus. - débats peu innovants qui prenaient peu en compte les réflexions et travaux accomplis au sein des sections et fédérations. - absence de réponses aux questions des militants : quid de l’alliance ? programme commun ? choix du candidat ? stratégie ? - peu de contacts entre les militants des différents partis du centre formant l’Alliance, encore moins entre les chefs. Pourtant l’espoir persiste ; l’avenir de la politique est au centre. Il y avait quand même 2 à 3.000 participants aux universités d’été. Il y avait une certaine unité chez les jeunes centristes. Si les débats n’étaient pas très palpitants et pas très suivis, il y avait beaucoup de débats « en off ». Si on ajoute aux 2% d’Hervé Morin dans les sondages, les 7 à 8 % de Borloo, les 7 à 8 % de Bayrou, plus les voix des électeurs centristes de l’UMP, un présidentiable charismatique centriste pourrait l’emporter.

 Mais il n’y en a pas ! Il faudra probablement oublier 2O12. Il faudra aussi prendre une décision : ou présenter un candidat centriste, uniquement pour montrer qu’on existe, avec tous les risques encourus, ou se rallier au candidat UMP, en principe Sarkozy, en faisant un accord avec lui, comme Lecanuet l’avait fait avec Giscard en 1974.

Par contre, nous devons dès aujourd’hui préparer les législatives qui suivent les présidentielles. Nous avons dans la fédération deux jeunes qui sont éligibles, Loïc Hervé et Thomas Meszaros. Il serait bien que chaque section cherche un candidat, y compris le Chablais. Quelques notions de base sur l’économie, présentées par René Huchard, pour comprendre la crise financière, économique et sociale. L’économie repose, pour satisfaire nos besoins, essentiellement sur deux piliers : d’une part la production, fruit du travail, et d’autre part le marché ou les échanges qui sont réglés par la loi de l’offre et de la demande, et qui ont besoin de structures comme les banques, les compagnies d’assurances et de réassurance et la bourse. C’est ainsi que sont fixés les prix. La spéculation est inévitable dans un système économique libéral, mais elle doit être très encadrée par les banques. Celles-ci doivent empêcher les manœuvres des traders au-delà des pratiques transparentes. D’autre part, il faut savoir que la valeur marchande d’une banque ou d’une entreprise n’est pas la valeur de ses actions en bourse. Les banques, du moins en Europe, sont beaucoup plus réglementées et sécurisées (fonds de garanties, fonds propres, réserves) par les accords « Bâle II », puis « Bâle III » (en phase finale de réalisation), que l’on veut bien dire. Mais nos normes de couverture de risques sont inférieures aux pratiques des banques anglo-saxonnes :7 à 8 % au lieu de 10. De plus, nos banques sont dépendantes des banques centrales, nationales et surtout de la banque européenne, dont le conseil d’administration est composé des gouverneurs des banques centrales nationales des pays membres. Ce sont les banques centrales qui régissent le niveau des taux d’intérêt. Seules, les banques centrales peuvent émettre de la monnaie. Elles le font pour des projets sérieux, soumis à étude. Ce procédé est dans un premier temps un gonflement de la masse monétaire, une anticipation, parce qu’il faut bien de l’argent pour donner le jour à ces projets, qui une fois réalisés vont constituer une richesse et en produire. Si par contre, on émet de l’argent sans contre partie (sans réalisation de projets), on parle de faire tourner « la planche à billets » et on crée l’inflation. Le problème n’est pas tellement un système économique défaillant, car notre système économique a sa propre dynamique et s’auto régule, mais c’est plutôt un tissu industriel qui n’est plus en état pour réagir à la concurrence, en particulier des états émergeants. Nos réserves de productivité en France sont insuffisantes, en partie à cause des 35 heures, en partie parce que notre développement technologique est insuffisant contrairement à l’Allemagne. Notre recherche appliquée n’est pas assez poussée. Notre cohésion sociale, soit, principalement, nos rapports patronat et syndicat ne sont pas adaptés. Pour toutes ces raisons, les banques sont réticentes à prêter de l’argent aux entreprises. Propositions pour la prochaine réunion.

A la suite de cet exposé, les militants ont poursuivi la discussion autour du verre de l’amitié. Il a été décidé de consacrer la prochaine réunion sur le même thème, mais sous la forme d’un débat. Des questions seront posées à deux analystes économiques ayant des points de vue différents sur l’économie en général et sur la réponse à donner à la crise actuelle. La date et les modalités du déroulement de cette séance seront précisées ultérieurement.
Henri Duruz.

 

La prochaine réunion de la section du Chablais est fixée le mardi 24 mai à 19h30 à la mairie de Nangy. Elle sera consacrée à l'avenir de la Confédération des Centres et au thème "la femme dans la société française".
Concernant le premier sujet, consultez le mail envoyé par Antoine avec les 12 questions réponses. Concernant le deuxième sujet : existe-t-il des propriétés spécifiques à la femme autres qu'anatomiques, qui seraient de l'ordre de la génétique et non de l'environnement ou du culturel?La réponse à cette question permettra de répondre en partie aux autres questions : faut-il favoriser dans tous les domaines que la femme puisse se comporter comme l'homme? dans la gestion familiale?en politique?professionnellement?en sport? Dans tous les domaines où c'est souhaitable, comment faire pour y parvenir? légiférer? faire appliquer les lois existantes?orientation à l'école? quotas? horaires adaptées? crèches? Lutte contre la violence? La prostitution?
Amicalement. A bientôt. Henri Duruz.

 

Compte-rendu de la réunion de la section du Chablais le 22 mars 2011 à Thonon.

Peu de temps est consacré à commenter l’actualité politique, car l’on ne peut que constater avec tristesse le taux record d’abstention aux Cantonales, le peu d’élus Nouveau Centre, la défaite de la droite, la montée du Front National. Toutes ces constatations ne nous donnent pas beaucoup d’espoir pour l’élection présidentielle de 2012. Mais,que le Nouveau Centre présente ou pas un candidat en 2012, nous continuons de réfléchir sur les grands problèmes de société. On trouvera bien le moyen de diffuser nos propositions à l’électorat. C’est pourquoi, la grande partie du temps a été consacrée à la réforme de la justice. Le résumé tient compte des informations apportées lors de cette séance par Cédric Duruz avocat, des réflexions écrites par Jean-Pierre Benoist avocat, du mail de Daniel Bailleul ancien avocat, qui n’a pu assister à la séance, des remarques de Yves Beigbeider juriste, qui est revenu sur les discussions de la séance précédente, des Commentaires des autres membres de la section.
La prochaine séance sera consacrée à l’école. Il s’agit essentiellement de répondre aux questions suivantes :
- La formation de l’enseignant : est-elle bonne ? centrée sur le savoir, le savoir-faire, le savoir-être ?
- Le programme scolaire : trop général ? trop spécialisé ? la carte scolaire ? les écoles d’excellence ? que faire avec « ceux qui décrochent » ? le périscolaire ?
- Les conditions de travail : locaux ? effectif ? horaire des élèves ? rythme scolaire ? horaire des enseignants ? salaire ? retraite ?
- Les problèmes de discipline.
- L’orientation professionnelle ?
- Ecole privée-école publique ? l’autonomie des établissements ?
- La place des parents dans l’administration de l’école ? celle des élèves ? Tout enseignant du primaire et du collège serait bienvenu. Pascal Deville devrait nous informer sur le lycée. La séance aura lieu, en principe, le mardi 19 avril à 19h30. Cette date et le lieu seront confirmés. Henri Duruz

 

Chers amis, J'ai le plaisir de vous confirmer la date du mardi 22 mars 2011 pour la réunion de la section du Chablais Nouveau Centre.
Elle se tiendra à Thonon, au château de Sonnaz, entrée latérale entre les deux petits canons. Je me réjouis de vous revoir. Amicalement. Henri Duruz

Chers amis, La prochaine réunion de la section du Chablais aura lieu le mardi 22 (et non le 15) février 2011 à 19h30 à la mairie de Sciez. Elle sera essentiellement consacrée à la justice, thème d'une convention du projet présidentiel. Nous interrogerons, essentiellement nos avocats, sur les questions suivantes : - Indépendance de la justice ( autorité-responsabilité? ou pouvoir? élection des juges? élection par le Parlement du Garde des Sceaux à la majorité des 2/3 ...) - Juge d'instruction - juge des libertés. - Jury populaire en correctionnelle ( pourquoi? comment les choisir? pour combien de temps?) - Garde à vue ( plus que l'avocat de la première heure? présence de l'avocat? conditions de détention?) - Accès au droit ( action de groupe? aide juridictionnelle par mission publique? déduction fiscale? obligation répartie entre avocats? tâche des jeunes avocats? assurance? - Lenteur de la justice ( une des conséquences de la réforme de la carte judiciaire? droit opposable? magistrats volants pour épurer le stock? simplification du système juridique? médiateur pour éviter les procès? justice rendue pour la petite délinquance par des maires, ou d'anciens magistrats, ou ...?) - Justice pour les mineurs - Conditions de détention en prison ( eviter la récidive; réinsertion); Concernant ce dernier point, je me permets de vous envoyer ma conception de la sanction et en particulier de la prison, conception très personnelle et que presque personne ne partage (mais, j'ai l'habitude d'être à contre courant, parfois très longtemps sur certains sujets de société et particulièrement d'éthique). Lisez surtout les réflexions de Jean-Pierre Benoist sur les problèmes actuels de justice. Lors de cette réunion, je vous ferai également le rapport du dernier Conseil National du 22 janvier et de la réunion départementale à Nangy du 29 janvier. On y parlera également des cantonales, principal thème débattu lors du bureau qui suivit la réunion du 29 janvier. Je me réjouis de vous revoir nombreux.
Amicalement. Henri Duruz

Comme prévu, la réunion de la section du Chablais aura lieu le mardi 21 décembre 2010 au 175 M Rte des Trépets, à 19h30. La discussion portera essentiellement sur la santé, objet de la prochaine convention.J'ai invité une infirmière avec qui nous pourrons discuter. Je suis en pourparler avec un médecin génraliste. Si vous connaissez d'autres personnes dans les professions médicales, ils sont les bienvenus. Je vous envoie en pièces jointes mes premières réflexions en réponse au questionnaire que nous avait envoyé Antoine à ce sujet. J'aimerais que cette soirée soit également festive et que l'on puisse 'casser la croûte" en faisant un repas canadien; que chacun apporte à boire et/ou à manger. Veuillez me signaler votre présence (ou malheureusement votre absence).
Henri Duruz

 

 

Réunion de section du Chablais du 11.1.2011.
Autour d’un repas canadien succulent et convivial, et une galette des rois, la première partie de la séance a été consacrée aux problèmes de santé, thème d’une convention pour le projet présidentiel. De nombreuses questions concernant le système d’assurance, l’hospitalisation, la médecine ambulatoire et l’amélioration du statut du patient, en particulier de la personne âgée, ont été posées au Dr Doulcet qui a répondu favorablement à notre invitation. Nicole et Henri Duruz ont posé les mêmes questions à la Dresse Simonin, cardiologue à Annemasse, qui ne pouvait venir à la réunion. Les idées maîtresses qui en ressortent sont les suivantes : Les médecins interrogés sont satisfaits dans l’exercice de leur métier, mais ne peuvent plus supporter les contraintes administratives grandissantes imposées par la Sécurité Sociale. Si un certain contrôle de leur activité est nécessaire, il ne doit pas être à ce point suspicieux et pénalisant, ni prendre autant de temps au détriment de la relation médecin-malade. Cette surcharge administrative explique en partie la pénurie de médecins, leur réticence à s’installer en privé et exercer une profession qui n’est bientôt plus libérale. Si le système d’assurance français reste un des meilleurs au monde, il doit veiller à ne pas trop diminuer l’offre de soins en abandonnant des prestations à la charge des assurances complémentaires. La solidarité qui est à l’origine de la conception du système serait mise en péril au profit d’une médecine à deux vitesses. Si dans certains domaines, des mesures de rationnement et surtout de rationalisation peuvent encore être envisagées, une société moderne et humaine doit aussi être capable de faire bénéficier ses malades des progrès des sciences médicales, même si ces améliorations augmentent sensiblement le % du PIB attribué à la santé. Toutefois, pour diminuer les dépenses de santé, il est nécessaire d’avoir une meilleure gestion de la Sécurité Sociale, par branches : maladie, accident, invalidité etc. Ainsi, les abus pourraient être plus facilement détectés, particulièrement dans la branche CMU. Au niveau de l’hospitalisation, le regroupement des hôpitaux est de mieux en mieux accepté par les médecins et les patients ; les réticences proviennent essentiellement du personnel et des maires. Il faut avouer que c’est particulièrement au niveau de l’hôpital que les effets pervers des 35 h se sont faits le plus ressentir. Les médecins doivent garder un rôle important dans la direction administrative d’un hôpital, ce qui hélas est de moins en moins le cas. La pyramide des âges et la féminisation de la profession médicale, laissent présager une pénurie importante de médecins, particulièrement en milieu rural. Il faut absolument revoir à la hausse le chiffre du numerus clausus à l’entrée des études de médecine, si nous voulons éviter cette catastrophe et ne pas être obligés de recourir toujours davantage aux médecins étrangers. Une clause du besoin limitant l’installation des médecins dans certaines régions pour les obliger à exercer dans les campagnes n’est pas souhaitée par les médecins interrogés, mais agréés par certains participants. Selon l’avis des médecins, la formation d’un plus grand nombre de médecins et des avantages financiers alloués par les communes pour leur installation en milieu rural, devraient résoudre ce problème. La tarification à l’acte pour la consultation, selon le mode « tiers garant », est un bon système, responsabilisant le patient. Il est par contre difficilement concevable pour la dispense des médicaments en pharmacie. La notion de temps passé par le médecin avec son patient devrait être prise en compte dans la tarification. La formation des médecins est bonne. On pourrait mettre davantage l’accent sur « le relationnel », l’acquisition des notions d’économie et de gestion, et l’apprentissage de l’anglais. De l’avis des médecins interrogés et des participants à la discussion, l’indice de satisfaction des patients est élevé. La plupart des médecins ne sont pas favorables au Dossier Numérisé Personnel, car il ne protège pas assez la sphère privée du patient. La prévention, par les pouvoirs publics, en particulier dans les écoles, des facteurs de risques cardio-vasculaires, de l’ostéoporose, des accidents, du suicide, des problèmes liés à l’addiction, devrait être renforcée. Le coût en établissement pour personnes âgées dépendantes est tellement élevé, que toute initiative concernant l’habitat, le transport, l’organisation et le soutien des « aidant naturels », doit être recherchée et réalisée pour maintenir le patient âgé à domicile.
 

La deuxième partie de la séance a été consacrée à quelques échéances importantes qui ont été annoncées au bureau départemental à Annecy, le samedi 8 janvier : Conseil national à Paris le samedi 22 janvier. Le Conseil National devrait réaffirmer trois allégations : - nous sommes dans la majorité présidentielle - nous sommes hors UMP - nous devons avoir un candidat porteur d’un programme présidentiel en 2012. Cette troisième affirmation ne fait pas l’unanimité, et encore moins le choix du candidat, porteur du projet. On ne connaît pas encore la position du radical Borloo, mais certains de nos leaders lui font les yeux doux.
Convention départementale à Nangy, le 29 janvier. Sont également invités, les sympathisants de notre mouvement. Damien Abad, député européen et conseiller régional Nouveau Centre, nous rendra visite à cette occasion. Elections cantonales le 20 et 27 mars. Une alliance est conclue avec l’UMP chaque fois qu’un candidat sortant d’un des deux partis se représente. En ce qui concerne les quelques cantons « libres », sans député sortant Nouveau Centre ou UMP rééligible, après une très longue discussion, les membres du bureau, à l’unanimité se sont prononcés contre une alliance avec le Modem au premier tour. En effet, d’une part on ne connaît pas pour l’instant leur position pour l’élection présidentielle et d’autre part, ils ne peuvent nous garantir qu’au deuxième tour des élections cantonales, ils ne reportent par leur voix sur le candidat de gauche. Pour le canton de Douvaine, canton « libre », j’annoncerai à la presse que les élections cantonales ne sont pas très politisées et que nous respectons ce souhait du peuple. Que comme nous n’avons pas de candidat encarté qui désire se présenter, nous soutiendrons un candidat qui a toutes les qualités requises pour être conseiller général et qui a des convictions politiques proches des nôtres, en l’occurrence le maire de Veigy, Jean Neury. La prochaine réunion aura lieu, en principe le 3ème mardi de février, soit le 15 à 19h30. Cette date et le lieu vous seront confirmés. Le débat portera essentiellement sur un nouveau thème de la convention pour le projet présidentiel : la justice.
Henri Duruz Président de la section.

Le choix des valeurs.

" Le Nouveau Centre n’a pas les mêmes valeurs que les autres partis. La plupart des autres partis revendiquent les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Nous reconnaissons ces valeurs et nous les déclarons indispensables à l’exercice de la démocratie et au respect des droits de l’homme. Mais nos valeurs sont au dessus des valeurs républicaines ; ce sont les valeurs transcendantales : le bien, le vrai, le juste ; Les différences sont très importantes. Les valeurs transcendantales découlent de la philosophie chrétienne. Elles sont indépendantes de la volonté humaine ; elles existent en germe dans la nature de l’homme, dans son essence. Elles sont surhumaines, divines. Le travail de l’homme est de les cultiver pour atteindre leur plénitude. Les valeurs de la république sont des émanations, des créations de la raison humaine, d’un homme libre, affranchi de toute divinité. Elles n’existent pas en soi. Elles n’ont pas de relation avec le divin. Elles sont nées au siècle des Lumières avec la philosophie moderne qui rompt avec le « cosmos » des philosophies antiques et le « divin » de la philosophie chrétienne. Les valeurs transcendantales sont absolues, intangibles, immuables. Les valeurs de la république sont relatives, mouvantes, redéfinissables. Elles sont forcément restrictives. La liberté, c’est la possibilité donnée à chacun d’entreprendre une action, mais dans la mesure où ça ne nuit pas à autrui. L’égalité n’est que l’égalité devant la loi. La fraternité qui consisterait à ne pas faire aux autres ce que l’on n’aimerait pas que l’on nous fasse et de leur faire ce que l’on aimerait que l’on nous fasse, ne peut évidemment pas s’appliquer dans tous les domaines. Le garant des valeurs transcendantales est la conscience humaine, la conscience du bien et du mal. On ne peut pas se tromper. Le garant des valeurs de la république, c’est la loi. Mais la loi peut changer. Par exemple, l’espace de liberté accordé pour entreprendre peut changer selon que l’on décrète que telle action nuit ou ne nuit pas à autrui. Selon ces définitions philosophiques, la démarche politique va être très différente. Les valeurs de notre parti sont des références. Ce sont des objectifs que nous essayons d’atteindre, de réaliser le plus possible, cherchant à les mettre en adéquation avec les conditions actuelles de la société. Les valeurs de la république ne sont pas des références, des objectifs à atteindre. Les partis politiques qui les prônent ne peuvent pas par exemple, prétendre aspirer à la liberté totale, si chacun qui entreprend doit tenir compte d’autrui. On ne peut pas espérer plus d’égalité que celle qui nous rend semblable devant la loi, sauf à désirer l’égalité des chances ; mais les autres formes d’égalité sont souvent contre productives. Plus de fraternité est certainement souhaitable, mais cette inclination n’est pas dans la nature humaine et nécessite pour se manifester plus de religion que de raison. S’il n’y a pas de valeurs de référence, comment va s’opérer le choix politique en démocratie ? Il sera celui du plus grand nombre. Ce sera un rapport de force, où l’argent, les lobbys, le populisme vont jouer un grand rôle. S’il y a des valeurs de références, le politicien, le citoyen, devra écarter ses tabous, oublier ses intérêts personnels, n’avoir comme unique question que : la proposition de loi est-elle bonne pour l’épanouissement de l’homme ?"

propos d' Henri Duruz

 

Partis centristes: le retour des valeurs et de l'idéal en Politique. "la vertu est au centre" (la raison aussi).

Combien de fois n’avons-nous pas entendu « le centre, ça n’existe pas ; on est ou à droite ou à gauche » ; « on est ou pour ou contre» ; » « on ne peut pas être au milieu, ça ne veut rien dire ». Alors, pourquoi maintenons-nous cette position au Nouveau Centre, appelé anciennement UDF ?
C’est parce qu’avant d’être des politiciens, des pragmatiques, nous avons toujours été d’abord des philosophes, des hommes en quête de sagesse. Aujourd’hui encore, nous privilégions les forums de réflexion comme les « think-center » Nous avons toujours eu un grand respect pour les philosophies anciennes, la philosophie stoïcienne des grecs, dont un grand principe est « in médio, stat virtus » (la vertu, la bonne façon de faire, se trouve au milieu, au centre) Nous nous inspirons essentiellement de la philosophie chrétienne, qui est une tension vers un Dieu qui incarne les vertus transcendantales que sont le beau, le bon, le vrai, le juste, vertus que nous avons en germe dans notre nature humaine, dans notre essence d’homme. Un député suisse, membre du Parti Démocrate Chrétien (PDC), l’équivalent du Nouveau Centre en Suisse , expliquait le sigle C de PDC, non pas comme la recherche d’un Etat chrétien, comme d’autres imposent un Etat islamique, mais comme un parti fondé sur des valeurs. « Il (le parti) doit confronter les choix nécessaires avec des valeurs intangibles. Et il doit réussir à incarner ces valeurs dans des lois et dans des actes de gouvernement.

 
En sachant bien qu’il n’y parviendra jamais entièrement». Nous reconnaissons que la philosophie kantienne, la philosophie du siècle des Lumières, par son esprit critique, par son anthropocentrisme qui place l’homme, en particulier sa liberté et sa volonté, au centre de tout, a apporté à la société : le développement des sciences, les droits de l’homme, la notion de république moderne, la séparation de l’Eglise et de L’Etat. Mais nous sommes aussi conscients que cette « philosophie moderne », n’a pas évité les dérives que sont le matérialisme, le nazisme, le communisme. C’est ce qui se passe lorsque l’on fait confiance à la toute puissante « raison » de l’homme, sans tenir compte, sans se référer aux valeurs transcendantales. On part d’une idée, louable en soi, mais que l’on ne confronte pas aux valeurs fondamentales. On la cultive pour en faire une idéologie. De l’idéologie, on passe à l’idolâtrie, dont la racine indoeuropéenne est la même (weid). Ce politicien PDC suisse disait : « D’autres partis sont bâtis sur une idéologie. Nous, voulons défendre des valeurs. Ce n’est pas la même chose, c’est même le contraire.

 
C’est plus difficile, mais c’est plus intéressant. Une idéologie est une simplification outrancière de la réalité politique en vue d’appliquer des recettes toutes faites, d’impressionner les électeurs par la simplicité des options et surtout de les empêcher de réfléchir. Un parti fondé sur des valeurs ne peut se limiter à ce genre de réflexes conditionnés et de vote presse-bouton. Nous sommes à la fois plus modestes et plus exigeants que cela». C’est souvent cette exigence qui rebute le citoyen. C’est l’obligation de réfléchir, d’être momentanément dans le doute, de faire des choix, qui l’éloigne d’un parti centriste comme le nôtre. Il préférera un parti qui lui vendra du « tout fait », du « tout national », du « tout libéral », du « tout sécuritaire », du « tout écologique » ou du « tout social ».
Ne nous laissons pas séduire par les méthodes de ces autres partis. Ne cédons pas au populisme. Nous sommes dans le vrai, parce que nous le recherchons.


Seul un parti qui se réfère à des valeurs intangibles a de l’avenir.
Comme le disait André Malraux «le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas. »

Henri Duruz