Le Nouveau Centre 74



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Cet espace d’échanges a été créé pour vous permettre de présenter vos remarques, vos idées, vos propositions, afin de construire ensemble une société apaisée, qui répond aux besoins de chacun.

l'actualité, nos positions, nos actions, nos engagements...

 

Le comité exécutif du Nouveau Centre réuni le 13 octobre dernier sous la présidence d’Hervé Morin a fixé la date de notre congrès national. Il se déroulera les 4 et 5 mars 2016 à Vendôme en Loir-et-Cher.

Ce congrès auquel est convié l’ensemble de nos adhérents procédera au renouvellement pour les trois années à venir du président de notre mouvement mais déterminera aussi notre projet politique pour les années à venir ainsi que notre stratégie pour les élections présidentielles et législatives.

Au Nouveau Centre, nous avons toujours eu l’habitude d’ouvrir nos congrès à tous les adhérents afin de partager ensemble un vrai moment de démocratie interne. Chaque adhérent devra faire l’effort de venir. Chaque fédération devra être représentée.

Parallèlement, le comité exécutif a décidé de procéder au renouvellement des instances de nos fédérations, sauf celles renouvelées en 2015.

L’organisation de ces élections sera sous la double responsabilité du délégué départemental et du siège national. Une Convention départementale devra se réunir dans chaque département avant la date du congrès national afin de procéder au renouvellement du président, du bureau départemental et des conseillers nationaux.

Seuls les adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2015 pourront participer à ces élections fédérales.

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Votre adhésion sera valable jusqu'au 31 décembre 2016.

 

 

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Newsletter n° 4 - 16 février 2015

Elections départementales : mobilisation impérative

Ne nous racontons pas d’histoire. A un mois du premier tour des élections départementales, nos concitoyens sont loin, très loin d’être « rentrés » dans cette campagne. Il nous faut d’abord les comprendre si nous voulons arriver à dialoguer avec eux.

Un, ces élections sont devenues illisibles et le gouvernement socialiste a une très lourde responsabilité sur ce point. Premier ministre en tête lors de son discours de politique générale, le gouvernement nous a d’abord expliqué qu’il allait supprimer les départements. C’était parfaitement déraisonnable de supprimer l’échelon intermédiaire entre des régions considérablement agrandies et les communes et leurs intercommunalités. Mais, il a fallu attendre le désastre électoral des Européennes pour que nos gouvernants atterrissent. Donc, enterrée la suppression des départements. Tant mieux !

Il y aura donc en France des départements encore pour longtemps, mais pourquoi faire ? Là encore, ce gouvernement atteint des sommets d’amateurisme en nous demandant de voter pour des conseillers départementaux sans savoir quelles seront leurs compétences ! Nous en sommes là !

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Décryptage thème par thème

Lors du Conseil des ministres du mercredi 10 décembre 2014, Emmanuel MACRON a présenté son projet de loi pour la croissance et l’activité. Ce projet de loi arrive dans un contexte de crise sans précédent à la fois pour la France mais aussi pour la zone euro, qui connaît une situation particulièrement difficile.
Les mesures pour favoriser la relance de la croissance, de l’investissement et de l’emploi s’articulent autour de 3 grands axes majeurs :
  • Libérer l’activité : Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires, transport routier, professions réglementées juridiques…
  • Investir : actionnariat, épargne salariale…
  • Travailler : travail le dimanche, justice prud’homale, inspection du travail…
Présenté comme un texte censé « libérer la France de la défiance, de la complexité et du corporatisme », le projet de loi pour la Croissance et l’Activité se révèle finalement peu ambitieux et surtout un joyeux fourre-tout. Nous aurions souhaité un texte d’envergure, présentant des mesures concrètes mais surtout durables.
Cependant ce texte a le mérite de proposer plusieurs pistes de réflexion qui ne peuvent qu’alimenter le débat et envoie des signaux positifs à l’égard des entreprises, des investisseurs étrangers ou des touristes.

Au final un certain nombre de dispositions vont vers une déréglementation réelle de l’économie dans des domaines sensibles, Bercy ayant concentré sa communication sur le travail du dimanche ou les notaires pour mieux faire passer en douce de certaines réformes. Ainsi, la baisse des charges pesant sur l’attribution d’actions gratuites ou d’actions liées à la performance est un signal très positif à l’égard des créateurs d’entreprise.
La loi Macron, c’est aussi, pêle-mêle, l’exemption de publicité des comptes pour les petites entreprises ayant notamment une taille inférieure à 50 salariés mais aussi la fin du monopole de postulation des avocats en cour d’appel ; ou encore l’ouverture de la privatisation des aéroports de Lyon et de Nice...

Quatre mois de tractations au ministère de l’Economie, trois semaines d’intenses discussions parlementaires, 3 000 amendements discutés un à un pour aboutir à un texte d’un peu plus de 100 articles.

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PHILIPPE VIGIER, PORTE-PAROLE NATIONAL DE L’UDI :
« CE GOUVERNEMENT EST INCAPABLE D’ÉCOUTER SON OPPOSITION »

Président du groupe Union des démocrates et indépendants (UDI) à l’Assemblée nationale, parti dont il est également le porte-parole, Philippe Vigier n’imagine pas que le Front national baisse et regrette également l’attitude du gouvernement, à qui il reproche « de ne pas assez écouter son opposition ».

La Gazette : Un récent sondage crédite Marine Le Pen de 30 % d’intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle de 2017…

Philippe Vigier : Je ne suis pas étonné non plus. Et il n’y a aucune raison pour que cela s’atténue. Les Français souffrent, et certains sont tentés par le vote FN, ou Front de gauche. Personnellement, je n’ai rien contre les électeurs du Front national. Ce sont des Français qui souffrent, qui sont en colère, et qui peuvent aussi adhérer totalement aux thèses de ce parti.
Non, moi, ce que je veux combattre, c’est le programme du FN. Il faut encore une fois le redire : économique, son application, au cas où Marine Le Pen serait élue présidente de la République, conduirait la France dans une impasse. Ce serait une catastrophe, la garantie que le pays s’appauvrisse. La sortie de la zone euro, la fermeture des frontières, tout cela n’aura que des conséquences graves pour la France. Et je n’oublie pas les thèses xénophobes défendues par une majorité de cadres et d’élus frontistes. Même si Marine Le Pen tente d’offrir une image plus lisse. Tout cela, on doit le dire et le répéter. Je suis d’ailleurs favorable à ce qu’on organise des débats entre les élus du FN et ceux qui combattent ses idées.

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Swissleaks - Courson (UDI), ex-président de la commission Cahuzac :
"Les banques doivent être condamnées"

ÉVASION FISCALE - Après les nouvelles révélations sur un système mondial de fraude fiscale, le député UDI Charles de Courson, membre de la commission des finances, plaide pour une responsabilisation des banques. Il souhaite que de fortes amendes soient prononcées.

Le député UDI de la Marne Charles de Courson, secrétaire de la commission des Finances, a présidé fin 2013 la commission chargée d'enquêter sur l'affaire des avoirs suisses de l'ex-ministre socialiste Jérôme Cahuzac. Pour lui, lutter contre l'évasion fiscale implique de sanctionner financièrement les banques.

 

Ces nouvelles révélations sur un système mondial d'évasion fiscale, c'est une surprise ?

 

Pas vraiment. Ces fichiers sont détenus par l'administration fiscale française depuis longtemps. Ce qu'on sait, c'est qu'un certain nombre de grandes banques, pas seulement HSBC, ont organisé, via des filiales, l'évasion fiscale
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Philippe VIGIER
7 février 2015
Conseil national de l'UDI

Charles de COURSON
10 février 2015
Assemblée nationale
Evasion fiscale

Philippe VIGIER
14 février 2015
Loi Macron

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● Septembre 2014:

● Juin 2014:

CONSEIL NATIONAL DE L’UDI
Samedi 14 juin 2014
Discours d’Hervé MORIN
Président du Conseil national
 
Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,

Pour rédiger mon discours, je cherchais dans notre histoire, récente et moins récente si nous avions déjà été confrontés à une situation semblable : un abîme de morosité et de pessimisme dans une société qui a perdu ses repères et sa confiance et enfin la tentation de la régression nationale.
1992-1993 par exemple, la fin des années Mitterrand, la déliquescence du parti socialiste dans les affaires Pelat/Tapie, le gang des Safranes, des ministres qui ne pouvaient plus sortir de leurs ministères pour aller en province de peur de se faire chahuter, une économie atone. Beaucoup de similitudes donc mais avec une différence de taille. L’opposition était en état de marche. Le RPR et l’UDF étaient là pour assurer l’alternance.

Alors remontons un peu plus loin dans notre histoire politique : 1958. Oui une vraie crise de régime, l’hallali d’une IVème République à l’agonie. L’impuissance de l’Etat et des institutions bancales emportées par la décolonisation. Comme aujourd’hui aussi des finances en mauvais état. Mais là aussi il y avait une différence de taille avec ce que nous vivons aujourd’hui. On avait la croissance, et une croissance à 5% : On avait le plein emploi ! On avait les trente glorieuses ! On construisait l’Europe autour des idées centristes ! On avait des projets plein les cartons qui ont été souvent à tort attribués à la Vème.

Non, vous voyez notre référence pour cette tension démocratique, économique et morale autant que sociale, je dirais c’est plutôt 1934, les affaires avec Stavisky et consorts, les ligues d’extrême-droite qui défilent la canne-épée à la main, la montée des nationalismes, le chômage, la démocratie aux abonnés absents, et la République qui vacille.
On se dit toujours : mais ça ne peut pas arriver. La Vème République est trop solide. Les gens ne laisseront pas faire. Ils réagiront. Je pense qu’à cette époque beaucoup se disaient cela aussi. Et puis un jour de 1940 c’est le vote des pleins pouvoirs à Pétain par une majorité de députés républicains. Et puis un autre jour c’est le putsch des généraux. Et puis un autre jour le Général doit se rendre à Baden pour s’assurer de la confiance des armées. Et on voit alors qu’une démocratie peut vaciller, que la nature humaine peut préférer l’autorité à la liberté, d’autant que beaucoup de nos compatriotes rêvent aujourd’hui de foutre le système par terre.

Oui il est là le sujet et nous devons réagir. Faut-il une 6e République ? Un jour pas si lointain, il faudra se poser la question. Que faire d’un pouvoir qui est une illusion d’efficacité et une réalité de médiocrité ? Ces préfets, ces recteurs, ces directeurs d’administrations centrales, le doigt sur la couture du pantalon mais dont toutes les décisions ne font qu’un clapotis pour nos compatriotes sur l’océan de la mondialisation. Un système incapable de se réformer qui compense en produisant de la norme. Que faire de ce système quasi monarchique qui dégénère, corrode, corrompt notre démocratie ? Que faire de cette élection présidentielle qui rend complètement dingo la classe politique française ? Que faire d’un mode de scrutin qui à l’Assemblée nationale donne à deux partis qui font 35 à 40% des voix la quasi-totalité des sièges ?

Quelques-uns ici, j’en suis sûr, vous allez me dire «  tu as raison Hervé mais l’essentiel c’est le chômage, la dette, les salaires, ce ne sont pas les institutions ? ». Et bien vous voyez, ce n’est pas mon avis. Moi je crois qu’il y a un lien très fort entre la déréliction de nos institutions et notamment cette folie de l’élection présidentielle et notre incapacité à reformer et à remettre notre pays dans la bonne direction. Regardez l’Allemagne, il y a bien un lien entre la tempérance et l’équilibre de son système parlementaire et ses résultats économiques ? Oui, même si c’est compliqué car je sais l’attachement des gens à l’élection présidentielle, il faut dire aux Français que la restauration de l’économie, notre capacité à gérer la transition de notre pays vers le monde nouveau, la prise en main des 4 -5 grands sujets majeurs de ce début de siècle passe par une révolution institutionnelle : une VIème République combinant régime parlementaire et fait majoritaire comme le prévoyait la Vème République avant l’attentat du Petit-Clamart et la révision de 1962. Sans changement démocratique profond, on n’arrivera à rien je vous le dis.

Aujourd’hui l’élection présidentielle est devenue non plus le grand rendez-vous démocratique de notre pays mais le grand rendez-vous démagogique.  Un immense jeu de farces et attrapes pour quelques gogos qui y croient encore. Et je mets un petit coup de 75% de taxation, une petite dose de fonctionnaires avec 60.000 enseignants, un petit zeste d’écologie avec la fermeture de Fessenheim et voilà le programme, un programme sans cohérence, suintant la démagogie par tous ses pores. Un programme dont évidemment pas une seule des promesses ne se réalisera. Et pendant ce temps, on accuse Marine Le Pen d’avoir un projet qui ne tient pas la route. C’est vrai mais commençons-nous par balayer devant notre porte !
Voilà la réalité de la Démocratie française.

Et voilà pourquoi cette gravité aujourd’hui. Ne soyons pas ceux qui savaient et qui n’ont rien fait. Ne soyons pas ceux qui pouvaient et qui n’ont rien fait. Le PS est en lambeaux, l’UMP est en charpie, mais nous centristes nous sommes debout, vivants, résolus et porteur d’espoir. Oui heureusement il reste l’UDI pour dire non au Front National, oui à la démocratie et oui aux Etats Unis d’Europe – ce qui doit nous mobiliser, c’est de devenir une alternative aux autres partis qui n’écoutent plus, ne voient plus, ne gouvernent plus. C’est aux yeux des Français une force alternative crédible.
Notre formation politique est toute jeune. Et pourtant elle est là, seule au milieu d’un champ de ruine, seul parti démocratique rescapé de ce grand naufrage des européennes.
 
Et, mes chers amis, cette situation nous impose plus que jamais un devoir de responsabilité.
Notre première responsabilité c’est de renforcer notre parti. Qu’est-ce que ça veut dire renforcer notre parti ? C’est tout simple, cela veut dire respecter les 3 lettres de notre mouvement, U D I, Union   Démocrates    Indépendants.
Oui, nous avons grandi si vite qu’il est bon de se rappeler ce que veulent dire ces trois lettres.

L’Union d’abord. Beaucoup en doutait – vos savez les fameuses grenouilles qui n’arrivent pas à rester dans la brouette – et pourtant nous l’avons réussie. Cinq partis politiques fondateurs aujourd’hui beaucoup plus unis qu’on ne le dit car ils savent que leur avenir propre est intimement lié à la construction de l’UDI, et des adhérents de plus en plus nombreux, des jeunes beaucoup, qui veulent d’abord un grand parti du centre capable d’incarner une alternative. Tout cela nous le devons à Jean-Louis qui savait arranger les bidons avec un talent sans égal.

Cet esprit unitaire, je vais vous dire, c’est notre bien le plus précieux, il est plus précieux que tous les statuts et toutes les déclarations. Alors surtout gardons-le et renforçons-le.

D comme démocrates. Et appliquons déjà ce mot à nous-mêmes avant d’accuser les autres. Vous déciderez bientôt qui succèdera à Jean-Louis Borloo à la présidence de l’UDI. L’élection du mois d’octobre sera capitale dans le contexte de déliquescence démocratique que je vous ai décrit. L’UDI doit être exemplaire dans son fonctionnement interne. Respect des statuts. Respect de notre charte. Campagne interne propre. Election la plus transparente possible de notre président ou de notre présidente. Et surtout, évidemment, rassemblement immédiat derrière lui ou elle sitôt son élection.  Mes chers amis, octobre sera un moment de vérité dont vous devez être les garants ; si nous ne respectons pas nos règles, je vous le dis, c’est toute notre union qui sera menacée car dès lors plus personne ne sera engagée sur rien. Tout redeviendra comme du temps d’avant l’UDI et, en moins de 6 mois, je vous le garantis ce sera l’OPA assurée, de l’UMP ou du Modem ou des deux à la fois sur notre formation. Et puis je vais vous dire, si nous ne sommes pas capables de gérer parfaitement ce moment démocratique interne, comment pouvons-nous espérer pouvoir gérer ensemble des questions beaucoup plus lourdes qui se poseront à nous en 2015/2016 comme la satanée élection présidentielle, ou celle des conditions de notre alliance ?

I comme Indépendants justement. Certains aussi y voyaient une faiblesse. C’est au contraire notre force. Dans un monde complexe, les pensées convenues échouent alors que les esprits libres et indépendants réussissent. Les organisations caporalistes, les partis casernes, ce n’est pas fait pour nous !
Indépendants, ça veut dire aussi quelque chose de très simple. Nous ne sommes pas dyslexiques. UDI ne veut pas dire UMP pas plus aujourd’hui que demain. Je dis cela parce que j’ai entendu le chant des sirènes d’Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin. Voyons-nous, parlons nous, faisons enfin le grand parti de droite et du centre. C’est 2002 le retour. Ils nous refont le coup « des carottes et des petits pois ». Et bien « même pas en rêve Alain » comme dit ma fille aînée ! Vous les avez vus vous les centristes à l’UMP ? Regardez leurs présidents depuis 2002 : Juppé, Sarko, Devedjian, Bertrand, Copé, et demain re Juppé ou re Sarko. Ils sont où les centristes ?! Regardez les successeurs possibles : Fillon RPR, Pécresse RPR, Bertrand RPR, Wauquiez RPR, Baroin RPR, Le Maire RPR, NKM RPR… je m’arrête.

Et ne vous trompez pas, l’UMP n’est pas en train d’exploser et n’explosera pas.
Elle n’explosera pas, pas plus que le PS n’a explosé dans ses pires moments, car les uns et les autres savent que sous la Vème république, le système leur garantit l’accaparement du pouvoir national et local. Ce à quoi vous assistez est juste un phénomène de décomposition-recomposition classique d’un parti dominant au lendemain d’un échec politique. Les Français ont assisté exactement au même phénomène 5 ans plus tôt à gauche. Et puis vous connaissez cette phrase de Tocqueville : « en politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés ».

Alors, le grand parti du droite et du centre je vais vous dire ce que c’est pour moi dans l’avenir : c’est très simple, c’est l’UMP d’un côté et l’UDI de l’autre. Oui, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées, dit-on chez moi en Normandie. Ce qu’il nous faut, c’est un grand parti de droite fort et un grand parti du centre fort et non pas un parti obèse, tellement sans architecture qu’il devient difforme, pas un parti Albatros que ses ailes de géant empêchent de marcher. Et notre but sera clair, je vous le dis : 1. Peser suffisamment dans la majorité de 2017 pour forcer l’UMP à signer un contrat de gouvernement avant l’élection 2. Réussir à leur passer devant aux législatives de 2022. L’UDI comme l’UDF ne se fera pas en un jour mais dans plusieurs années rien n’est impossible, j’en suis sûr.

Et j’oubliais, indépendants veut dire aussi indépendants du Modem. Nous avons fait un cartel électoral. Très bien. Maintenant que fait-on ? Y-a-t-il un chemin entre d’un côté la petite aventure extra conjugale d’une nuit et de l’autre le mariage en grandes pompes dans les salons du château de Pau ? A vrai dire je ne sais pas. Il y a une ligne de crête à rechercher. Il faut en débattre tous ensemble, démocratiquement. Non pas passer par pertes et profits ce que nous avons construit ensemble, notamment pour les Européennes, mais continuer à dialoguer, à débattre ensemble des grands sujets pour partager des solutions communes. Ni plus ni moins pour le moment, et nous verrons bien après ces forums communs, ces séminaires communs si nous en sommes au moment de l’emballage final. Avec le Modem nous n’avons pas besoin d’un énième organigramme. Je vous propose simplement qu’on réfléchisse, travaille ensemble sur les grands sujets qui traversent la société française.

Unis, démocrates, et indépendants ! Ce doit être notre feuille de route pour l’UDI. C’est aussi notre responsabilité : préserver l’unité de notre famille politique dans le respect de nos différences, être en première ligne des démocrates contre l’extrémisme et pour la défense de nos libertés, porter l’idée de responsabilité et de liberté d’entreprendre, défendre l’indépendance de parole et de pensée de chacun des adhérents de l’UDI et de l’UDI tout entier. Le défi effraie si l’on est seul. Il motive quand on sait que toute une équipe et des milliers de militants sont à vos côtés pour le relever.

Y aura-t-il un centriste aux présidentielles ? Ma conviction est qu’il faut tout faire pour en avoir un. Mais tout faire ne veut pas dire faire n’importe quoi. Je suis sûr de deux choses concernant cette candidature centriste. La première c’est que si la présidence de l’UDI devient une affaire personnelle autour de la présidentielle, l’UDI sera morte. La présidence de l’UDI ne se résume pas l’élection présidentielle. Ce n’est pas la même étape. Il ne faut pas confondre mettre un parti en capacité de présenter un candidat pour la présidentielle, ce qui est le job du futur président de l’UDI, et ensuite décider collectivement d’une candidature et des moyens de sa sélection. Ce sont deux étapes distinctes, différentes. La seconde chose que je sais, c’est que le poids du Front National nous imposera de regarder les choses avec lucidité en posant 3 questions. A-t-on un candidat crédible ? Risque-t-on de faire éliminer notre camp du 2nd tour ? Quelle capacité a-t-on de peser dans le cadre des primaires afin qu’à l’issue des législatives nous soyons incontournables pour la majorité ? Avoir les clés au parlement, ce doit être notre objectif essentiel. En clair, assez de députés pour qu’aucune majorité ne se fasse sans nous. A ce jour, je n’ai aucune réponse à ces trois questions mais elles me semblent essentielles. Si on les perd de vue, c’est l’UDI qu’on perd de vue.

Vous le savez bien, la politique n’est pas un système stable mais un processus permanent de transformation. L’UDI a besoin d’un visage, vous déciderez bientôt lequel. Elle a besoin d’un projet, nous le construirons ensemble. Elle a besoin d’un élan, il est ici dans cette salle. Vous l’incarnez et il ne s’arrêtera pas.


 

 

● Novembre 2013:

L’UDI de Haute -Savoie tiendra une assemblée départementale le samedi 16 novembre 2013 à 10h30 à la salle des fêtes de Cornier (Autoroute A410, sortie 19 la Roche s/ Foron) .

Cet important temps d'échange et de débat centriste est ouvert à toutes et tous nos militants, adhérents et sympathisants.

contact: federation74@parti-udi.fr

 

● Octobre 2013:

Déclaration politique

adoptée par le Conseil national du Nouveau Centre

26 octobre 2013

La République traverse une crise économique et politique majeure qui met en danger le fonctionnement même de notre démocratie.

D’un côté, le Président de la République et son gouvernement révèlent chaque jour un peu plus leur impuissance manifeste à apporter des solutions aux problèmes du pays, jusqu’à faire douter leur propre majorité en voie de décomposition.

De l’autre, l’UMP est plongée dans des divisions internes profondes qui l’empêchent de se relever de sa défaite électorale de 2012. Les prises de position inédites de plusieurs de ses dirigeants à l’égard du Front National marquent un tournant de la vie politique française et soulignent l’incapacité de l’UMP à incarner seule une alternative à la gauche.

Dans ce contexte d’extrême fragilisation de notre pacte républicain, nous avons nous, centristes, le devoir de prendre nos responsabilités en nous rassemblant.

Nous avons créé le Nouveau Centre en 2007 pour éviter la disparition de notre famille politique. Ce rassemblement, c’est en quelque sorte notre victoire, lorsque nous avons refusé de rompre avec nos alliances traditionnelles et de confondre indépendance et isolement. Le Nouveau Centre a ardemment oeuvré au rassemblement de tous les centristes pour en finir avec un éclatement désastreux pour notre représentation dans la vie politique et notre influence dans le débat démocratique.

Nous étions dans une situation d’autant plus paradoxale que les centristes défendent chacun dans leurs formations respectives les mêmes valeurs et les mêmes idées alors que le PS et l’UMP sont profondément divisés sur le fond mais unis dans leur organisation politique afin de préserver la puissance de leur monopole.

Avec la création de l’UDI, à laquelle le Nouveau Centre participe activement, tout en préservant comme notre joyau le plus cher son autonomie, nous avons franchi la première marche de ce rassemblement. Un an plus tard, le rapprochement avec le MoDem est une deuxième marche qui doit aussi nous permettre d’ouvrir la voie à un rassemblement plus large encore, le moment venu, avec tous les centristes de l’UMP qui n’ont pas encore franchi le pas. C’est le même fil d’Ariane qui réunit et réunira ces différentes périodes.

Le Nouveau Centre favorisera un rapprochement entre l’UDI et le MoDem dès lors qu’il se construit sur une base parfaitement claire : le rassemblement des centristes se situe dans l’opposition constructive à la majorité présidentielle.

Ensemble, nous sommes appelés à construire une majorité alternative pour sortir notre pays de ses difficultés en réunissant les femmes et les hommes de progrès et de liberté, réformistes et capables de fédérer de la démocratie sociale à la droite républicaine et seulement elle.

Le regard tourné vers l’avenir, nous avons désormais vocation à nous présenter rassemblés à toutes les élections, dans le respect de nos parcours et de nos sensibilités, à l’écart des extrémismes et au service des Français et du renouvellement de la vie politique.

Nous porterons nos propres couleurs aux élections européennes pour défendre le projet ambitieux d’une Europe fédérale crédible dans le monde d’aujourd’hui.

Nous désignerons notre candidat(e) commun(e) à l’élection présidentielle dans le respect d’une procédure démocratique propre à l’espace politique du centre.

Le rassemblement de la famille centriste s’inscrit dans une dynamique de long terme qui va nous permettre de retrouver notre unité, avec des alliances claires pour défendre des idées nouvelles et bâtir un projet pour la France dans un monde nouveau.

 

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Hervé Morin et les membres du comité exécutif
vous invitent au

Conseil national du Nouveau Centre

"Construction du Centre
et stratégie pour les prochaines échéances électorales"


le samedi 26 octobre de 9h30 à 13h30
accueil autour d'un café-croissant

à

l'Espace Landowski
Centre Culturel
28 Avenue André Morizet
92100 Boulogne-Billancourt
 
Métro : Marcel Sembat (ligne 9)



Inscription en ligne obligatoire en suivant ce lien
 
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● Septembre 2013:

Université de rentrée de l’UDI
Futuroscope
Samedi 14 septembre 2013


Discours d’Hervé MORIN
Président du Nouveau Centre
Président du Conseil national de l’UDI


 

Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis

Je suis heureux d’être avec vous aujourd’hui et d’ores-et-déjà pardonnez-moi de vous quitter dès ce soir mais je suis sur le point d’être papa !   

Permettez-moi d’aborder deux sujets importants : bien sûr, notre rapprochement avec François Bayrou et le Modem mais aussi les questions soulevées par les récentes déclarations de François Fillon sur le Front National.
 
Ce que Jean-Louis a pu construire, et nous tous ensemble depuis un an, permet aujourd’hui de faire une université de rentrée comparable à ce que font les plus grands partis de France : plus de 2 000 inscrits sur les deux jours, c’est absolument formidable. C’est la preuve de ce ciment très précieux que nous avons su construire et qui dépend d’abord de vous tous.  

Je vous le dis à chacun lors de mes déplacements, nous pourrons toujours améliorer notre organisation et mettre de l’huile dans les rouages ; mais la construction et l’avenir de l’UDI dépendent d’abord de vous et de votre capacité à être unis sur le terrain en tant que femmes et hommes partageant les mêmes valeurs et défendant les mêmes idées, quelle que soit votre formation politique d’origine. Et c’est le président du Nouveau Centre qui vous dit cela.  C’est par une démarche d’unité et de confiance que nous réussirons notre pari.
 
Mes Chers amis,

Les discussions que nous avons engagées avec François Bayrou doivent nous conduire à parachever l’unité de la famille centriste.  Je connais les réticences de beaucoup d’entre vous à l’idée d’un rapprochement avec le Modem.  Mais s’il y a quelqu’un qui connaît bien François Bayrou, c’est moi. Je sais ce qu’a représenté la fracture de 2007, constitutive de nos cheminements politiques respectifs. Jamais le Nouveau Centre n’aurait été créé si l’UDF était restée ce qu’elle était.

Beaucoup considèrent que François Bayrou a trahi le message politique de l’UDF en appelant à voter pour le candidat socialiste lors de la dernière élection présidentielle. Je l’ai moi même largement dénoncé mais je peux aussi comprendre sa démarche visant à tenter de construire une majorité différente avec un parti socialiste capable d’évoluer vers un positionnement social-démocrate, ce qu’il n’est définitivement pas.  

Reconnaissons également qu’une partie de nos électeurs du centre et du centre droit ont voté pour François Hollande car il ne se reconnaissaient pas dans le président sortant.

Quant aux vicissitudes de la vie politique et aux coups de couteau des uns et des autres, souvenez vous de Chirac et Giscard en 1981 ou de Chirac et Balladur en 1995. Il faut aussi savoir tourner la page.
 
Mais il n’y aura de rapprochement avec François Bayrou que dans la clarification politique, au niveau national comme au niveau local. Nous ne le ferons pas dans l’ambiguïté mais dans la construction d’une majorité avec nos partenaires de l’UMP.
 
Ce rassemblement ne saurait se résumer à un cartel électoral en vue des prochaines échéances municipales et européennes. Cela n’aurait aucun sens et nous discréditerait immédiatement.

C’est une démarche pérenne, un processus de fond qui devra s’appuyer sur une structure commune légère entre l’UDI et le Modem nous permettant de débattre, de délibérer, de construire un projet politique pour être en mesure de compter dans les années et les décennies à venir.

Notre démarche, elle a un objectif clair : montrer au Français que nous sommes en capacité de devenir une alternative au PS, à l’UMP et au FN. Cela nous impose de rassembler toutes celles et ceux qui veulent porter haut et fort la voix centriste.
 
Car la situation est pour le moins paradoxale. On a d’un côté un PS qui fait le grand écart entre Manuel Valls et son aile gauche et de l’autre l’UMP dans un état de déliquescence et de haine incroyable. Ces deux partis arrivent pourtant à rassembler dans une même organisation politique des gens divisés à peu près sur tout !

Chez nous les centristes, c’est le contraire. Nous partageons les mêmes valeurs, nous défendons les mêmes idées, et pourtant nous sommes divisés, nous vivons séparés.
 
Alors, si nous voulons incarner une alternative crédible auprès des Français, je dis à François Bayrou qu’il a toute sa place avec nous dès lors que cette clarification politique est faite.

Rassemblés, nous pourrons d’autant mieux incarner la modernité que nous appelons de nos vœux. Regardez les messages politiques portés par les trois principaux partis : on est soit dans la nostalgie, soit dans la haine ou sinon dans le camouflage des réalités.

Alors qui d’autres que nous pour porter en France un projet moderne, voire post-moderne ? Pas l’UMP qui vit dans cette fiction que l’on peut construire la France de demain sur les mêmes bases qu’il y a vingt ans.

C’est à nous de dire la vérité aux Français ; de leur expliquer que nous vivons un changement de monde qui impose de changer radicalement quatre ou cinq politique majeures. C’est la nécessité absolue d’une Europe fédérale pour partager nos souverainetés et exister dans la mondialisation. Ce sont les transformations du pays qui ne se feront pas par un coup de baguette magique d’un homme ou d’une femme providentiel mais par la mobilisation de toutes les énergies qui existent dans le pays.

Révolution environnementale, révolution numérique : la société française de demain ne ressemblera en rien à celle d’aujourd’hui. Nos modes de production et nos comportements vont changer radicalement. La nouvelle donne numérique bouleverse tant les consciences individuelles que les consciences collectives et même l’exercice de notre démocratie s’en trouve transformé.

Regardez le mouvement des « Pigeons » l’an dernier. Ils ont fait bien davantage en quinze jours que ce qu’aurait pu faire l’opposition à l’Assemblée nationale et au Sénat pour lutter contre le harcèlement fiscal.
 
Mes chers amis,

Face à une droite qui est structurellement pessimiste et face à une gauche qui se réfugie dans un optimisme béat, nous devons être les optimistes réalistes qui portons un discours de vérité sur le changement du monde.
 
Car ce changement du monde, il est fait pour nous. Il doit nous permettre de retrouver la prospérité et la confiance dans le progrès et dans l’avenir. Voilà le message que nous devons porter dans une UDI rassemblée et confiante.
 
Et nous avons d’autant plus cette responsabilité que les déclarations de François Fillon sur le Front national ne sont pas anodines. C’est un séisme, une décomposition.

Quelle est l’étincelle qui a allumé la flamme de François Fillon au point de faire ces déclarations en début de semaine et de les confirmer hier soir ? J’entends bien le discours qu’on nous serine en permanence : pourquoi ne pas nous associer avec le FN alors que le PS fait bien alliance avec les communistes et le Front de gauche ? Mais il y a une différence fondamentale, c’est que le FN est un parti xénophobe et raciste.

Prenez le programme du FN : pas une seule proposition correspond à ce que nous pensons, de près ou de loin. Augmentation de la dépense publique, sortie de l’euro, fermeture des frontières, etc. Et souvenez nous des villes gérées par le Front National : un endettement démentiel et des affaires judiciaires systématiques qui ont conduit les maires FN en correctionnelle.
 
Alors, qu’est-ce qui peut motiver François Fillon ?  

Derrière ses déclarations, il y a les déchirements de l’UMP qui les amènent à ne plus construire quelque chose de cohérent. Leur cheminement, c’est à qui sera le plus à droite possible pour accaparer ce positionnement politique en 2016 ou 2017. Je lis la déclaration de François Fillon à l’aune du positionnement politique de Nicolas Sarkozy le jour où il reviendra dans le jeu politique.

Or qui peut croire un seul instant que de telles déclarations vont faire baisser le FN ?  C’est tout le contraire : les digues ont lâché et tout ce bruit nous empêche de poser les vraies questions.
Car la vraie question de fond est celle-ci : si le FN séduit aujourd’hui 25% des Français c’est parce que nous n’avons pas été à la hauteur de nos responsabilités.  Sur la montée du FN, ne cherchons pas à rendre le PS responsable de tout car nous sommes co-responsables de la situation. Nous avons été dix ans au pouvoir et au lieu de nous confronter aux problèmes nous les avons plutôt contournés. Nous avons eu une stratégie d’évitement.

Quelques exemples pour illustrer mon propos :

-    D’abord, les 35 heures. Nous n’avions cessé de les dénoncer lors de nos campagnes électorales. Mais une fois au pouvoir, nous avons préféré la défiscalisation des heures supplémentaires plutôt que de les supprimer. Et cela n’a rien réglé de notre problème de compétitivité lié au fait que nous travaillons moins en France que partout ailleurs dans le monde. Les seuls à avoir abordé le vrai sujet de fond, c’est nous, à l’UDI, dans notre document d’orientation économique adopté lors de notre premier Conseil national du 15 juin dernier.    

-    Ensuite, les retraites. On a fait mine d’aborder le sujet mais  nous n’avons rien réglé des régimes spéciaux. C’est nous, à l’UDI, qui prônons l’instauration d’une égalité de tous les Français devant la retraite par la création d’un régime universel comme cela existe en Europe du Nord.

-    Enfin, la suppression de la taxe professionnelle. Certes, nous avons supprimé optiquement cet impôt, mais y a-t-il un artisan ou un chef d’entreprise pour y croire ?

Ce sont autant de sujets que nous n’avons pas eu le courage de traiter au pouvoir comme nous les avions abordés lors de nos campagnes électorales. L’espoir que nous avons suscité s’est transformé en déception, expliquant en grande partie la montée du Front national.

Aujourd’hui, François Fillon se trompe politiquement et moralement. Et il se trompe sur l’analyse qu’il fait su sujet car il a été Premier ministre pendant cinq ans. Il se trompe car lorsque le Front National sera à 35%, avec qui construirons-nous une majorité d’alternance ?  Nous serons condamnés à rester indéfiniment dans l’opposition.

Mes chers amis,

Il y aura bientôt des élections municipales. Mais derrière les élections locales se posent aussi des questions nationales. Les seuls à porter un projet alternatif et une vision moderne, c’est nous. Et le moment venu, je vous le dis, nous serons au rendez-vous.

Je vous remercie.

 

 

Le Président,

Chères amies et chers amis,
Je reviens vers vous à l'issue de la trêve estivale pour vous donner des nouvelles de notre famille politique.
Les derniers mois ont été totalement consacrés à la construction de l'UDI, formation politique unifiée au sein de laquelle ont été rassemblées l'ensemble des différentes sensibilités du Centre.

Sous le slogan «la force au coeur de l'UDI », le Nouveau Centre poursuit son travail de réunification en fédérant un grand nombre de militants et sympathisants attachés aux valeurs européennes, sociales et libérales.
J'ai souhaité qu'en ce mois de septembre, dont l'actualité nationale et internationale est brûlante, et à quelques mois des échéances électorales de 2014, nous puissions nous retrouver en Assemblée Générale.

Je vous propose de nous réunir nombreux: le samedi 28 septembre 2013 à 10 heures Restaurant La Mamma 69, avenue de France 74000 ANNECY.
Pour le repas qui suivra, merci de vous inscrire auprès de notre ami Antoine Carré, délégué départemental (contact@le-nouveaucentre74.fr, 06 89 14 51 24)

Dans l'attente de vous retrouver, je vous prie de croire, chères amies et chers amis, en l'assurance de mes sentiments les plus dévoués,

Loïc HERVÉ Président départemental du Nouveau Centre. 06 06 70 73 89

 

● Juin 2013:

CONSEIL NATIONAL DE L’UDI

Samedi 15 juin 2013

Discours d’Hervé MORIN
 

Président du Conseil national

 

Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis

Bienvenue à tous pour ce premier conseil national de l’UDI et surtout merci d’être venu si nombreux. Vous êtes 1500 à être venus de toute la France pour l’installation de ce qui est maintenant notre Parlement.

Comme c’est l’époque du mariage pour tous je voudrais d’abord vous donner des nouvelles du notre, je veux dire de celui que nous avons célébré il y a presque un an entre toutes nos chapelles. C’était à la Mutualité vous vous en souvenez tous. Najat Vallaud-Belkacem n’était pas là mais ça reste quand même un beau souvenir. Donc cela fait presque un an et je trouve que ça ne se passe si mal pour un mariage entre centristes qui comme vous le savez avaient la réputation d’être des gens assez volages. 

Qu’est-ce qui me fait dire que cette première année est positive ?   D’abord je constate que les réunions de famille se passent bien, en tous cas de ce que j’en vois chaque semaine à Paris ou dans mes déplacements. Secundo, je trouve que nous avons peu de divergences de fond. Nous parlons très souvent de la même voix. Je crois que l’une des raisons de la réussite de notre famille recomposée c’est aussi que chacun des époux a pu préserver son indépendance, son jardin secret, j’allais dire. D’ailleurs vous avez vu mesdames et messieurs de la presse que nous avons tous gardé notre nom de jeune fille à côté du nom de l’UDI. UDI nouveau centre, UDI radical, UDI-Alliance centriste, etc.Il y a autre chose qui me fait dire que c’est un couple qui peut durer c’est qu’il y a aussi des engueulades. Ici parce qu’un radical n’a pas compris qu’il n’était plus un célibataire endurci mais un jeune marié et qu’il ne devait pas laisser sa jeune épouse toute seule à la maison. Ailleurs parce qu’un nouveau centre veut tellement bien faire avec sa nouvelle compagne qu’il se brouille avec ses anciens camarades.

Je dois dire aussi que lorsque je compare notre couple aux autre, c’est encore le bonheur absolu. La famille Copé-Fillon, ça reste très très chaud paraît-il. Chez les Montebourg-Ayraut, là on se méprise et on ne se parle plus. Entre Marine et la petite nièce Maréchal ce n’est pas non plus la grande entente. Et je ne parle pas de Hollande et du cousin Mélenchon parce que là on frôle la guerre nucléaire à chaque repas de famille. Quoi ? Ah oui j’oubliais Bayrou. Bah lui il est tout seul donc il s’engueule avec lui-même ! 

Alors à côté de tout de ça, à côté de tant de rivalités et surtout de haines, vous voyez la grande famille UDI est sacrément soudée. C’est l’avantage quand on se marie sans que ce soit a priori le grand amour, au moins il n’y a pas de terribles désillusions et finalement le mariage est capable de devenir une longe et belle histoire d’amour car elle est passée par une longue construction.

Au final, j’ai le sentiment que notre UDI commence vraiment à ressembler à quelque chose. Des instances nationales et locales, notre premier Conseil national, deux groupes parlementaires, un président que tout le monde aime bien, moi le premier. Oui, ça prend tournure. Le centre est en situation de revenir sur les écrans radars.  Le printemps a peut être été pluvieux mais pour nous, il est source d’espoir car le ciel centriste a vu apparaître un certain nombre d’hirondelles, qu’il s’agisse d’élections ou de sondages.

Meyer Habib est depuis dimanche dernier notre 31ème député à l’Assemblée nationale. Il a réalisé un remarquable score en Israël et même dans les pays de sa circonscription où il n’était pas majoritaire, il a néanmoins dépassé les 40% ce qui lui a permis de s’imposer devant la candidate de l’UMP. Qui aurait pu croire, moins d’un an après notre naissance, que nous serions dans un tel rapport de forces ?

Et ce n’est pas tout.  Dans deux grandes villes de France où nous avons réalisé des sondages, dont un a été rendu public hier soir – celui d’Amiens – et bien que voit-on : que les candidats UDI s’imposent en primaire au premier tour face à l’UMP. Et qu’ils  sont les seuls à l’emporter au second tour face au maire sortant. Oui l’opposition a besoin de l’UDI pour gagner et l’UDI peut gagner sur certaines terres quand l’UMP ne le peut pas.

Certes, une ou même plusieurs hirondelles ne font pas le printemps mais j’en tire quand même une conclusion : en dépit de notre notoriété et notre image encore en constructions ; un candidat de l’UDI s’il est bon – et je dis bien s’il est bon - est capable de gagner face à n’importe quel candidat. Et cela, nous le devons d’abord à notre unité retrouvée qui doit nous faire, vous faire, relativiser les tensions qui peuvent apparaître ici et là dans quelques départements ;

Ne perdez jamais de vue cela. Notre crédibilité électorale est intimement liée à notre volonté et à notre capacité à nous rassembler.

Mes chers amis,

Nous avons choisi de consacrer ce premier Conseil national à la situation économique de notre pays et aux moyens de redresser une compétitivité fortement dégradée. 

C’est drôle, j’ai presque envie de m’excuser d’avoir choisi ce thème.  Ah bon, il y a encore des politiques qui s’intéressent au chômage ? Ah bon il y a encore des politiques qui s’intéressent à l’entreprise, qui se demandent comment améliorer notre commerce extérieur et réduire notre dette ? 

Et bien oui, aujourd’hui nous ne parlerons pas de Jérôme Cahuzac, de Liliane Bettencourt, de Claude Guéant ou de Bernard Tapie mais simplement du moyen de redonner de l’optimisme à nos compatriotes tellement inquiets par la situation de notre économie.

Un mot seulement sur les affaires et notamment celle de l’arbitrage de Bernard Tapie. Quelles que soient les turpitudes  ou les petits arrangements entre amis il y a derrière cela un sujet de fond que nous devrons traiter : comment une telle chose peut-elle arriver ? Moi je vous le dis, la cause profonde c’est la concentration absolue des pouvoirs entre les mains d’un monarque républicain. Dans une démocratie faite de contrôles et de contre-pouvoirs, dans une démocratie où les fonctionnaires ne se sentent pas obligés de plaire au prince pour leurs futures promotions, de telles choses ne se produiraient pas ou tout du moins seraient arrêtés à temps.

J’en ai fini avec cette incidente sur les affaires pour nous concentrer maintenant sur les vrais sujets, ceux qui concernent le quotidien des Français : le pouvoir d’achat, les retraites, la croissance, l’emploi.

Je mesure à chacun de mes  déplacements l’énorme effort de pédagogie que nous devons produire si nous voulons réussir les réformes et les changements dont la France a besoin. Ce que droite et gauche devraient dire chaque jour aux Français au lieu de les bercer d’illusions, c’est que nous ne sommes pas dans un crise ; nous affrontons un monde qui change  et qui change sous nos yeux.  Ce changement de monde, il n’est pas seulement économique ; il est aussi sociétal, il est démographique,  il est écologique, et il est bien entendu technologique.

Les qataris ne sont plus les bédouins de Tintin au pays de l’or noir. Ils achètent le PSG et le Printemps. On ne fait plus d’opérations bols de riz dans nos écoles pour les petits chinois, ce sont eux qui rachètent le Club Med et les grands crus de Bordeaux. Les produits made in Corée ce ne sont plus des T-shirts qui rétrécissaient au premier lavage mais des Smartphones ou des tablettes dernier cri. 

Hier, ma mère me disait quand je ne finissais pas mon assiette :  «  pense aux petits Indiens qui meurent de faim », Aujourd’hui, je dis à mes enfants : si vous continuez à empiler les mauvaises notes vous allez vous faire bouffer vos boulots par les petits Indiens, les petits Chinois, les petits Brésiliens  et même bientôt les petits Africains ».

Cette situation de profonde mutation, comparable à l’émergence de la Renaissance ou de l’ère industrielle, cette situation de clair-obscur avec ses conséquences sur l’emploi et le social, c’est ce qu’on a résumé souvent par la phrase de Gramsci : « La crise, c'est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître ». Cette phrase, elle est peut-être encore vraie pour la France mais clairement elle ne marche plus en Asie, en Amérique du sud ou aux Etats-Unis car eux ils sont à fond dans le neuf. Même le Japon est en train de repartir avec un rythme de croissance annuelle de plus de 3%. Il n’y a que les socialistes français pour refuser de voir cette révolution et surtout d’en tirer toutes les conséquences. Par idéologie, par aveuglement et surtout par manque de courage. 

Mes Chers amis,  ce que je vous propose c’est de prendre le chemin inverse des socialiste tant sur la méthode que sur le fond.

Vous serez cet après-midi appelés à voter sur un document d’orientation économique qui ambitionne d’apporter de vraies réponses au décrochage de l’économie française. et non pas des demi-mesures comme le CICE ou des recettes éculées comme contrats de génération. Ce que nous proposons est un vrai choc de compétitivité pour sortir la France d’un enlisement et d’un déclin qui mine nos compatriotes.

Rendez-vous compte qu’aujourd’hui nos jeunes issus des belles écoles financées par nos impôts se disent que pour aller trouver du boulot ,il faut partir à l’étranger. Moi, je ne me résouds pas à l’idée que les Français deviennent les immigrés du 21e siècle. 

Mes chers amis, les socialistes ont tué la confiance des forces créatrices. Entre les dispositifs fiscaux ahurissants sur l’investissement dans les entreprises, les déclarations de guerre d’un certain nombre de ministres sur Mittal ou pire encore sur la famille Peugeot dont la principale erreur a été en fait de maintenir une trop grande partie de sa production en France. Je veux que nous adressions un message de confiance aux pigeons au poussins au moineaux et à tous les volatiles qui tentent d’échapper aux chasseurs fous du Gouvernement. 

Oui nos mesures sont parfois brutales. Oui elles vont vous paraître parfois trop libérales. Mais il y urgence car la maison brûle. 

Qu’est-ce qui est finalement le plus important pour les Français ? 

Travailler quatre heure de plus par semaine pour redresser la compétitivité de l’économie française et donc lui donner les moyens de recréer massivement de l’emploi, ou se résoudre à ce que chaque mois 30 000 français perdent leur boulot ?

- Qu’est-ce qui est le plus important : 

Moderniser l’Etat et l’administration avec ses conséquences sur les agents publics  ou constater chaque année que son pouvoir d’achat ou sa liberté sont rognés par des prélèvements confiscatoires  ?  

-  Qu’est-ce qui est le plus important : 

Assouplir le droit du travail pour faciliter l’embauche et passer d’une logique de protection de l’emploi à une logique de protection des personnes, ou s’arc-bouter sur un droit du licenciement qui laisse les plus fragiles sur le bord de la route et freine la création d’emplois ?

Mes chers amis, il y a urgence car même des PME qui jusqu’alors passaient à travers les gouttes commencent à être touchées.  

C’est dur à entendre par une famille qui est frappée par le chômage et qui du jour au lendemain s’inquiète de son avenir, mais il faut revenir aux fondamentaux et dire aux Français que l’économie c’est un phénomène de création et de destruction, comme l’ont dit Nicolas Bouzou et Christian Saint-Etienne.

Un seul exemple, souvenez-vous : on déposait il y a vingt-cinq ans sa pellicule photo chez le photographe et on espérait la récupérer au mieux une semaine après. Ensuite, on a eu les photo shop : on récupérait le tirage le jour même et on trouvait cela formidable. Et aujourd’hui, à part pour les passionnés de photos, votre appareil c’est devenu votre téléphone portable. Kodak est mort et Apple triomphe. Et le solde d’emplois est largement positif. Tout cela, en vingt ans.

Pourquoi chaque dépôt de bilan est-il vécu comme un drame en France ? D’une part, parce que nous n’avons pas suffisamment de Google ou de Samsung national pour offrir un nouvel emploi. D’autre part, parce que quand nous en avons, nous les vilipendons plus souvent qu’à leur tour. Et enfin, parce qu’une très grande partie des personnels des entreprises appartenant à l’ancienne économie n’ont pas la formation qui leur permettrait de se reclasser plus facilement.

C’est pourquoi, avec Jean-Louis Borloo, nous défendons un système de formation professionnelle enfin efficient. Un système qui s’adresse à ceux qui en ont le plus besoin : les salariés les moins qualifiés qui seront un jour où l’autre touché par les mutations de l’économie.  

Nous proposons donc de mettre fin au paritarisme de gestion et au millefeuille administratif de la formation professionnelle pour la confier à un interlocuteur unique  qui s’appuiera bien entendu sur les partenaires sociaux pour construire les plans de formation. Certains souhaitent une agence nationale, moi je dis que nous devons confier cette mission aux régions pour en faire des acteurs essentiels du développement régional.

Second sujet où nos propositions vont faire date. Les 39 heures et ce choc de compétitivité d’au moins 50 milliards lorsque l’allongement de la durée du travail est couplée avec une TVA compétitivité qui permet d’alléger massivement le cout du travail et aussi d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés par la réduction des cotisations sociales salariales. Comme le dit jean Arthuis, taxer les produits plutôt que la production. 

Sur la question des 35 heures, sujet que je connais bien pour avoir été le porte parole de l’UDF contre les lois Aubry, nous n’avons cessé de dénoncer cette erreur historique de les mettre en place dans un continent où tous les pays travaillent davantage. Au minimum 37 heures, et souvent 40 heures.

Oui, historiquement le temps de travail est appelé à se réduire au fur et à mesure de l’accroissement de la productivité. Mais non , il ne fallait pas réduire brutalement et de façon généralisée le temps de travail dans un seul pays quand aucun autre de nos concurrents n’empruntait le même chemin.

Reconnaissons-le aussi, nous n’avons cessé de les dénoncer mais nous n’avons jamais véritablement osé remettre en cause les 35 heures : le paiement des heures supplémentaires façon Sarkozy était certes une bonne mesure pour améliorer le pouvoir d’achat des salariés et faciliter l’augmentation de la production quand l’activité l’exigeait. Mais elle ne résolvait en rien la question fondamentale de la compétitivité des entreprises françaises.

Oui c’est audacieux de dire aux Français qu’on va travailler 4 heures de plus pour le même salaire. Mais très franchement, quand il y a dix ans,  on travaillait 39 heures par semaine, est-ce que c’était autant le bagne que cela ?

Est-ce que le bagne pour les Français, cela n’est pas plutôt des enfants sans boulot, des chiffres du chômage chaque mois plus déprimants, des impôts toujours plus élevés et des entreprises qui ferment les unes après les autres? Les Français, dans leur histoire, ont démontré leur capacité à rebondir et à produire tous les efforts nécessaires pour que notre pays se redressent. 

Je suis certain que si cet effort collectif était couplé à un vrai effort dans la gestion publique et aussi à une exemplarité du politique, les Français l’accepteraient. 

Pour sauver les retraites, il va falloir travailler davantage de semestres dans sa vie active.

Pour sauver notre économie et notre pouvoir d’achat, il va falloir aussi travailler davantage chaque semaine.

Mes chers amis, je sais que ce n’est pas très populaire mais je suis fier que notre formation politique soit capable d’affronter ces sujets sans fard, sans trompe-l’œil et avec une exigence de vérité.

Revaloriser la politique, ce n’est certainement pas permettre à chaque Français d’aller consulter le patrimoine de votre député à la préfecture. Non revaloriser la politique c’est d’abord avoir le courage de dire aux Français la vérité et d’entreprendre des réformes vitales pour notre pays même si elles sont dures à entendre et non pas comme Monsieur Hollande raconter cyniquement des bobards aux Français pour se faire réélire et ensuite inventer une autre histoire.

Et ce courage, qui finira par être reconnu par les Français, nous l’avons aussi quand nous abordons une des questions centrales de l’économie française : le niveau excessif de nos prélèvements obligatoires lié à un niveau de dépenses publiques sans équivalent en Europe. D’ailleurs, quand j’entends le Front de gauche nous dire que la France est dans les mains du capitalisme et de l’ultra-libéralisme, cela me fait sourire quand plus de 56% de la richesse produite chaque année transite par les budgets publics.

Vous voyez, cela ne me dérangerait pas de payer beaucoup d’impôts et d’avoir un niveau de dépenses publiques aussi élevé si j’avais le sentiment que c’est efficace et que j’en ai pour mon argent. Mais qui oserait dire que les autres  pays européens sont sous-administrés, que la France souffre moins de précarité et de pauvreté ? Qu’ils ont une école moins bonne que la nôtre ou une justice qui fonctionne moins bien ? Personne n’oserait dire cela. Et pourtant , ils ont trois, quatre, cinq, sept points de dépense publique de moins que nous . L’Australie dont la dépense publique représente 35% du PIB soit 21 points de moins que la France, a même le second indice de développement humain au monde.

C’est donc bien que nous avons un vrai problème d’organisation de notre système public et d’efficacité des politiques publiques. Vous avez lu ce que nous proposons. Je suis convaincu que cet effort là est possible, car je l’ai fait au ministère de la défense où nous avons réalisé 1 milliard 600 millions d’euros d’économies de fonctionnement. Un tout petit exemple : rien qu’en regroupant l’achat du mobilier et de la téléphonie mobile, nous avons réalisé 50 millions d’euros d’économies. Au moment où les fins de mois sont de plus en plus difficile, la réorganisation de la sphère publique est un devoir, une exigence à l’égard des Français.

Mes Chers amis, 

Ce monde nouveau, trop de français le voient comme un monde hostile. Comme une agression. Comme une régression. Je veux vous dire, et je veux leur dire que  le recroquevillement, les barricades aux frontières et les herses sur les plages c’est le déclin garanti. 

L’histoire de l’humanité nous l’enseigne : toutes les nations qui se sont refermées sont des sociétés qui ont fini par mourir. 

Ce monde nouveau, il est fait pour nous. Des centaines de millions de consommateurs accèdent au rang de classe moyenne. Ils veulent consommer comme nous.   

Ce monde nouveau fait de matière grise, d’intelligence, d’innovation, de marketing, de créativité, de réseaux, c’est notre monde.

Nous avons les laboratoires, les chercheurs, les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs, les centres de formation. Et en plus, nous avons des fondations solides : notre culture, notre art de vivre, notre géographie, nos infrastructures, notre présence sur les cinq continents, de grandes entreprises mondiales.

Nous avons tout pour gagner. Il nous suffit d’y croire et d’engager quatre ou cinq politiques qui nous permettraient de préserver notre modèle et de redevenir une nation conquérante. 

Moi, vous l’avez compris je voudrais que nous imaginions des lendemains que nous pourrions aimer. La vocation de l’UDI n’est pas de regarder en arrière. Elle est de regarder loin devant. Elle est d’éclairer ce début de siècle comme nos prédécesseurs ont éclairé le siècle précédent. « Regarder l’avenir c’est déjà le changer », dit-on souvent. C’est ce à quoi je vous appelle aujourd’hui. Oui soyons disponibles à toutes les idées même à celles qui dérangent, oui soyons disponibles à toutes les interrogations même à celles encore sans réponses.

Grâce à vous, grâce à votre présence et à votre enthousiasme, nous pouvons lancer à toute la France un message très clair qui, n’en doutez pas, sera entendu : oui l’UDI avance, oui l’UDI travaille, oui il faudra compter avec l’UDI dans tous les scrutins à venir.

Je vous remercie.


Hervé Morin


 

 

Chers Amis,

La 1ère réunion du Conseil national de l’UDI a lieu samedi 15 juin 2013 de 9h30 à 16h00 au CNIT (Paris – La Défense).

Cette réunion est particulièrement importante et je serai très heureux de vous y retrouver. Outre l’installation du Conseil national, nous travaillerons sur un certain nombre d’orientations économiques pour notre pays, avec des invités de prestige mais en faisant également participer chacun d’entre vous.

En attendant le programme de cette journée que je vous transmettrai bientôt, vous trouverez ci-dessous l’invitation à laquelle je vous invite à répondre en vous inscrivant conjointement aux adresses suivantes : contact@nouveaucentre.fr et  inscriptions@parti-udi.fr



Je vous prie de croire, chers Amis, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Hervé Morin
________________________
Président du Conseil national

 

Marnaz, samedi 8 juin 2013:


Jean-Luc Rigaut, élu Président de la fédération UDI de la Haute-Savoie, à l'unanimité des suffrages exprimés.

 

Cher(e)s Ami(e)s,


Conformément à ses statuts et aux décisions de ses instances nationales, l’UDI procède au cours de ce printemps, à la désignation des responsables de ses fédérations départementales.

Pour la Haute-Savoie, cette désignation aura lieu le samedi 8 juin 2013 à 10h00, salle « La Pyramide », 112 rue des Berges à Marnaz.
Seront ainsi élus : le Président départemental et les membres du Conseil départemental et du Conseil national, respectivement au nombre maximum de 53 et 27.
Seuls toutefois pourront avoir la qualité d’électeurs et d’éventuels candidats, les adhérents à jour de cotisation au 28 février 2013, et inscrits, du même coup, sur la liste électorale.
Ainsi, seuls ceux d’entre vous dont le nom figure sur ce fichier électoral, ont été invités par le Secrétariat national à participer à notre Convention départementale du 8 juin prochain.

Nous serions heureux de compter parmi nous à cette occasion, tous les adhérents de l’UDI, quelle que soit la date de leur engagement.
Aussi, en qualité de coordinateur de l’UDI de Haute-Savoie jusqu’à l’élection du 8 juin, j’ai le plaisir de vous inviter à participer à cette matinée, et aux débats organisés à cette occasion.

Vous remerciant d’avance de votre présence et participation, je vous prie de croire, Cher(e)s Ami(e)s, à l’assurance de mes sentiments les plus cordiaux.

Jean-Paul AMOUDRY Coordinateur UDI 74 Sénateur de la Haute-Savoie

● Février 2013:

 A l’occasion du lancement de l’UDI en Haute-Savoie, la coordination départementale UDI 74 a le plaisir de vous inviter à une réunion publique en présence de Jean-Louis Borloo, président de l’UDI Jeudi 28 février 2013 à 17:30 Centre de Congrès de l’Impérial à Annecy.
parti-udi.fr
federation74@parti-udi.fr
contact@le-nouveaucentre74.fr

 

● Janvier 2013:

● Circulaire Taubira sur la GPA : Un pas scandaleux vers la marchandisation du corps.

Hervé Morin, président du Nouveau Centre et président du Conseil national de l’UDI, est scandalisé par la circulaire de la garde des Sceaux visant à faciliter l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés de mère porteuse à l’étranger.
Comment peut-on tordre le droit pour favoriser la marchandisation du corps, que la loi française refuse ?
Je suis scandalisé par l’initiative de Mme Christiane Taubira, dont la récente circulaire permet de faciliter l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés de mère porteuse à l’étranger. Cette circulaire est tout simplement honteuse. Il est inacceptable que la garde des Sceaux signe des textes ayant pour objet de faciliter le contournement de la loi française.
Le gouvernement socialiste semble avoir oublié que la France s’est toujours opposée à la marchandisation du corps, dont la GPA est une expression.

Cette circulaire est une provocation, au moment où la représentation nationale tente de débattre sereinement d’un texte controversé sur le mariage pour tous. Alors que la ministre de la Justice promettait que la PMA et la GPA seraient bien distinguées du débat sur l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, cette prise de position est une véritable faute politique : elle révèle le double discours du gouvernement.

 

Loïc Hervé, Président du Nouveau Centre74, les vice-Présidents et toute l’équipe du bureau départemental vous souhaitent de très bonnes fêtes de fin d’année.
Dans un contexte politique complexe, au cœur d’une crise sans précédent depuis la seconde guerre mondiale nous devrons plus que jamais, ensemble, penser et construire la cohésion et la cohérence d’un centre dont nous sommes un acteur constant depuis 2007.
Sur nos valeurs, sur nos engagements et nos projets de société, je souhaite que la fédération du Nouveau Centre 74 soit toujours et encore en 2013 au sein de l’Union que nous portons un exemple de réflexions, de constructions et de propositions centristes.

Je vous invite le samedi 19 janvier 2013, à partir de 10h30, à la salle communale de Cornier, à un rassemblement convivial des adhérents de l’UDI, pour un premier temps d’échange et de partage.

Très bonnes fêtes à toutes et tous ainsi qu’à vos proches. Très amicalement, Loïc Hervé, Président du Nouveau Centre 74, membre fondateur de l’UDI.

 

● Novembre 2012:

Lettre ouverte de Loïc Hervé, Président départemental du Nouveau Centre.

Congrès du Nouveau Centre, les 1er et 2 décembre 2012 à Valence.

 Le Nouveau Centre tiendra son Congrès statutaire les 1er et 2 décembre prochains à Valence. Théâtre Bel Image - Place Charles Huguenel - 26000 VALENCE "Prenons une France d'avance !"

● Octobre 2012:

Congrès du Nouveau Centre, les 1er et 2 décembre 2012 à Valence

Le Nouveau Centre tiendra son Congrès statutaire les 1er et 2 décembre prochain à Valence.

Théâtre Bel Image - Place Charles Huguenel - 26000 VALENCE
 

Inscrivez-vous dès maintenant

en téléchargeant le bulletin d'inscription

à renvoyer au plus tard le 28 novembre 2012,
accompagné du règlement à l’ordre de l’AFPSLE à l’adresse suivante :
 
Nouveau Centre - Congrès de Valence
84 rue de Grenelle - 75007 Paris

• Conseil National du Nouveau Centre à Paris, le 16 octobre 2012.
L’ordre du jour a consisté à toiletter les statuts et le règlement intérieur, avec la prise en compte automatique de l’adhésion à l’UDI pour tout adhérent du Nouveau Centre.
Dans le préambule il a été rappelé les valeurs essentielles : -Le Nouveau Centre porte un regard moderne sur la société d’aujourd’hui pour dessiner la France de demain
• Dans une Europe Fédérale, seule chance d’avenir dans la mondialisation
• Avec la valorisation de la responsabilisation individuelle et collective dans un esprit d’humanisme et de justice sociale.
• En soutenant l’économie Française par une compétitivité efficace basée sur l’offre et la production nationale. Hervé Morin a ensuite synthétisé les enjeux actuels nécessitant la Fédération de tous les Centristes qui représentent une force indispensable à l’équilibre social, économique et politique du pays.
L’ UDI doit être l’outil indispensable de cette nouvelle force politique qui va se concrétiser dans les prochains jours. Bien entendu les différentes sensibilités doivent pouvoir s’exprimer au sein de cette organisation.
Le Nouveau Centre qui a plutôt bien survécu aux difficultés rencontrées ces dernières années, est devenu un parti crédible et représentatif. A cet égard, le Nouveau Centre doit s’investir à fond dans ce nouveau challenge et jouer un rôle de leader dans la nouvelle organisation de l’UDI.
Quel que soit le leader qui animera l’ UDI , il faudra veiller à ce que cet engagement ne soit pas récupéré à des fins personnelles mais soit bien orienté vers la mise en mouvement d’une force politique efficace et présente en tant que telle lors des prochaines échéances .

Les valeurs « du Centre humaniste » doivent devenir la force nécessaire pour redonner confiance, orienter la politique sur une économie équilibrée, performante, moderne où les valeurs humaines assurent le socle indispensable à la justice sociale. Hervé Morin propose de mobiliser toutes nos forces pour motiver les adhérents du Nouveau Centre à s’engager pleinement dans cette nouvelle dynamique, qui devrait redonner confiance et susciter un nouvel élan à notre mouvement. Pour ce faire, il demande à tous ceux qui le peuvent d’être présent sur les trois dates essentielles ;
• Ce 21 octobre à Paris pour l’Assemblée Constitutive de l’UDI
• Le 13 novembre à Annecy lancement de l’UDI en Haute-Savoie (reporté à une date iltérieure)
• Le 1er et 2 décembre à Valence pour le Congrès Statutaire du Nouveau Centre
…ne prenons pas le train en marche !

● Septembre 2012:

L’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) en 10 questions-réponses..Quels sont les membres fondateurs de l’UDI ?

L’UDI est un nouveau parti politique qui fédère 5 formations politiques :

- Le Nouveau Centre, présidé par Hervé MORIN - Le Parti Radical, présidé par Jean-Louis BORLOO - L’Alliance Centriste, présidée par Jean ARTHUIS - La Gauche Moderne, Présidée par Jean-Marie BOCKEL - Force Européenne Démocrate, présidée par Jean-Christophe LAGARDE

Au Parlement, l’UDI s’appuie sur deux groupes : - Le groupe UDI à l’Assemblée nationale - Le groupe d’Union Centriste et Républicaine au Sénat

Quel est le positionnement politique de l’UDI ?

L’UDI est un parti de centre et de centre droit, qui situe son action dans une opposition responsable face à l’actuelle majorité de gauche. L’UDI est ouverte à accueillir toute nouvelle formation se reconnaissant dans ce positionnement politique.

Il appartiendra à l’UDI, le moment venu, de définir les termes de sa relation avec l'UMP, pour co-animer l’opposition.

Qui préside l’UDI ?

Le Président de l’UDI est Jean-Louis BORLOO, également président du Parti Radical. Il préside l’UDI de façon provisoire jusqu’au Congrès fondateur du parti qui se tiendra au printemps 2013 et au cours duquel l’élection du Président de l’UDI aura lieu selon les règles fixées par les statuts du parti.

Hervé MORIN, président du Nouveau Centre, assure la présidence du Conseil national de l’UDI, véritable parlement du parti.

Qui peut adhérer à l’UDI ?

Tant des personnes morales que des personnes physiques peuvent adhérer à l’UDI.

S’agissant des personnes morales, il ne peut s’agir que de partis politiques. Des associations à vocation politique mais n’ayant pas le statut de parti politique, peuvent conclure des contrats de partenariat avec l’UDI mais ne peuvent pas être des membres à part entière de l’UDI.

S’agissant des personnes physiques, il faut distinguer : - Les adhérents d’un parti politique membre de l’UDI qui deviennent automatiquement membres de l’UDI ; - Les personnes qui adhèrent individuellement à l’UDI, sans être membres d’un parti politique membre.

Les statuts de l’UDI ne permettent pas aux personnes adhérant individuellement à l’UDI de se constituer en formation autonome au sein de l’UDI, comme c’était le cas des adhérents directs de l’UDF.

Est-on automatiquement adhérent à la Fédération lorsqu’on est adhérent au Nouveau Centre ?

Oui. L’adhésion à une formation politique membre emporte l’adhésion à la l’UDI. C’est automatique, sans autre formalité.

Le Nouveau Centre va-t-il disparaître dans l’UDI ?

Non ! Le Nouveau Centre continue à exister pleinement. Chaque parti politique membre de l’UDI conserve son identité propre, ses structures et ses règles de fonctionnement ainsi qu’un financement autonome. L’UDI n’est pas une fusion de partis mais le rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent s’unir pour mieux porter la voix du Centre dans la vie politique comme le faisait l’UDF jusqu’en 2002.

Quel est le calendrier politique de l’UDI ?

La création de l’UDI a été annoncée le 18 septembre, à l’issue des journées parlementaires centristes.

Des instances provisoires sont mises en place jusqu’à un Congrès fondateur qui se tiendra au printemps 2013.

Un meeting de lancement politique est prévu le 21 octobre à Paris, à la Mutualité.

L’organisation territoriale de l’UDI se mettra aussi progressivement en place.

Quelles sont les instances dirigeantes de l’UDI ?

Les instances nationales de l’UDI sont :

- Le Congrès, qui réunit tous les adhérents au moins une fois tous les deux ans pour élire le Président de l’UDI.

- Le Conseil national, présidé par Hervé MORIN, qui représente le Parlement du parti. Il définit les orientations politiques générales et adopte le projet politique de l’UDI. Sa composition est large. II regroupe des membres élus dans les départements, des titulaires de mandats électifs et des personnes désignées par chacune des formations politiques membres.

- Le Bureau politique, en charge de l’organisation et de la vie politique du parti.

- Le Bureau exécutif, organe resserré qui assure la direction politique du parti.

Au niveau territorial, l’UDI sera organisée en fédérations départementales.

Qui va délivrer les investitures aux élections ?

La Commission d’investiture de l’UDI sera chargée d’instruire et de proposer au Bureau exécutif les candidatures aux élections européennes, nationales et locales. L’UDI s’efforcera ainsi de présenter, partout où cela est possible, des candidatures communes à l’ensemble des formations politiques membres.

La Commission nationale d’investiture du Nouveau Centre continue d’exister. Elle est chargée d’instruire les candidatures du Nouveau Centre qui seront défendues au sein de l’UDI.

Quel sera le projet politique de l’UDI ?

Une plate-forme programmatique sera élaborée dans les prochaines semaines en tenant compte des contributions des différentes formations politiques membres de l’UDI et de leurs adhérents. Jean-Christophe FROMENTIN, Député-Maire de Neuilly-sur-Seine, est chargé de l’élaboration du projet.

Le Nouveau Centre dispose de son propre projet adopté par les adhérents lors du Conseil national du 20 novembre 2011, au terme des conventions thématiques organisées par MM. Jean-Marie CAVADA et Philippe VIGIER.

 

Discours d'Hervé Morin à l'université d'été du Nouveau Centre:

Chers amis
Merci à toutes et à tous d’être là aujourd’hui. Et pour commencer un immense merci à Yvan et à son équipe pour son accueil, pour son organisation.
C’est ici en 2008 à Nîmes que l’aventure du Nouveau centre a commencé. Le premier Congrès. Je suis comme vous attaché à ces souvenirs, à ces moments fondateurs de notre parti mais je vous le dis tout net, pas question d’être ici en pèlerinage. Nous ne sommes ni à Solutré, ni à Colombey.  Nous sommes ici pour avancer, pour aller de l’avant, pour construire de belles choses ensemble, pas pour regarder en arrière.

Et puis il y a une grande différence qui ne vous aura pas échappé entre 2007 et 2012. En août 2007, nous sortions d’une victoire. Aujourd’hui, en août 2012, nous sortons d’une défaite. Défaite de notre candidat, défaite de notre majorité, défaite de nos idées.

Il faut avoir le courage de regarder les choses en face. Avec nos divisions internes, avec le voyage en solitaire de François Bayrou, le Centre au sens large, sort affaibli de cette élection. Le Centre, c’est un peu aujourd’hui comme la voie lactée, cette espèce de traînée blanchâtre qu’on peut apercevoir à l’œil nu certaines nuits, une écharpe de brouillard blanc avec son halo de constellations et de nébuleuses. Nous lui ressemblons. Le parti radical, la gauche moderne, une micro étoile qui vient de s’éteindre, la convention démocrate mais aussitôt remplacée par une autre Force Européenne Démocrate. Bon, qui d’autres encore dans notre voie lactée ? L’Alliance centriste, le Modem, Alternative libérale et enfin le Nouveau Centre. Cela fait sept structures au total, une pour chaque jour de la semaine !

C’est vrai, ce n’est pas la première fois que la famille centriste vit ce type de situations : la division a quelque chose de génétique chez nous, de consubstantielle presque, et en particulier en période d’élection présidentielle. Cela dit, celle de 2012 sera vraiment à marquer d’une pierre blanche !
Moi, et encore en faisant simple, j’ai compté 5 stratégies différentes chez les centristes à cette présidentielle. Je vous les rappelle un peu, même si tout cela n’est pas très vieux :
-    Un : Les centristes de l’UMP qui ont fait le choix de Sarkozy au premier et au second tour.
-    Deux : Les Modem de François Bayrou avec chez eux des pro Sarkozy et des pro Hollande au premier et au second tour. Mais ne compliquons pas, donc je ne les compte que pour un.
-    Trois : Les Nouveau Centre qui ont appelé à voter Bayrou dès le premier tour pour finir chez Sarkozy au second.
-    Quatre : Les Nouveau Centre qui ont opté d’abord pour Borloo puis  pour Sarkozy et se sont opposés d’emblée à la mienne.
-    Cinq, c’est  vous, les Nouveau Centre qui avez soutenu dès le départ ma candidature puis qui vous êtes ralliés comme moi à Nicolas Sarkozy quand je n’ai pas pu réunir mes 500 signatures.

5 stratégies, et au final, toute la famille centriste qui sort essorée de cet épisode présidentiel. «Éparpillé par petits bouts, façon puzzle», aurait dit Audiard.
Alors je sais, certains ont dit que cette campagne n’était pas faite pour les centristes. Trop extrême, trop violente, trop manichéenne. Moi je ne le pense pas. Entre l’État-providence de François Hollande et l’homme providentiel de Nicolas Sarkozy, entre le populisme de Jean-Luc Mélenchon et celui de Marine Le Pen, je persiste à dire que le centre-droit aurait pu avoir toute sa place. À condition d’être soudé. À condition d’être respecté au sein de la majorité. À condition de ne pas être achetables à la moindre occasion. À condition que…À condition que….Oui cela faisait sans doute trop de conditions.

Chacun, au sein de la famille centriste, aura sa part de vérité sur ce qui s’est passé tout au long de ces derniers mois. D’ailleurs si l’on veut reconstruire notre famille - et je ne doute pas que cela soit une volonté unanimement partagé - nous ne pourrons éluder d’importantes clarifications. Certaines ont commencé et notamment chez nous. C’est une bonne nouvelle. Nous avons mis un terme à la confusion, à la division, une division qui allait jusqu’à la haine organisée, comme ce qui s’est produit au pavillon Baltard en avril. Contrairement à ce que certains racontent ici ou là, ces départs nous renforcent. Nous avons retrouvé notre unité, notre vérité, notre densité et surtout, pour moi c’est le plus important, nous avons retrouvé notre bonheur d’être ensemble. D’ailleurs je peux vous faire un serment : je ne laisserai personne, je dis bien personne, briser ce trésor là et jeter à nouveau parmi nous le poison de la division.

Oui, du coup nous sommes un petit peu moins nombreux ; et encore, nous sommes près de 500 aujourd’hui, mais en vérité nous sommes plus forts. Et si vous voulez bien examiner l’état des forces que je vous ai décrit tout à l’heure, de toute façon rien ne peut se faire sans nous. Ce qui n’est pas une raison pour rester sans rien faire. Au contraire.

Philippe Vigier nous montre l’exemple. Il a pris l’initiative d’une tournée dans toutes les fédérations les 12, 13, 14 septembre prochains. C’est important car il nous appartient, il vous appartient, de développer les fédérations, de faire remonter des idées nouvelles, d’être aussi des sergents recruteurs pour les prochains combats électoraux. Pour ma part, j’ai décidé aussi de reprendre mon bâton de pèlerin. Je repartirai à votre rencontre et à celle de nos concitoyens en effectuant un à deux déplacements par semaine à partir du mois d’octobre. Cette année et les suivantes. Ça c’est le travail pour demain mais aujourd’hui à Nîmes, je voudrais que nous réfléchissions à notre stratégie. C’est quand même la moindre des choses après une défaite. On ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé.

Alors quel est le paysage politique devant nous et quels sont les scenarios possibles pour notre formation. Chacun a ses avantages et ses inconvénients, car s’il y en avait un de parfait cela se saurait. Je veux faire cette analyse sans aucun faux semblant et le plus lucidement possible. Nous sommes entre nous et je veux vous dire ma vérité même si elle sera peut-être difficile à entendre. Nous devons accepter de regarder la vérité en face. Si nous ne le faisons pas, l’histoire se répètera, s’il y a encore un parti centriste pour qu’elle veuille bien se répéter.

Le premier scenario c’est celui que j’appelle le scenario de la longue marche. Nous restons ensemble, le parti se construit pierre après pierre, élection après élection, avec l’idée un jour, en tout cas c’est son objectif, d’être en position de peser réellement sur l’autre partenaire de la majorité, voire de le concurrencer et même de le dépasser. En clair, le scenario que nous avons mis en œuvre depuis 2007 et que nous voudrions poursuivre.

Quel bilan peut-on faire 5 ans plus tard ? En positif, avoir sauvé le centre droit d’une mort certaine, avoir des centaines d’élus locaux et nationaux, avoir conquis une notoriété incontestable. Grâce au combat que nous avons mené tous ensemble, nous sommes aussi autonomes financièrement. Mais, et oui il y a un mais, nous n’avons pas réussi à peser suffisamment politiquement. Nos élus ont été très souvent le résultat d’un accord avec nos partenaires de la majorité et le rapport de forces est toujours extrêmement déséquilibré.

Le deuxième scénario, je passe vite dessus, parce que je crois que personne ici n’en veut, c’est mettre les chaises sur les tables, passer un bon coup de balai dans la maison, éteindre la lumière, couper le chauffage, fermer la maison à double tour et décider de rejoindre nos amis centristes qui sont partis à l’UMP il y a 10 ans. Celui-là pour moi c’est Niet.

Le troisième scénario quel est-il ? C’est la Fédération des centres. Il n’est pas simple ce scenario, on le sait, mais il me semble indispensable. D’emblée je dis qu’il ne s’agira pas d’une fusion ou d’une absorption. Qui peut croire un seul instant que le Parti radical, parti centenaire serait prêt à signer sa disparition ? Nous-mêmes ici je crois que nous n’avons pas très envie non plus d’abandonner le Nouveau Centre, de liquider d’un seul coup 5 années de travail. Donc, une fusion non,  mais une organisation fédérale la plus intégrée possible et qui préserve l’existence du Nouveau Centre, il nous la faut.
En quelque sorte c’est l’UDF avec des partis associés et des adhérents directs mais en recherchant plus d’intégration.

Cette construction-là est indispensable si nous voulons faire ré émerger politiquement notre courant de pensées et être autre chose qu’un supplétif.
En même temps, ne rêvons pas. Cette seule organisation ne suffira pas si dans le même temps nous n’engageons pas un énorme travail pour renouveler notre pensée, en clair pour être les modernes face aux anciens comme l’UDF de Giscard avait su l’être.

Bien sûr, nous avons toujours des différences, la volonté d’une Europe fédérale, la croyance dans les corps intermédiaires comme facteurs de modernisation, le respect de la singularité de l’être humain, l’attachement à des territoires plus autonomes, mais ça ne suffit pas. Nombre de nos idées ont depuis longtemps cheminé au sein de l’UMP.

Et d’ailleurs à ce sujet je vais vous raconter une petite anecdote. Juste avant les législatives anticipées de 1997, François Léotard m’avait confié le soin de rédiger la plateforme de l’UDF puis d’aller la négocier avec le RPR, en l’espèce à l’époque avec Jean-François Copé. Je le fais, je défends notre programme. Copé accepte quasiment tout et Juppé et Leo valide la synthèse finale ; Quelques jours plus tard, je vois un édito d’Alain Duhamel avec ce titre «l’UDF est mort». Je regarde, interpellé par ce titre, et je comprends ce que voulait dire Duhamel. «Toutes les idées fondatrices de l’UDF sont reprises dans le projet de la majorité sortante, l’Europe, la décentralisation, c’est la victoire de l’UDF mais c’est aussi sa mort car plus rien ne la distinguera du parti gaulliste et elle est donc désormais inutile».
Et bien, c’est exactement ce qui se passe encore (la règle d’or, la TVA sociale par exemple).

Ce fut d’ailleurs une de nos difficultés durant la campagne : avoir des marqueurs idéologiques et un corpus de valeurs assez puissants qui nous identifient sans problème dans l’opinion et qui constituent aussi un véritable ciment pour tous les adhérents et les cadres du parti. Au temps de l’UDF, quelles que soient les ambitions personnelles des Léotard, des Bayrou, des Giscard, ils savaient se retrouver et parler d’une seule voix quand il s’agissait de construction européenne et qu’il fallait faire face au RPR des Séguin et des Pasqua.

Je l’ai dit tout à l’heure, bien sûr nous avons encore des différences avec l’UMP, c’est d’ailleurs évident quand on voit ce que pense et ce que dit la droite populaire, le Tea Party de l’UMP. Mais, en dehors de ces quelques ultras, on le sait tous, beaucoup d’autres à l’UMP ne sont pas si éloignés que nous. C’est bien la preuve que la décentralisation, l’Europe, la démocratie ça ne suffit pas, ça ne suffit plus. Or, sans idées propres, sans prises de position clivante, sans radicalité dans notre expression, une fédération de partis ne marche pas. Elle existera mais je vous prends à témoin aujourd’hui elle ne sera à nouveau que conjurations, conspirations et trahisons. Les forces seront présentes mais ce sont d’abord des forces de désagrégation surtout à l’approche d’une élection présidentielle. Je n’ai pas besoin de vous les décrire ces forces de la désunion, vous les connaissez, Je n’ai pas besoin de mettre de mots, ils les ont déjà prononcés, je n’ai pas besoin de mettre de visages, vous les devinez.

Alors mes chers amis engageons-nous à fond dans la Fédération pour qu’elle soit la plus solide possible mais préservons aussi ce que nous avons de plus cher, notre famille politique, le Nouveau Centre.
Je vous ai présenté trois scenarios et je vous ai dit ma préférence pour le troisième, la fédération de partis. Cela dit mon sentiment, c’est qu’il existe un quatrième scénario mais un scenario de plus long terme, une option qui pourrait à mon sens constitué le deuxième étage de la fusée. Clairement ce n’est pas pour maintenant. Voyons d’abord  comment s’effectue notre construction et voyons aussi et surtout comment évolue l’UMP.
En même temps, je crois qu’il y a des tendances politiques  lourdes à l’œuvre, des tendances qui vont forcément impacter sur la vie de nos partis et je voudrais vous y rendre attentifs quelques instants.

D’abord le quinquennat avec la concomitance des élections législatives et présidentielle qui prévaut aujourd’hui. Cette mutation constitutionnelle on ne l’a pas à mon sens assez intégré dans notre logiciel. Or elle renforce comme jamais le fait majoritaire. On croyait pourtant que la première élection du président de la République au suffrage universel en 1965, suite à la révision de 1962, avait calibré ce fait majoritaire, cette relation électorale entre un président et une majorité. On ne pensait pas que le quinquennat allait l’exacerber à ce point.

Nous avons un peu de recul puisqu’il y a eu trois élections présidentielles qui ont toutes les trois engendré la même mécanique. Quelle est-elle ? Un fait présidentiel tellement puissant qu’il écrase totalement les élections législatives. Les élections législatives n’ont plus aucune autonomie, plus de débat, plus d’expression, de pluralisme, elles consistent seulement à donner une majorité plus ou moins forte au Chef de l’Etat nouvellement élu.
Les Français sont attachés à la diversité politique, mais lors des élections législatives, ils votent pour le parti du Président – même pas pour les partis de la majorité ! - Certains votent contre le parti du président mais alors en se réfugiant aussi dans la marque la plus connue.

Regardez ce qui s’est passé en 2012. Au soir du premier tour de l’élection présidentielle, les candidats qui n’étaient pas qualifiés ont purement et simplement disparus. Mélenchon, Bayrou, Joly, tous passés à la trappe en 24 heures. Pour les deux premiers, alors qu’ils ont fait plusieurs millions de voix, qu’ils ont appelé à voter Hollande – le vainqueur - ils sont même passés à la trappe aux élections législatives. Pas même élus dans une circonscription ! Le Front de Gauche, les Verts, le Modem, disons-le nous-même aussi, tous incapables de gagner une primaire, les uns face au PS, les autres face à l’UMP. .
Fait présidentiel, bipolarisation extrême, voilà une première tendance très lourde qu’il nous faut intégrer.

Il y a dès lors pour nous un redoutable défi, comme à gauche pour les partenaires du Parti socialiste : comment faire vivre et entendre notre famille politique qui représente 8 à 15% de l’électorat quand des forces immenses tendent vers le bipartisme.
 Vous voyez, il y a deux choses qui m’ont beaucoup frappé durant ces deux campagnes présidentielle et législative :
-    la première c’est qu’on a tous des exemples de candidats Nouveau Centre brillants, motivés, plein d’avenir, tous implantés, mais qui ont été largement battus en primaire par un candidat UMP sorti de nulle part.
-     Et il y a une seconde chose qui a été probablement pour moi la seule et vraie peine de toute cette campagne. C’est le choix qu’a fait notre ami Damien Abad tirant les conséquences de l’impossibilité d’avoir une investiture commune Nouveau-Centre/UMP. Damien n’est pas construit pour être un traitre et un ingrat. Il a été un formidable Président des Jeunes, et je suis sûr que durant ses discours enflammés il y croyait. Mais Damien a de l’ambition et c’est naturel pour un jeune qui a du talent. S’il y en a un qui ne devait pas nous abandonner, c’était bien lui. Il me doit tout, j’ai obtenu à l’issue d’un Conseil des ministres sa position éligible aux européennes ; j’ai bouleversé la liste aux régionales pour qu’il puisse aller dans l’Ain même si cela nous coûtait deux conseillers régionaux, et pourtant il a fini par adhérer à l’UMP pour devenir député. Il faut aussi comprendre pourquoi il l’a fait, si l’on veut éviter que cela se reproduise.

La seconde tendance lourde pour moi  ce sont les primaires. La primaire ça devient le premier tour de l’élection présidentielle et elle sera généralisée, n’en doutez pas, aux prochaines élections présidentielles.
C’est à travers ces primaires de plus en plus et de moins en moins à travers un premier tour que les Français vivent un pluralisme politique auquel ils restent attachés.

Regrouper les centres pour être plus forts, pour nous faire respecter, mais aussi prendre en compte cette double dimension d’un fait présidentiel hyper puissant et d’une  généralisation des primaires. Voilà ce que nous devons faire sinon nous vivrons en permanence des Abad.

Voilà pourquoi je dis qu’il existera un 4e scenario, un scenario que nous devons inventer et qui sera celui d’une nouvelle construction de l’ancienne majorité. C’est ce que j’ai appelé la construction d’un nouveau partenariat. La mise en place d’une co-animation de l’opposition et demain de la majorité.
Voilà pourquoi je dis qu’il nous faut inventer une nouvelle organisation. Quelque chose qui se situe entre les états généraux de l’opposition que l’UDF et le RPR avaient su mettre en place au début des années 90 pour gagner la bataille de 93, quelque chose entre cela, et la CDU-CSU. Une fédération des centres indépendante dans laquelle le Nouveau Centre conserve son autonomie politique et financière et qui structure une relation avec l’UMP car prenant en compte ces deux novations institutionnelles que représente la disparition de l’autonomie politique des élections législatives et la généralisation des primaires.

Ne nous voilons pas la face, nos élus d’aujourd’hui sont les résultats d’un accord avec notre partenaire. Et ce schéma va s’amplifier avec la fin du cumul des mandats car l’implantation locale et l’équation personnelle disparaitront en quasi-totalité au profit de l’étiquette.
Tous ceux qui ont été candidats aux élections législatives le savent bien : leur salut passe par l’union au moment des législatives. Il ne sert à rien de se raconter des histoires.

Alors dans ces quatre scénarios mes chers amis, je vous le dis, oui à la Fédération du Centre, non à l’isolement, mais oui à la structuration de l’ancienne majorité par des modalités nouvelles qu’il nous faut inventer, structurer, d’autant plus facile à faire que nous serons devenus plus forts.
Mais clairement, je veux que dans notre Fédération des centres, nous intégrions cette donnée pour ne pas bâtir sur le sable des illusions.
C’est important que nous réfléchissions et que nous débattions de ces questions capitales pour l’avenir de notre parti et de nos militants, surtout des plus jeunes qui aspirent, je le comprends, à exercer des responsabilités politiques.

Quelle que soit l’option que nous retiendrons, dans l’immédiat, ce dont je suis sûr c’est que nous sommes résolument dans l’opposition. Notre opposition, elle n’est ni constructive, ni d’ailleurs destructive, elle est tout simplement résolue. Nous y étions d’emblée dans cette opposition résolue et déterminée et nous le sommes encore plus après ces premiers mois de présidence Hollande car ce bilan, où l’inertie le dispute à l’indigence, est réellement accablant.
Je vais vous faire une confidence : après la déception de l’élection, j’ai eu un secret espoir, c’est que François Hollande soit capable d’engager les réformes que nous, à droite et au centre, nous avions beaucoup de mal à faire sur l’école, sur les questions sociales, sur les banlieues. Qu’il soit en quelque sorte notre Schröder.

Et bien je suis triste de vous dire cela, triste pour mon pays mais maintenant je sais que ces réformes ils ne les feront pas, je sais que ce courage ils ne l’auront pas, je sais maintenant tout simplement qu’ils échoueront. Les emplois d’avenir annoncés cette semaine en sont l’exemple le plus frappant. Des emplois du passé pour des déficits de demain. Un deuxième exemple, même si je sais que ce n’est pas très populaire, la baisse du prix du carburant. Quelques centimes d’euros seulement qui d’ailleurs ne satisfont personne pour un déficit accru de plusieurs centaines de millions d’euros, c’est une vraie honte. Faire payer à nos petits-enfants notre plein d’essence alors que le gouvernement devrait au contraire consacrer ces quelques marges de manœuvre à accélérer la transition énergétique et nous sortir de la dépendance du pétrole, c’est indécent.

Ce qui me frappe le plus, c’est l’espèce de léthargie qui s’est emparée de François Hollande et de son gouvernement. Comme si tout le gouvernement était plongé en estivation prolongée. Non seulement, ils n’ont pas supprimé les 35 heures mais en plus ils ont décidé de se les appliquer. En clair, on est passé de la présidence bling bling à la présidence Tsé Tsé.

On convoque des réunions sur l’emploi, on organise des assises sur l’éducation, mais concrètement on ne fait rien ; rien sur l’école, rien sur la sécurité, rien sur les PME. Pas une idée, pas une réforme, pas un projet. À quoi a servi la session parlementaire de juillet ? À passer une loi sur le harcèlement sexuel et faire de l’anti-Sarkozisme et à voter des impôts !Pourquoi pas, mais sincèrement quel rapport avec la crise, avec Peugeot, avec SeaFrance et toutes les PME qui se retrouvent à l’agonie au tribunal de commerce. Hollande a peut-être baissé le prix des carburants mais ce qui est sûr c’est que lui il roule à l’ordinaire et que pour l’instant sa voiture est toujours bloquée dans les stands. J’étais sidéré hier en voyant la réaction du gouvernement aux problèmes de sécurité à Marseille. On était le 30 août en pleine crise et on annonce une réunion interministérielle pour le 6 septembre, et pourquoi pas à Noel pendant qu’on n’y est !

Vous avez-vu d’ailleurs comment réagi la presse étrangère et notamment la presse allemande de droite et de gauche ? C’est elle qui dénonce l’immobilisme français. On va faire la guerre en Lybie mais on n’ose pas faire la guerre à nos dépenses sociales, ironise le Spiegel.
La presse allemande a raison.. Nous n’avons pas un gouvernement de combat, mais un gouvernement de résignation et le discours de Chalons hier était éloquent de résignation.
Sur l’Europe aussi la timidité du président est sidérante.  François Hollande aurait pu rentrer dans la grande histoire, avec un grand H, en saisissant la main tendue de toute la classe politique allemande, droite et gauche, qui proposait un grand saut politique.
Les Allemands ont bien compris que si les nations européennes veulent rester souveraines sur l’essentiel, elles doivent consentir des partages de souveraineté sur plusieurs questions comme par exemple la fiscalité pour aller vers l’harmonisation, sur l’économie pour aller vers l’intégration, sur les politiques industrielles et de recherche pour relancer la croissance.

Je crois que les peuples européens ne sont pas stupides et qu’ils voient bien, compte tenu des niveaux d’endettement public et de la férocité de la compétition internationale, que la souveraineté européenne partagée est la seule issue pour préserver chacune de nos souverainetés nationales. Il y a en ce moment une opportunité historique à saisir à la fois pour éloigner le spectre d’une crise durable mais aussi pour refaire de l’Europe un modèle pour le monde, pour créer une vraie république européenne; mes chers amis, quel que soit le chemin que nous choisirons pour notre parti, je vous invite à ce que le Nouveau Centre soit plus que jamais le parti de l’Europe fédérale.
Deuxième question que nous pose nos voisins allemands, comment suivre le chemin tracé par les pays les plus vertueux, baisser notre dette et augmenter la compétitivité de nos entreprises ? Oui je voudrais qu’au Nouveau Centre, nous sortions de cette inconscience par rapport au monde qui nous entoure et aux efforts que cela nous impose, et que nous adressions un message au courage, un message à la réussite, un message à l’esprit d’entreprendre.
Qu’est-ce que j’aimerais avoir un président qui nous dise que réussir c’est bien, que créer de la richesse c’est bien, qu’innover et risquer c’est bien ! Qu’est-ce que j’aimerais avoir un Président qui applaudissent ceux qui risquent, qui les médaillent au lieu de les stigmatiser ou de les dégoûter d’entreprendre ?

Comment prouver aux jeunes les plus en difficultés que la République n’est pas un concept un peu suranné et sans portée pratique sur leur avenir ? Et comment prouver à l’inverse aux jeunes les plus favorisés que leur avenir se situe en France et pas à Séoul ou Sao Paulo ou à Dubaï ? Aujourd’hui nous éprouvons les pires difficultés à parler aux uns comme aux autres, à ceux qui échouent comme à ceux qui réussissent.

Mon sentiment, c’est que derrière cette question du désendettement et de notre compétitivité, il y a fondamentalement, la question de la liberté et de la responsabilité. Je voudrais que l’on remette au goût du jour en France les « libertés nécessaires » comme le disait Thiers en 1863.
Nous n’avons plus à lutter comme à son époque pour la liberté de la presse, la responsabilité des ministres devant le corps législatif ou la liberté du vote mais nous avons un État qui dévore peu à peu toutes nos plages de liberté et notamment celle de la liberté d’entreprendre.
Il les dévore par une fiscalité devenue démoniaque autant pour les ménages que pour les entreprises.
Il les dévore par des règlementations chaque jour plus fortes et ce qui est peut être encore plus grave chaque jour plus instables et changeantes.
Il les dévore en tolérant des inégalités croissantes tout en cultivant l’assistanat qui ne rend heureux personne et qui gangrène la société française.

Trop d’impôt tue l’impôt comme on dit souvent mais trop d’Etat tue aussi l’Etat. Nous avons aujourd’hui un Etat qui à force de vouloir protéger la société est en train de la laminer et de la réduire. Moi je veux un Etat qui encourage la société pas un Etat qui la décourage. Je veux que nous portions l’énergie, l’optimisme. La vraie différence entre la droite et la gauche vous la connaissez. La gauche cultive l’optimisme béat avec des œillères, la droite cultive le déclinisme. Et bien je veux moi que nous soyons des optimistes réalistes.

Nous devons pouvoir porter une vraie radicalité. Dire des choses nettes, claires, simples, parfois brutales sur l’insécurité ou sur l’immigration car nous avons l’humanisme pour le faire. Dire que la rigidité du droit du travail est un frein à l’emploi. Bouger les seuils, simplifier les procédures de licenciements, être plus vigilant sur les chômeurs professionnels, c’est aussi à nous de le dire. Pas d’eau tiède, pas de bons sentiments mais une approche lucide et courageuse des sujets, voilà ce que je vous propose.

Voilà pourquoi je repartirai à la rencontre des Français dès le début du mois d’octobre. Le système est à bout de souffle. Les Français n’en peuvent plus. Tout s’effondre. Il faut faire sonner le temps de la révolte et de la refondation en bousculant les conformismes et les résignés.

Nous devons être non seulement une opposition crédible, mais déjà une relève. Une famille à nouveau soudée, une famille à nouveau  imaginative, une famille à nouveau conquérante, c’est l’objectif qui est le nôtre et le mien à compter d’aujourd’hui.

Seul le prononcé fait foi

 

● Août 2012:

Université d'été 2012

Université d'été 2012 du Nouveau Centre - Informations et inscription



5 ème UNIVERSITE D’ETE

à Nîmes
samedi 1er septembre 2012


Manade Bilhau - Domaine d’Estagel - 30800 Saint Gilles

 


PRE-PROGRAMME
 
10h : Accueil des participants

10h45 : Mot d'accueil d'Yvan LACHAUD, président de la fédération du Gard

11h-13h : Débat : "Quelle place pour le Centre dans le nouveau paysage politique français ?"

13h-15h : Buffet campagnard

15h-17h : Débat : "Economie et mondialisation : la France et l’Europe sont-elles en train de décrocher ?"

17h : Discours

18h30 : Ferrade

19h30 :  Apéritif

20h30 : Soirée festive 
 
 



INFORMATIONS PRATIQUES





- Liste des hôtels ( à réserver et régler par vous-même)

- Plan d'accès à la Manade Bilhau - Domaine d’Estagel - 30800 Saint Gilles

- Calculer votre itinéraire



Pour toute question :  evenementiel@nouveaucentre.fr ou 01 44 39 28 00

 



INSCRIPTION
à valider au plus tard le 27 août 2012
(par votre règlement)


Pour vous inscrire vous pouvez :

- Télécharger ce bulletin
à retourner impérativement accompagné de votre règlement à l'ordre de l'AFPSLE
pour réception au plus tard le 27 août 2012
au Nouveau Centre - Université 2012 - 84 rue de Grenelle - 75007 Paris

ou

- Remplir le formulaire en ligne en suivant ce lien

 

 

● Juillet 2012:

Convention départementale statutaire du 30 juin 2012 de la fédération du Nouveau Centre de Haute-Savoie.

Composition du nouveau bureau départemental : Président : Loïc HERVÉ.

 
Vice-Présidences : Jean-Paul Amoudry, Jean-Luc Rigaut, Dominique Puthod, François Mogenet, Eric Fournier.


Membres de droit : Christian Vermelle, André Gilbert (Trésorier), Antoine Carré ( Délégué départemental).

 
Membres élus lors de la convention : Monique CURT CAVENS, Jean-Pierre BENOIST, Robert DEPREZ, Jacques LAGRANGE, Dominique GHIBAUDO, Henri DURUZ, Nicole DURUZ, Jean-Michel DURET, Alain ROY, Jean-François MACCHI, Emmanuel VIDAL, André VERCIN, Danielle OBRINGER-GRELOT, Emmanuelle GAMBI.

 
Conseillers Nationaux de notre fédération : Monique CURT CAVENS, Robert DEPREZ, Dominique GHIBAUDO, Henri DURUZ, Jean-François MACCHI, Emmanuel VIDAL, André VERCIN, Danielle OBRINGER-GRELOT, Marylène FIARD, Jacques LAGRANGE.

 

● Juin 2012:

Assemblée Générale Statutaire de la Fédération départementale du Nouveau Centre 74
 

Le samedi 30 juin 2012, à 9h30, Hôtel-restaurant « La Mamma », 69 avenue de France, à Annecy. Elle se déroulera selon l’ordre du jour suivant :
-   9h30 : accueil, présentation des candidatures et des modalités de l’élection
- 10h00 : ouverture du scrutin, opération de vote et dépouillement, simultanément débat politique
- 11h30 : résultats des élections ; intervention du Président et des membres du bureau
- 12h00 : déjeuner convivial (participation 10 euros par personne).

Pourront participer aux votes les adhérents à jour de cotisation à la date de l’assemblée, le règlement pouvant se faire le jour même.
Je vous remercie de me faire connaître votre participation à l’Assemblée Générale Statutaire ainsi qu’au déjeuner qui s’en suivra avant le 15 juin, (coordonnées ci dessous) afin de pouvoir organiser dans les meilleures conditions cette rencontre.

contact, renseignements : Antoine Carré, 16 avenue Berthollet 74000 Annecy Mail : contact@le-nouveaucentre74.fr Tel 06.89.14.51.24

 

● Mai 2012:

● Chers amis, Les Français se sont exprimés et ont décidé d’accorder leur confiance à François Hollande en l’élisant Président de la République. Il nous faut prendre acte de ce choix démocratique qui marque le début d’une nouvelle période de notre vie politique. Nicolas Sarkozy, que nous avions à une très large majorité choisi de soutenir lors de notre Congrès extraordinaire du 25 février dernier, se représentait dans le contexte d’une crise économique et financière qui, partout en Europe, a conduit les peuples à faire le choix de l’alternance.
Le quinquennat qui s’achève fut un quinquennat utile au cours duquel des réformes indispensables ont été menées avec succès. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli pour la France pendant ces cinq années. Le candidat socialiste a été élu sans pour autant que la campagne électorale ait à aucun moment suscité l’adhésion des Français à un programme en réalité insoutenable pour nos finances publiques et dangereux pour l’avenir de notre pays. Nos compatriotes doivent se préparer à de graves désillusions tant le principe de réalité va rapidement reprendre le dessus. L’état de grâce ne sera que de courte durée. Nous avons perdu l’élection présidentielle mais une autre bataille commence dès aujourd’hui : celle des élections législatives. C’est notre unique priorité pour les semaines à venir et j’y mettrai pour ma part toute mon énergie, en allant sur le terrain soutenir les candidats qui porteront les couleurs et les valeurs du Nouveau Centre.
Plus que toute autre formation politique, il nous appartient à nous centristes d’incarner la modernité et de porter des idées nouvelles pour entrer de plain-pied dans le monde nouveau qui se dessine sous nos yeux. Je vous demande de vous mobiliser dans vos fédérations et je vous demande de faire campagne pour que la majorité sortante soit la plus forte possible et que nous puissions constituer un groupe centriste autonome au sein de l’Assemblée nationale qui sera élue les 10 et 17 juin prochains. C’est ainsi que nous maintiendrons un contre-pouvoir à l’hégémonie socialiste, qui tient déjà dans sa main une grande majorité des collectivités locales, la quasi-totalité des régions, le Sénat, et maintenant la Présidence de la République. Ce n’est qu’au lendemain des élections législatives que viendra le temps des recompositions politiques et de la reconstruction de la famille centriste. Nous devrons l’envisager dans un esprit d’ouverture mais dans la clarté alliances, avec des femmes et des hommes de conviction animés par l’intérêt collectif et non par des intérêts personnels, ayant la même ambition sincère et franche de travailler ensemble pour reconstruire un mouvement uni qui nous permette de porter nos idées et nos valeurs. C’est ainsi que nous réussirons le rassemblement de tous les centristes pour redevenir une force politique incontournable. Une famille à nouveau soudée, une famille à nouveau imaginative, une famille à nouveau conquérante, c’est l’objectif qui est le mien et qui doit être le nôtre. C’est la feuille de route que je vous propose. Je compte sur vous.

Amicalement, Hervé MORIN

● Yvan LACHAUD, Président du Groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, se déclare attristé par le vote que vient d’annoncer François BAYROU. « C’est une décision personnelle grave. Grave pour l’avenir du Centre, grave pour les Français. François BAYROU, ancien Président de l’UDF dont nous étions les compagnons de route il y a quelques années, tourne aujourd’hui le dos à ses propres convictions, celles que nous défendions pourtant ensemble il n’y a pas si longtemps au sein de la même famille politique. Il s'agit vraisemblablement d'un choix tactique qui vise à le faire sortir de l’impasse dans laquelle il s'est lui-même placé en 2007, mais ce choix est d'autant plus regrettable que son histoire personnelle et politique est à l'exact opposé du vote qu’il vient d’annoncer. Il est des choix historiques pour la France, face à des crises inégalées, face aux déficits, face à l'Europe, qu'il ne faut pas manquer. Après s’être déjà trompé en 2007, François BAYROU réitère aujourd’hui en foulant du pied le projet économique qu’il a toujours défendu et en faisant un choix irresponsable et déroutant pour une grande majorité de ses électeurs. »

● Avril 2012:

● Communiqué du Nouveau Centre de Haute-Savoie. Elections présidentielles, second tour.
Les membres du bureau départemental du Nouveau Centre 74, réunis le 27 avril 2012, ont à l’unanimité et dans un esprit de responsabilité, pris position pour voter en faveur du candidat Nicolas Sarkozy.
Tout en regrettant certaines de ses déclarations populistes, ils l’appellent à intégrer dans son programme les voies et les moyens de l’indispensable redressement de la France et de la moralisation de la vie politique.

Yvan LACHAUD, Président du Groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, se félicite que Nicolas Sarkozy tienne le bon cap pour la France en matière de réduction de nos déficits. Alors que la France avait prévu pour 2011 un déficit de 5,7% du PIB, le gouvernement de François Fillon et la majorité sous l'impulsion du Président de la République rend une copie à 5,2%. Il s'agit incontestablement d'une très bonne nouvelle pour les Français. En ramenant le déficit de 7,1% du PIB en 2010 à 5, 2% en 2011, le gouvernement a réussi la plus forte réduction jamais réalisée par la France sur une année. Pour autant la situation de nos finances publiques reste préoccupante du fait de trente années de politiques budgétaires laxistes, et les efforts engagés doivent être poursuivis. Le discours centriste est plus que jamais d'actualité. Il faut lutter contre la dette de manière résolue et déterminé. C'est pourquoi nous voulons l'inscription de la « règle d'or » dans la Constitution. C'est pourquoi nous demandons que les efforts de redressement de nos comptes publics pèsent plus équitablement selon les revenus des Français. Nous avons été entendus sur ces points par Nicolas Sarkozy, et c'est pourquoi nous soutenons sa candidature.

● Mars 2012:

● Yvan LACHAUD, Président du Groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, adresse ses plus vives félicitations aux forces de police qui sont intervenues ce matin au péril de leur vie et qui ont mis hors d’état de nuire le terroriste présumé de Toulouse, qui avait visé la République depuis dix jours en assassinant des enfants et leur père, professeur dans une école confessionnelle de la République, ainsi que trois militaires Français. Les forces de l’ordre ont par leur l’efficacité, guidée par une grande détermination, un courage et un sang froid sans faille, apporté la réponse implacable de la République qui ne peut être impunément attaquée, même si chacun aurait préféré qu’il puisse être interpellé vivant pour être jugé. Toutes nos pensées vont aux familles des victimes de ce barbare, à l’épouse qui dans ce drame a perdu son mari et ses deux enfants, aux familles des trois militaires de Montauban froidement assassinés. Le temps de la réflexion s’ouvre maintenant. Le Groupe Nouveau Centre, demandera après les élections législatives de juin, au prochain Président de l’Assemblée nationale, qu’une réflexion soit engagée par les députés sur le traitement de l’information d’une telle attaque terroriste. Le rôle des médias dans de tels moments est essentiel, car ils sont un vecteur indispensable qui crée le sentiment d’union nationale. Ce rôle est également primordial car il participe à la liberté de l’information, au devoir d’informer des journalistes et au droit à l’information des citoyens. Pour autant, tout droit implique des devoirs, toute liberté induit une responsabilité. Il est important de réfléchir posément aux excès possibles de notre société médiatique, particulièrement en temps de campagne électorale. Les médias qui nous informent sont également l’une des armes du barbare pour délivrer son message. Cette réflexion politique, qui doit être conduite avec les responsables des médias eux-mêmes, devra permettre de trouver des règles de conduite et d’éthique, qui renforceront l’information si un tel drame devait un jour se reproduire.

● Philippe Vigier, Secrétaire Général du Nouveau Centre, dénonce le rétropédalage de Laurent Fabius sur la proposition de François Hollande de créer une tranche d'imposition à 75%. Interrogé sur la proposition du candidat socialiste de créer une tranche marginale d'imposition sur le revenu de 75% à partir d'un million d'euros par an, Laurent Fabius a déclaré ce main sur RTL que cet impôt" n'était pas "nécessairement destiné à être permanent" et qu'il ne serait pas "choqué qu'il y ait quand même des plafonds". C'est le rétropédalage de l'équipage du "capitaine de pédalo" à la dérive ! C'est surtout le grand écart permanent pour le parti socialiste qui, par dogmatisme, a refusé de voter la suppression du bouclier fiscal et la création d'une taxation exceptionnelle sur les très hauts revenus décidée par la majorité présidentielle en 2011 et qui découvre aujourd'hui qu'une imposition à 75% avec la CSG et la CRDS et la réforme de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune proposée par le candidat Socialiste reviendrait à taxer les plus hauts revenus à un taux de 110%. Infaisable, idéologique, ridicule : Ce n'est que 61% de plus que ce que proposent les amis socialistes allemands de François Hollande. Avec François Hollande, l'improvisation est constante et le renoncement, c'est maintenant ! Réforme des retraites, lutte contre la finance, déserts médicaux, nucléaire, quotient familial, éducation nationale, les Français et les Françaises cherchent encore les réponses à leurs questions au milieu des envolées lyriques, des déclarations d'intentions et des reniements du candidat socialiste.

● Un taux marginal de l'IR à 75% : non à la démagogie de François Hollande.
Charles de COURSON, Député de la Marne, vice président de la Commission des finances l'Assemblée nationale, et Philippe VIGIER, député d'Eure-et-Loir, Secrétaire général du Nouveau Centre, dénoncent le caractère totalement démagogique et improvisé de l'annonce du candidat socialiste François HOLLANDE concernant la taxation des très hauts revenus.
Alors que le parti socialiste se pose en grand défenseur de la progressivité de l'impôt, François HOLLANDE propose de taxer à 75% les revenus au-delà de 1 million d'euros par an. Grâce au Nouveau Centre les revenus au-delà de 250000 euros sont, depuis la dernière loi de finances, taxés à 44%, et ceux au dessus de 500000 euros à 45%. Avec la proposition de François Hollande, on passe entre un revenu de 999999 euros par an de 45%, à un taux d'imposition de 75% à partir de 1000000 euros : ce n'est pas sérieux. Le Président de la République la semaine dernière, en reprenant une proposition du Nouveau Centre, à savoir que les rémunérations des dirigeants des très grandes entreprises soient désormais décidées par l'Assemblée générale des actionnaires, et non plus par les Conseils d'administration, a apporté la réponse la plus adaptée à la problématique des niveaux excessifs, devenue insupportables avec la crise, des très hauts revenus. François HOLLANDE s'est cru obligé d'apporter une réponse précipitée, maladroite, improvisée et démagogique.

● Février 2012:

Lettre d’Hervé MORIN aux militants et aux sympathisants du Nouveau Centre.

Paris, le 16 février 2012

Chers amis, J’ai décidé de retirer ma candidature à l’élection présidentielle. A cet instant, je pense d’abord aux milliers d’entre vous qui avez souhaité cette candidature et qui l’avez, dés l’origine, soutenue de toutes vos forces. Je sais votre déception. Elle est à la hauteur des espérances qui étaient les nôtres et de l’enthousiasme que vous m’avez témoigné pendant ces trois mois de campagne lors de chacun de mes déplacements. Cette décision est sage, je le crois. Je n’ai pas réussi à créer une dynamique électorale suffisante et j’en assume totalement la responsabilité. Je n’ai pas l’habitude de m’abriter derrière de fausses raisons ou de faux ennemis. Quand j’ai pris la décision d’être candidat en novembre dernier, je savais les difficultés qui se dresseraient devant moi. Jamais peut-être un contexte électoral n’a été aussi difficile pour les candidats, et en particulier pour ceux qui n’appartiennent pas aux deux principaux partis en compétition. Crise économique, explosion de la dette publique, peur du déclin collectif : tout concourt à laminer les nouvelles idées et les nouveaux candidats. D’autant que l’inégalité considérable de traitement médiatique entre les candidats rend difficile l’expression de son projet. J’ai pensé, et je pense toujours, que nous ne pouvions pas demeurer absents de cette campagne. Congrès après congrès, conseil national après conseil national, motion après motion, vous aviez massivement exprimé le souhait d’une candidature centriste. Et c’est d’abord, cette volonté collective que j’ ai voulu porter en m’engageant dans ce combat. Nous avions longuement élaboré un projet –notre projet. Devions-nous le laisser en déshérence ou devions-nous essayer de le porter nous-mêmes ? Plusieurs de nos idées ont fini par s’imposer dans le débat – la règle d’or, la TVA emploi, l’accroissement du temps de travail – mais notre poids politique était trop faible pour en revendiquer la paternité auprès des Français. Cette campagne a-t-elle été inutile voire néfaste pour notre parti ? Je ne le crois pas et j’ai même la certitude contraire, mais c’est à vous d’en juger. Elle a permis d’affirmer l’existence de notre formation, d’en porter le projet et de prendre date pour les échéances et les débats à venir. Les sondages électoraux sont une réalité incontestable mais ils ne traduisent pas les milliers de personnes rencontrées et les millions d’auditeurs ou de téléspectateurs qui grâce à cette campagne ont pu mieux connaître notre parti et ses élus. Les trois mois de campagne ont constitué un formidable investissement pour le futur de notre formation. Nous avons gagné en notoriété, en reconnaissance, et nous savons que ce capital se traduira demain en succès électoraux. Le temps est donc maintenant venu de choisir le candidat qui portera le mieux nos convictions et notre projet. Notre choix est clair. Notre parti est au centre et nos alliances sont à droite, historiquement et philosophiquement. Nous ne voulons ni de l’ambigüité de François Bayrou, ni de l’archaïsme du projet socialiste. Nous voulons que nos valeurs soient portées et respectées. C’est pourquoi j’apporterai mon soutien à Nicolas Sarkozy. J’avais d’ailleurs indiqué, lorsque j’étais candidat, que je lui aurais apporté mon soutien au second tour. Le temps du dialogue avec nos partenaires doit donc maintenant succéder à celui de l’expression individuelle et aboutir à la coalition qui demain gouvernera notre pays. Nous devons proposer une coalition pour éviter les erreurs de l’exécutif, tempérer les excès d’une partie de l’UMP et, surtout, pour produire une dynamique politique au service de la croissance et de l’emploi. Le projet que nous avons construit tous ensemble au cours des derniers mois sera notre référence au moment de s’engager dans l’élaboration de ce contrat majoritaire. Le retour à l’équilibre budgétaire, la marche vers une Europe fédérale, la justice sociale et la promotion des classes moyennes, le soutien à l’entreprise et aux entrepreneurs, la transformation de notre système éducatif constitueront le socle de nos propositions. C’est la reconstruction de notre famille politique engagée en 2007 qui se poursuit aujourd’hui. Réunir la famille centriste autour de nos valeurs, être plus que jamais un parti de propositions innovantes au service des Français, disposer pour les cinq années à venir de groupes parlementaires capables de peser réellement dans la majorité. Nous poursuivrons notre chemin sans craindre un nécessaire débat interne et au contraire en le développant. Mes chers amis, sachez que mon enthousiasme et ma détermination sont intacts. Je continuerai à me battre de toutes mes forces pour que notre parti poursuive sa croissance et pour qu’un jour notre pays puisse avoir à nouveau pour le diriger un président de la République issu de notre famille de centre-droit.

Hervé MORIN

Chers amis,
Au nom de l’ensemble des membres du Comité exécutif, j’ai le plaisir de vous convier au Congrès extraordinaire du Nouveau Centre qui se tiendra le samedi 25 février 2012 de 9h à 17h au Pavillon Baltard, à Nogent-sur-Marne (94).
Ce Congrès extraordinaire portera sur la stratégie politique du Nouveau Centre, à deux mois du premier tour de l’élection présidentielle.

En application des statuts du Nouveau Centre, des motions pourront être déposées jusqu’au vendredi 17 février 2012 à 20 heures. Toutes les informations pratiques relatives au déroulement du Congrès sont disponibles en ligne sur le site Internet du Nouveau Centre en suivant ce lien:
http://www.nouveaucentre.fr/page/congres-extraordinaire-du-25-fevrier-2012

Je compte sur vous pour venir nombreux à ce Congrès important pour l’avenir de notre formation politique.

Bien amicalement, Hervé MORIN Président du Nouveau Centre.

● Janvier 2012:

● Le show à l'américaine de François Hollande n'a apporté aucune précision sur le chemin qu'il proposait aux Français et aux Françaises. Dans la droite ligne du flou artistique qu'il entretient depuis les primaires socialistes, François Hollande a tenu hier son premier meeting de campagne en grandes pompes, afin de faire oublier la succession de couacs qui caractérise sa campagne et de mieux masquer le flou de ses propositions.
François Hollande s'y est montré sous son vrai jour, celui de la contradiction et de l'imprécision : il a ancré son discours à gauche toute et s'est autoproclamé Hérault de la guerre contre l'argent roi et Président de la fin des privilèges ; - Il a également proposé d'inscrire dans la constitution le principe de laïcité, oubliant par la même que notre constitution précise que la République est laïque ; - Il a proposé de renégocier seul contre tous l'accord européen de décembre 2011 sur le nouveau pacte budgétaire de la zone euro ; - Il a enfin proposé la mise en place d'une taxe sur la transaction financière, d'une banque des PME, le retrait des troupes françaises de l'Afghanistan, et la création d'une tranche d'imposition sur le revenu à 45%, autant de propositions mises en oeuvre ou de chantiers ouverts par la majorité présidentielle.
Retraites, effectifs de l'éducation nationale, déserts médicaux, quotient familial ou nucléaire : après le discours de François Hollande, les Français et les Françaises cherchent encore les réponses à leurs questions au milieu des envolées lyriques, des vraies-fausses propositions, et des déclarations d'intentions.

● Philippe Vigier, Secrétaire général du Nouveau Centre, dénonce les contorsions du Parti Socialiste sur la proposition de créer 60 000 postes supplémentaires dans l'éducation nationale et appelle le candidat François Hollande à sortir de l'ambiguïté. François Hollande doit amèrement regretter la pulsion électoraliste qui l'a amené à promettre la création de 60 000 postes supplémentaires dans l'éducation nationale ! Jérôme Cahuzac, en charge de l'orthodoxie budgétaire des propositions du candidat socialiste, qui tentait hier en catimini de vider la proposition de sa substance en expliquant que la création de ces postes se feraient pas redéploiement, a rapidement été rattrapé par la patrouille ! Le Porte-parole du Parti Socialiste, Benoît Hamon, nous explique aujourd'hui que si ces créations de postes devaient se faire par redéploiement, au détriment du service public de la santé ou de l'emploi, cette proposition n'aurait aucun sens ! Le Nouveau Centre appelle le candidat du Parti Socialiste à l'élection présidentielle à sortir de l'ambiguïté et à dire une fois pour toutes devant les Français quel programme il compte véritablement appliquer si il est élu Président de la République. Vrai-faux rétablissement de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, vraie-fausse réforme du quotient familial, vraies-fausses créations de postes dans l'éducation nationale : les Français et les Françaises constatent chaque jour le flou du projet de François Hollande et se demandent de plus en plus s'ils veulent d'un vrai-faux Président de la République.

● Yvan Lachaud, président des députés Nouveau centre (NC), a estimé mardi "dramatique d'oser toucher au quotient familial" dont le candidat socialiste à la présidentielle envisage le remplacement par un crédit d'impôt. "Nous avons une bonne politique familiale; le fait d'oser toucher à quelque chose qui fonctionne bien comme le quotient familial me paraît dramatique", a déclaré Yvan Lachaud à l'issue de la réunion hebdomadaire de son groupe. "Cela veut dire que plus de 4 millions de personnes se verraient supprimer grosso modo mille euros par an (....). Il faut savoir raison garder; M. Hollande peut avoir d'autres propositions qu'essayer de démonter ce qui fonctionne bien. C'est une erreur de plus", a-t-il ajouté. Par la voix de Manuel Valls, responsable de la communication de sa campagne, François Hollande a fait savoir qu'il avait l'intention de proposer de remplacer le quotient familial par un crédit d'impôt, dans un souci de justice fiscale.

● Philippe Vigier, Secrétaire général du Nouveau Centre, estime que la sortie de l'euro, proposition réaffirmée aujourd'hui par Marine Le Pen lors de la présentation de son programme, conduirait à une impasse économique. Alors que le monde est frappé par une crise économique violente, et dans un contexte de souffrance sociale, Marine Le Pen a apporté une mauvaise réponse aux inquiétudes légitimes des Français en présentant, une fois encore, l'euro comme le coupable de tous les maux. Le Nouveau Centre affirme avec solennité que la sortie de l'euro, qui constitue un rempart pour notre économie et notre modèle social, serait une faute économique. Rembourser la dette avec une monnaie dévaluée, c'est ajouter de la dette à la dette, c'est détruire nos emplois, c'est aggraver notre déficit commercial, c'est nous affaiblir dans la compétition mondiale. Enclencher la planche à billets pour rembourser la dette comme le propose Marine Le Pen, c'est faire exploser les prix et appauvrir les Français. Face à la crise, face aux délocalisations, il n'y a pas de fatalité : le Nouveau Centre appelle de ses voeux une Europe forte, qui protège ces citoyens, une Europe de la réindustrialisation qui seule permettra à la France de relever les défis qui l'attendent.

● Jean-Paul Amoudry, Président du Nouveau Centre74, les vice-Présidents et toute l’équipe du bureau départemental vous souhaitent une très bonne année 2012. Dans un contexte politique complexe pour notre formation, au cœur d’une crise sans précédent depuis la seconde guerre mondiale et à la veille d’élections présidentielles et législatives, nous devrons plus que jamais, ensemble, penser et construire la cohésion et la cohérence d’un centre dont nous sommes un acteur constant depuis 2007. Sur nos valeurs, sur nos engagements et nos projets de société, je souhaite que la fédération du Nouveau Centre 74 soit toujours et encore en 2012 un exemple de réflexions, de constructions et de propositions centristes.

● Décembre 2011:

Déclaration de candidature à l’élection présidentielle de M. Hervé MORIN

● La proposition de loi que le Nouveau centre entend défendre le 26 janvier, après l'enterrement du rapport de leur député Nicolas Perruchot, portera sur le financement des comités d'entreprise. S'appuyant sur le récent rapport accablant de la Cour des comptes consacré à la gestion des activités sociales de la RATP, les auteurs de la proposition rappellent que les comités d'entreprise sont, pour le moment, simplement tenus d'établir une "compte rendu" annuel indiquant leurs ressources et leurs dépenses et de le porter à la connaissance des salariés. La proposition, qui a été déposée mardi soir sur le bureau de l'Assemblée, établit l'obligation, pour les comités d'entreprise, de certifier et de publier leurs comptes. "Une telle situation constitue une anomalie majeure pour des organismes qui emploient des centaines de salariés et gèrent des budgets de plusieurs dizaines de millions d'euros", indique l'exposé des motifs de la proposition dont le rapporteur sera Nicolas Perruchot. Les trois premiers articles prévoient donc que les CE dont les ressources sont supérieures à 230.000 euros, seront tenus d'établir et de publier leurs comptes annuels. En cas d'existence de personnes morales, il leur faudra, soit établir des comptes consolidés, soit fournir les comptes de ces personnes morale. Toujours pour les CE dont les ressources dépassent 230.000 euros, il est créé une obligation d'effectuer une procédure d'appel à la concurrence lorsque le montant des besoins estimés est supérieur à 15.000 euros pour les travaux et 7.200 euros pour les achats de prestations ou de biens sur une année. Le président des députés Nouveau centre Yvan Lachaud avait indiqué mardi que son groupe déposerait le 26 janvier, dans le cadre d'une niche parlementaire, une proposition de loi "visant à mettre de la transparence dans la gestion syndicale, patronale ou salariale de notre pays".

● L'Europe a entamé un virage décisif qui l'amènera, après la signature d'un nouveau traité, à se porter vers une plus grande intégration économique et budgétaire. Il s'agit d'une démonstration sans faille de la volonté commune des européens de sortir de la spirale de l'endettement et de poser les bases d'une Europe plus forte et capable de protéger ses citoyens. En déclarant que s'il était élu Président, il renégocierait le projet de traité intergouvernemental, François Hollande se met au ban de ce combat contre la crise et se trompe de combat. La renégociation d'un traité adopté par 26 des 27 membres de l'Union européenne, qui suppose un processus d'adoption long, ne peut pas raisonnablement être présenté comme une priorité et une urgence. La véritable urgence, c'est la règle d'or, sur laquelle les 17 Etats-membres de la zone euro se sont engagés, dont l'adoption sera prévue par le futur traité, et qui signal sans ambiguïté aux marchés, mais surtout aux Français et aux Françaises, sur notre volonté à mettre fin à la spirale de l'endettement. Cette règle d'or répond à une exigence simple : obliger tous les gouvernements, au-delà des alternances politiques, à assumer une politique budgétaire sincère et responsable et à ne pas faire peser le poids de la dette sur les générations futures. Les socialistes allemands et espagnols, et la droite portugaise, qui ont déjà su mettre de côté leurs divergences pour faire front commun face à la crise, et permettre dans leurs pays, l'adoption de cette règle d'or. L'engagement européen massif en faveur de la règle d'or, que le Nouveau centre défend depuis 2007, donne plus de sens encore à cette mesure essentielle, et démontre clairement que le Parti Socialiste et son candidat font du sur-place quand toute l'Europe avance.

● Mettre fin à la toute-puissance des agences de notation avec la création d'une agence publique de notation européenne dès mars prochain. A peine le Président de la République française et la Chancelière allemande annonçaient-ils un nouveau traité européen pour poser les bases d'une gouvernance économique renforcée que Standard's and Poor's plaçait sous surveillance négative de l'ensemble de la zone euro.
Cette décision, qui accentue la défiance des marchés envers nos économies et notre capacité à sortir de la spirale de l'endettement, s'est prise au mépris des engagements concrets pris par les dirigeants de la zone euro pour renforcer notre coordination budgétaire et sortir de la crise. Les agences de notations poussent une fois de plus, l'Europe, et donc la France, au bord de la rupture alors que dans le même temps, un tournant décisif s'opère dans le bras de fer qui oppose les marchés aux Etats et aux peuples. Au delà du manque de transparence et d'indépendance, la puissance des agences de notations soulève un problème démocratique majeur : il appartient aux peuples seuls de se déterminer et aux responsables qu'ils ont élu de leur rendre des comptes.
Le Nouveau Centre propose par conséquent que soit inscrite sans délai à l'agenda du traité de mars la création d'une agence de notation publique, contrôlée par des capitaux publics. Il en va de notre souveraineté française et européenne

● Philippe Vigier, Secrétaire général du Nouveau Centre, estime qu'il y a urgence à inscrire la règle d'or d'équilibre budgétaire dans la constitution et appelle le candidat du Parti Socialiste a un acte de courage et de responsabilité afin que le Président de la République puisse convoquer le Parlement en congrès. Valérie Pécresse a déclaré ce matin qu'une convocation du Parlement en congrès pour inscrire la règle d'or dans la constitution était exclue sans un accord de l'opposition. Alors que la crise des dettes des pays de la zone euro menace de s'aggraver, il y a pourtant une urgence absolue à envoyer un signal sans ambiguïté aux marchés, mais surtout aux Français et aux Françaises, sur notre volonté à mettre fin à la spirale de l'endettement. Cette règle d'or, que le Nouveau centre défend depuis 2007, répond à une exigence simple : obliger tous les gouvernements, au-delà des alternances politiques, à assumer une politique budgétaire sincère et responsable et à ne pas faire peser le poids de la dette sur les générations futures. Elle était nécessaire en 2007, elle est aujourd'hui vitale.
Le Nouveau Centre appelle donc le Parti Socialiste à un acte de courage à l'image de ce qu'on fait les socialistes allemands et espagnols, et la droite portugaise, qui ont déjà su mettre de côté leurs divergences pour faire front commun face à la crise, et permettre dans leurs pays, l'adoption de cette règle d'or. Le candidat du Parti Socialiste est aujourd'hui au pied du mur, et doit mettre fin à son double jeu : on ne peut pas vanter l'Europe de la responsabilité d'un côté du Rhin et la France à crédit de l'autre.

● Le président du Nouveau centre, Hervé Morin, candidat à l'élection présidentielle, a plaidé mercredi pour une reconnaissance des corps intermédiaires (associations, syndicats...) et du bénévolat lors d'un déplacement à Reims consacré au thème de "l'économie sociale et solidaire". Le leader centriste, qui a entamé un tour de France thématique dans le cadre de sa candidature en 2012, souhaite "redonner de la vigueur aux modèles coopératifs et mutualistes" qui, dit-il, "ont démontré leur efficacité économique, leur capacité à résister à la crise et leur ancrage aux territoires".
L'ancien ministre de la Défense plaide pour une meilleure prise en compte des activités bénévoles dans le calcul de la retraite dans le cadre d'un contrat de bénévolat associatif. "Au même titre qu'une activité salariée, 200 heures d'activité non-rémunérées exercées dans la cadre d'un contrat de bénévolat associatif seraient assimilées à un trimestre de cotisation", a-t-il précisé. M. Morin propose également la création d'un "livret d'action solidaire" pour "mieux reconnaître le bénévolat comme un outil d'insertion sociale et professionnelle". Ce livret "permettra aux personnes qui le possèdent de cumuler des droits obtenus dans le cadre d'un partenariat entre les associations et les municipalités chargées de gérer ces livrets.
En contrepartie de ces droits, les municipalités pourraient, par exemple, donner un coup de pouce au financement du permis de conduire où pour le paiement d'une partie des cotisations d'une associations sportive". Enfin, M. Morin suggère de soutenir le secteur de l'économie sociale et solidaire en s'appuyant sur une convention nationale d'objectifs et de soutien, conclue entre l'Etat et le secteur coopératif. "Parmi les actions soutenues en priorité devraient figurer les projets permettant des créations d'emplois non délocalisables, l'insertion professionnelle des publics fragiles et des initiatives bénéfiques à un développement durable".

● Le candidat à la présidentielle Hervé Morin (Nouveau Centre) a estimé vendredi que Nicolas Sarkozy devait passer "de la parole aux actes" au lendemain de son discours sur l'Europe, appelant à la création d'une "Europe fédérale, qui ne rassemble pas forcément les 27 membres de l'Union". "Je suis heureux que le président emprunte le chemin tracé depuis longtemps par les centristes, à savoir la construction d'une Europe fédérale", a déclaré M. Morin lors d'un déplacement dans le Nord. "Nous verrons comment tout cela se met en oeuvre. Il faut passer de la parole aux actes. Et pour l'instant, il (le président, ndlr) ne nous a toujours pas montré la voie", a estimé le candidat du Nouveau Centre. "
L'Europe fédérale à laquelle j'adhère ne peut pas fonctionner à 27, ce n'est pas possible. Il faudra des institutions européennes qui soit recentrées sur un premier cercle de décision rassemblant des pays qui aient la volonté et les moyens politiques d'agir, au premier rang desquels l'axe franco-allemand. Le premier acte du nouveau président de la République devra être de se rendre en Allemagne pour porter cette initiative", a affirmé M. Morin. "On a besoin d'instances européennes efficaces capables de prendre des décisions, et qui lui permettent enfin d'avoir la force, la légitimité et la puissance nécessaires pour initier une autre forme de mondialisation. Et pour cela, il faut un vrai budget européen, une vraie politique industrielle européenne, une convergence fiscale et un socle social pour l'Europe", a-t-il ajouté.

● Novembre 2011:

● Philippe VIGIER, Secrétaire général du Nouveau Centre, estime que la proposition des socialistes sur le droit de vote des étrangers est un nuage de fumée qui traduit leur incapacité à répondre aux questions essentielles de l'équilibre entre droits et devoirs des citoyens et des conditions d'accès à la naturalisation des étrangers.
Un peu de droits par là, un peu de droits par ici : dès que les échéances électorales approchent, le Parti Socialiste remet sa machine à rêver en route. Avec la réouverture du débat sur la question du droit de vote des étrangers à travers le dépôt d'une proposition de loi au Sénat, le Parti Socialiste prouve une fois encore qu'il veut une France des droits sans devoirs.
Le Nouveau Centre estime que l'intégration républicaine, la citoyenneté française, ce ne sont pas des "droits en kit". Notre modèle d'intégration suppose que l'on encourage les étrangers à adhérer pleinement à notre communauté nationale, et à jouir ainsi de la totalité des droits qu'implique une telle démarche mais également, et avant tout, à assumer l'ensemble des devoirs qui s'impose aux Français. C'est cela, le ciment de la nation et notre vivre ensemble : le Parti Socialiste ne fait aujourd'hui que diversion avec un débat improductif et facteur de divisions entre les Français au moment ou la crise exige l'apaisement et le rassemblement.

● Philippe VIGIER, Secrétaire général du Nouveau Centre, prend acte des désaccords fondamentaux entre Europe Ecologie Les Verts et le candidat socialiste à l'élection présidentielle. Le château de cartes s'effondre ! Les négociations entre Europe-Ecologie-Les Verts et le Parti socialiste ont été suspendues aujourd'hui après que François Hollande se soit engagé à préserver la construction d'un réacteur nucléaire de troisième génération. Après l'annonce de la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle, c'est un nouveau caillou dans la chaussure du candidat socialiste qui s'est manifestement trop vite autoproclamé rassembleur.
François Hollande est aujourd'hui rattrapé par la posture qu'il a adopté pendant les primaires : se poser en rassembleur, cela ne veut pas dire ne pas faire de vagues et promettre des lendemains qui chantent. C'est assumer un discours de vérité et fixer un cap clair pour la France et les Français. Le candidat du parti Socialiste est maintenant dans une voie de garage : S'il, comme cela semble être le cas, il lui est impossible de donner des gages à tous ceux qui l'ont soutenu et qui ne partagent pourtant pas sa vision de l'avenir de la France, il sera l'otage de la gauche archaïque quand la France à besoin de modernité. S'il veut préserver l'unité de façade de la gauche plurielle, le candidat du Parti Socialiste sera le candidat des tractations et des ralliements plutôt que celui de l'intérêt général.

● François Zocchetto, sénateur de la Mayenne et Président du groupe Union Centriste et Républicaine fait part de sa déception quant au traitement fait au Sénat lors de l’examen de ce texte : « Je suis déçu que le Sénat soit privé d’un débat constructif. Je suis également déçu que cette motion, révélatrice d’une attitude politicienne sur un texte que le Sénat ne pourra pas amender, intervienne en contradiction directe avec toutes les déclarations récentes du Président du Sénat.» Jean-Pierre Bel a annoncé qu’il souhaitait que le Sénat continue, selon ses mots, « à être utile ». Pour le sénateur de la Mayenne : « Ces propos sont pour le moment restés lettre morte. » Le rôle des parlementaires est, entre autres, de contribuer à améliorer les textes qu’ils examinent en les amendant. Quelle plus-value, quelle utilité pour le Sénat quand il est privé de cette possibilité comme c’est le cas aujourd’hui ? François Zocchetto s’alarme des méthodes de la nouvelle majorité qui « dans ses initiatives et dans ses votes, démontre sans équivoque qu’elle est d’abord et avant tout dans un positionnement politicien. » Au final, les députés adopteront un texte qu’ils auront été les seuls à pouvoir amender. Pour François Zocchetto : « Avec un Sénat oublié, aujourd’hui, nous inaugurons le Parlement monocaméral ! »

● Dans un communiqué de presse, le groupe socialise du Sénat affirme que « La gauche a contribué au sauvetage de Dexia » en autorisant, dans le cadre du 3e projet de loi de finances rectificatives pour 2011, l’octroi de deux garanties de l’Etat à Dexia et à Dexia Crédit Local SA. Pour Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne : « Les socialistes ne peuvent se prévaloir du rétablissement de Dexia, puisqu’il s’agit en fait de l’organisation de sa liquidation. » En effet, Nicole Bricq, sénatrice PS et rapporteure générale de la Commission des Finances est parvenue à faire adopter un amendement qui impose aux banques pendant la durée de la garantie publique de ne pas verser de dividendes, de stock options, et de retraites chapeau aux dirigeants de la banque. Pour autant, Jean Arthuis avait, dès 2009, déposé et fait voter un amendement imposant ces mêmes obligations aux banques dès lors qu’elles reçoivent une aide de l’Etat. Selon Jean Arthuis : « Aujourd’hui l’urgence est de refonder le Crédit local de France. Les collectivités locales ne sont pas des emprunteurs comme les autres et il est absolument indispensable de mettre en place un établissement capable de leur assurer le financement de leurs investissements. » Les élus locaux sont en difficulté pour boucler le financement de leurs programmes de travaux et d’aménagements. La plupart des banques qu’ils sollicitent se montrent rétives pour répondre complètement à leurs attentes. Jean Arthuis souligne : « Il faudra désormais veiller à ce que les conditions des prêts proposés aux collectivités territoriales soient claires, lisibles et compréhensibles. En revenant aux fondamentaux, les produits dits « toxiques » seront tenus à l’écart. Les élus locaux ont plus que jamais besoin d’un prêteur fiable pour répondre à leurs besoins, sous l’égide de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la Banque Postale, une partie des fonds d’épargne issus de la collecte du Livret A, conformément à leur vocation, pourra être affectée aux investissements locaux répondant aux principes de l’intérêt général. »

● Suite à l'accord trouvé cette nuit entre les dirigeants de la zone euro et les banques, Charles de Courson, député de la Marne, Vice-président de la commission des finances, Nicolas Perruchot, Député du Loir-et-Cher, et Philippe Vigier, député d'Eure-et-Loir, invitent le Président de la République à remettre l'inscription de la règle d'or d'équilibre budgétaire dans la constitution à l'ordre du jour dès ce soir. Alors que les Etats-membres de la zone euro s'apprêtent à accepter une aide financière de certains pays émergeants, dont la Chine, pour enrayer la crise de la dette grecque, le redressement de nos finances publiques apparaît comme une priorité et une urgence absolue.
Il en va de notre souveraineté budgétaire, de la préservation de notre modèle social, et de notre responsabilité à l'égard de l'avenir de nos enfants. Les 17 chefs Etats de la zone euro se sont d'ailleurs engagés dans cette voie, puisqu'ils devront tous adopter une règle d'or d'équilibre budgétaire, d'ici à la fin de l'année prochaine. Cette démarche commune est le gage d'une stabilité économique retrouvée, et une exigence absolue si l'on veut enfin renouer avec une croissance saine et durable. Le Nouveau centre avait formulé cette proposition dès 2007, avant même qu'une crise de la dette souveraine ne menace l'économie mondiale. Aujourd'hui, l'inscription, puis le strict respect dans son application, d'une règle d'équilibre budgétaire dans notre constitution est une urgence pour mettre fin à la spirale de l'endettement et donner des gages de crédibilité sur notre capacité à redresser nos finances publiques. Face à la menace d'un emballement de notre dette qui frapperait de plein fouet les plus modestes de nos concitoyens, l'unité nationale doit prévaloir. Les socialistes espagnols et allemands, mais aussi la droite portugaise, ont su privilégier l'intérêt national aux intérêts partisans pour voter cette règle d'or. Il serait bon que le Parti Socialiste français s'inspire de leur attitude. Le Nouveau Centre appelle donc le Président de la République à remettre la règle d'or à l'ordre du jour dès son allocution de ce soir, et à mettre les socialistes face à leurs responsabilités

● Octobre 2011:

● Suite à l'accord trouvé cette nuit entre les dirigeants de la zone euro et les banques, Charles de Courson, député de la Marne, Vice-président de la commission des finances, Nicolas Perruchot, Député du Loir-et-Cher, et Philippe Vigier, député d'Eure-et-Loir, invitent le Président de la République à remettre l'inscription de la règle d'or d'équilibre budgétaire dans la constitution à l'ordre du jour dès ce soir. Alors que les Etats-membres de la zone euro s'apprêtent à accepter une aide financière de certains pays émergeants, dont la Chine, pour enrayer la crise de la dette grecque, le redressement de nos finances publiques apparaît comme une priorité et une urgence absolue. Il en va de notre souveraineté budgétaire, de la préservation de notre modèle social, et de notre responsabilité à l'égard de l'avenir de nos enfants. Les 17 chefs Etats de la zone euro se sont d'ailleurs engagés dans cette voie, puisqu'ils devront tous adopter une règle d'or d'équilibre budgétaire, d'ici à la fin de l'année prochaine. Cette démarche commune est le gage d'une stabilité économique retrouvée, et une exigence absolue si l'on veut enfin renouer avec une croissance saine et durable. Le Nouveau centre avait formulé cette proposition dès 2007, avant même qu'une crise de la dette souveraine ne menace l'économie mondiale. Aujourd'hui, l'inscription, puis le strict respect dans son application, d'une règle d'équilibre budgétaire dans notre constitution est une urgence pour mettre fin à la spirale de l'endettement et donner des gages de crédibilité sur notre capacité à redresser nos finances publiques. Face à la menace d'un emballement de notre dette qui frapperait de plein fouet les plus modestes de nos concitoyens, l'unité nationale doit prévaloir. Les socialistes espagnols et allemands, mais aussi la droite portugaise, ont su privilégier l'intérêt national aux intérêts partisans pour voter cette règle d'or. Il serait bon que le Parti Socialiste français s'inspire de leur attitude.

● PLFSS 2012 : le Nouveau Centre demande la mise en place d’une « règle d’or sociale » et refuse de taxer d’avantage les malades.
Au nom du Nouveau Centre Jean-Luc PREEL, député de Vendée, Vice-président de la Commission des affaires sociales, Porte-parole du Groupe Nouveau Centre et Secrétaire National chargé de la Santé demande la mise en place de « la règle d'or sociale », signe majeur pour les Agences de notation. La loi de financement de la sécurité sociale propose un déficit de 19 milliards en incluant le Fonds de Solidarité Vieillesse. Une partie de ces déficits (la retraite) a été financée l’année dernière. Il reste 8,2 milliards non financés. Il n’est pas acceptable de voter plus longtemps une loi de financement de la sécurité sociale en déficit, en faisant ainsi payer à nos enfants et à nos petits enfants, nos dépenses de santé d’aujourd’hui.
Au nom du Groupe Nouveau Centre Jean-Luc PREEL a donc proposé lors du débat sur le Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2012 (PLFSS 2012) dʼaugmenter la CRDS de 0,05 %. Cette augmentation modeste ne pèsera pas sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens. Il est nécessaire dʼappliquer la « règle d’or sociale ». Le refus de taxer les malades En outre Jean-Luc PREEL refuse la proposition du Gouvernement de diminuer les « indemnités journalières » de 6%. Autant, il est nécessaire de lutter contre les fraudes, autant il est inacceptable de taxer les malades. Lors du débat sur le Projet de loi de Financement de la Sécurité sociale pour 2012 à l’Assemblée, Jean-Luc PREEL a proposé de maintenir le calcul des indemnités journalières sur le salaire brut et non sur le net comme lʼenvisageait le Gouvernement, en augmentant notamment le forfait social à 9%.

Le financement proposé par Charles de COURSON, député Nouveau centre de la Marne et vice-Président de la Commission des finances de l'Assemblée et Jean DIONIS du SEJOUR, député Nouveau centre de Lot-et-Garonne, vice-Président de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée, pour permettre la baisse du coût du travail agricole a été accepté aujourd'hui par l'Assemblée nationale. Dans le cadre du vote de la partie recette du budget de l'Etat pour 2012, une enveloppe de 240 millions d'euros, comprenant une taxation sur les boissons contenant du sucre ajouté et une taxe sur les boissons contenant des édulcorants de synthèse a été réservée pour le financement d'une réduction des charges sociales patronales des CDI dans l'agriculture. Cette initiative prise par Charles de COURSON, Jean DIONIS du SEJOUR et plusieurs membres de la majorité dont Bernard REYNES, permettra de lutter efficacement contre la précarisation des salariés agricoles et d'améliorer durablement la compétitivité de l'agriculture française. L'enveloppe de 240 millions d'euros adoptée permettra de financer une mesure de réduction des charges patronales sur les 20 premiers contrats de travail dans toutes les entreprises agricoles, coopératives et industrielles relevant du régime social agricole. Cette mesure sera débattue par l'Assemblée nationale début novembre en 2ème partie du projet de loi de finances pour 2012.

Discours d’Hervé MORIN lors de la Convention thématique "TPE - PME : l'avenir de la croissance française" qui s’est tenue le 12 octobre 2011. (format pdf)

● Le Bureau politique du Nouveau Centre s’est réuni mercredi 5 octobre 2011 pour tirer les enseignements des élections sénatoriales, évoquer la place du Nouveau Centre dans la construction de l’Alliance et préparer les échéances électorales à venir. En ouverture de ce Bureau politique, Hervé Morin a d’abord indiqué que la décision de Jean-Louis Borloo de ne pas se présenter à l’élection présidentielle relevait d’un choix personnel que nous devons respecter. Nous avons fait le bilan des élections sénatoriales et avons salué l’élection ou la réélection de nos sénateurs. Malgré le basculement de la Haute Assemblée à gauche, que nous regrettons, le Nouveau Centre sort renforcé du scrutin sénatorial avec l’élection de trois nouveaux sénateurs dans les Hauts-de-Seine avec Hervé Marseille, en Loire-Atlantique avec Joël Guerriau et en Seine-Saint-Denis, avec Vincent Capo-Cannelas. Notre ami Jean-Léonce Dupont a été réélu Vice-président du Sénat. Tous ont été chaleureusement applaudis. Notre famille politique compte désormais 12 sénateurs et le nouveau groupe "Union centriste et républicaine" réunit aussi à présent des élus du Parti Radical et de la Gauche Moderne. C’est un succès pour le Nouveau Centre et pour l’Alliance républicaine, écologiste et sociale avec, pour la première fois au Sénat, le prolongement parlementaire de ce que nous construisons au niveau de nos partis politiques respectifs. L’ensemble des interventions de ce Bureau politique ont convergé quant à la nécessité absolue de poursuivre et d’amplifier la construction de l’Alliance. Le Nouveau Centre doit plus que jamais y jouer un rôle majeur pour concrétiser, sur le terrain, le rassemblement centriste et préparer dans les meilleures conditions les futures élections législatives puis les territoriales de 2014 grâce à un maillage territorial renforcé. L’Alliance, ce n’est pas la disparition du Nouveau Centre ou son absorption dans une nouvelle structure. Elle représente en revanche le cadre politique aujourd’hui indispensable au rassemblement du Centre, dans la clarté des alliances. Les centristes ne peuvent en effet se résigner à choisir entre l’UMP de Nicolas Sarkozy et le MoDem de François Bayrou dont le positionnement est ambigu.
Notre conviction n’a pas changé : c’est par la constitution d’une coalition avec un parti de droite que nous deviendrons le pôle d’équilibre de la future majorité que nous appelons de nos vœux. Chacun a donc souhaité que les partenaires du Nouveau Centre au sein de l’Alliance puissent conforter leur engagement et leur investissement dans ce rassemblement. La très grande majorité des membres du Bureau politique qui ont pris la parole ont appelé à une candidature centriste à l’élection présidentielle dont le Nouveau Centre est plus que jamais le garant, conformément aux deux motions adoptées par notre Conseil national, d’abord à Vincennes le 22 janvier dernier, puis à Versailles le 7 mai. Cette candidature centriste est le seul moyen de porter nos valeurs et nos propositions dans le débat présidentiel pour être, au lendemain des élections législatives, en capacité de constituer un groupe centriste autonome à l’Assemblée nationale. L’un ne va pas sans l’autre. Trois membres du Bureau politique ont pris la parole pour soutenir un point de vue différent en soulignant le risque que ferait peser sur les législatives un score insuffisant de notre candidat à l’élection présidentielle. Au cours de ce Bureau politique, chacun a ainsi pu exprimer son analyse de la situation politique actuelle et exposer ses arguments. Le temps est aujourd’hui celui du projet que nous adopterons lors d’un Conseil national le 2O novembre prochain. Il appartiendra à Hervé Morin de se prononcer sur sa candidature à l’élection présidentielle, dont il a rappelé qu’elle relevait avant tout d’une décision personnelle – avant la tenue d’un Congrès extraordinaire du Nouveau Centre au début de l’année prochaine. Telle est désormais notre feuille de route pour les prochaines semaines. Nous avons besoin de votre engagement pour construire le Nouveau Centre, pour construire l'Alliance et faire rayonner nos idées lors des prochaines élections présidentielles.

● Les sénateurs du groupe Union Centriste et Républicaine font part de leur inquiétude quant aux premières mesures prises par le nouveau président du Sénat. Par la voix de François Zocchetto, sénateur de la Mayenne et président du groupe, ils affirment : « La presse fait écho d’un accord de gouvernance passé entre la nouvelle présidence PS du Sénat et l’UMP. Cet accord bilatéral, outre les premières conséquences budgétaires et politiques néfastes qu’il produit ne fait que renforcer ce que nous, centristes, dénonçons comme une dérive de la démocratie : la bipolarisation de la vie politique. » Le Président du groupe PS-EELV au Sénat, François Rebsamen, a annoncé que cet accord comprend l’abaissement du seuil de constitution des groupes de 15 à 10 sénateurs ainsi que la création de deux nouvelles commissions. La concession, dans des conditions contraintes et forcées, de la commission des Finances à Philippe Marini, sénateur UMP, « alors que la commission des Finances avait été présidée à la satisfaction de tous par le centriste Jean Arthuis pendant 9 ans, est un autre dommage collatéral de cet axe de gouvernance. » Enfin, François Zocchetto souligne le peu de cas fait au groupe Union Centriste et Républicaine dans la répartition des rapports parlementaires à la commission des Affaires étrangères (un seul, au lieu des trois auxquels le groupe peut prétendre en vertu du principe de représentation proportionnelle des groupes politiques).
Les sénateurs centristes s’alarment des conséquences de ces décisions. Elles sont d’une part d’ordre budgétaire, la création de nouveaux groupes politiques et de nouvelles commissions entraînant des frais de fonctionnement accrus. « Au moment où chacun sait bien qu’il faut être économe, où l’on demande des efforts à tous les Français, où l’on attend des élus qu’ils soient exemplaires, voici des mesures pour le moins étonnantes et inquiétantes. », souligne François Zocchetto. Elles sont également d’ordre politique : « Avec cet axe de gouvernance, la bipolarisation renforcée qui s’annonce est des plus alarmante. » Le groupe Union Centriste et Républicaine souhaite vivement que le Sénat continue à jouer pleinement son rôle de législateur. François Zocchetto prévient : « Je serai, comme tous les sénateurs du groupe Union centriste et républicaine, particulièrement attentif aux décisions et aux mesures que va prendre le nouveau Président du Sénat. Les réformes dont notre pays a besoin ne pourront aboutir dans un affrontement, ou dans de petits arrangements, camp contre camp. »

● Yvan LACHAUD, Président du Groupe Nouveau Centre à l'Assemblée, et les commissaires aux finances du Groupe Nouveau Centre Charles de COURSON, député de la Marne et Vice-président de la commission des finances, Nicolas PERRUCHOT, député du Loir-et-Cher et Philippe VIGIER, député de l'Eure-et-Loir, se félicitent de l'accord équilibré trouvé hier entre le gouvernement et le Groupe Nouveau Centre sur la participation des plus hauts revenus à l'effort de redressement de nos finances publiques. Le Nouveau Centre plaide depuis longtemps en faveur de la création d'une tranche marginale à 45% de l'impôt sur le revenu à partir d'un revenu de 150 000 euros par part. Alors que le gouvernement proposait une contribution exceptionnelle sur les hauts revenus établie au taux de 3% à partir d'un revenu de 500 000 euros pour une personne seule et de 1 000 000 d'euros pour un couple, le Nouveau Centre a déposé des amendements prévoyant, dans un soucis de plus grande justice sociale et de convergence fiscale franco-allemande, le passage d'un taux de 3% à 4% et l'abaissement du seuil à 150 000 euro. Suite à un accord intervenu hier, le Nouveau Centre et le gouvernement prévoient la mise en place d'une taxe au taux de 3% pour l'ensemble des revenus du patrimoine et du travail supérieurs à un revenu fiscal de référence de 250 000 euros par part et inférieurs ou égaux à 500 000 euros et à 4% pour les revenus supérieurs à 500 000 euros par part. En outre, si le gouvernement souhaitait que cette contribution ait un caractère exceptionnel, c'est-à-dire une mise en place pour une durée de 2 ans, le Nouveau Centre plaidait pour la pérennisation de cette ressource. Le Nouveau Centre a été entendu sur ce point et le gouvernement a accepté que cette contribution soit établie et pérennisée jusqu'à ce que soit atteint l'équilibre de fonctionnement du budget de l'Etat.

● Au moment où s’ouvre une semaine décisive pour la zone euro et l’Europe, Yvan LACHAUD, président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, affirme qu’il y a des époques où les grandes causes doivent l’emporter sur les intérêts immédiats, et que l’Europe est l’une de ces grandes causes. Il serait dramatique que des préoccupations nationales, financières, comptables l'emportent sur un projet d’envergure. Au-delà de la question du sauvetage économique et financier de la Grèce, nous sommes entrés dans un combat politique pour la survie de l’euro. Ne nous y trompons pas : l'échec de la Grèce serait celui de toute l'Europe. Nous avons tous une obligation morale de solidarité et une obligation économique de solidarité envers la Grèce. Alors que les pays européens connaissent aujourd’hui de lourdes difficultés financières et économiques, c’est toute l’Europe qui est en panne, essentiellement parce que la construction européenne n’est pas allée assez loin. Ce que montre la crise économique et financière actuelle, ce n’est pas que l’euro serait nuisible à nos économies, ou que le projet d’unification européenne n’aurait pas de chance de survie, au contraire ! La crise révèle une chose essentielle : la nécessité d’aller plus loin dans la construction européenne, c’est-à-dire de mettre en place des institutions européennes fortes, pour mettre en œuvre l’harmonisation fiscale, le fédéralisme économique, la convergence sociale, la protection de nos frontières européennes… Il est temps de réaliser aujourd’hui les réformes que nous avons trop retardées, qui seules nous permettront d’élaborer une entité politique à la hauteur du poids économique que constitue le regroupement de nos 27 pays.

COMMUNIQUE DE PRESSE: Le Nouveau Centre prend acte de la décision de Jean-Louis BORLOO de ne pas être candidat à l’élection présidentielle. Il est ce soir indispensable de poursuivre et d’amplifier le rassemblement de tous les centristes autour d’un projet politique porteur d’une vision nouvelle de la société pour sortir la France et l’Europe de leurs difficultés actuelles. Une expression centriste plus forte est plus que jamais nécessaire pour rééquilibrer la majorité et la faire gagner au printemps prochain. Conformément au calendrier qu’il s’est fixé, le Nouveau Centre se prononcera dans les prochaines semaines, à l’occasion d’un Congrès extraordinaire, sur sa stratégie et le choix de son candidat pour l’élection présidentielle.

Jean-Marie CAVADA et Philippe VIGIER, porte-parole du Nouveau Centre, et Yvan LACHAUD, Président du Groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale tiennent à exprimer leur profonde satisfaction à la lecture du résultat du vote du Bundestag. Le Parlement allemand a approuvé par 523 voix, les décisions du sommet franco-allemand du 21 juillet portant sur le deuxième plan d’aide à la Grèce. Ceci constitue un virage important vers une attitude européenne plus décisive en matière de solidarité collective des pays membres de l’Union européenne, dès lors qu’ils sont en difficulté. Il n’échappe à personne que la crainte étant en l’occurrence bonne conseillère, les spéculateurs sont d’autant plus rassasiés, que l’absence de solidarité apparaissait grande. Il ne faut pas non plus sous-estimer le réalisme allemand, dont le gouvernement a subi la pression des syndicats, du patronat, d’une partie de la classe politique et de l’opinion allemande en faveur de l’aide à la Grèce. De même que l’on ne peut pas oublier que plus des ¾ des excédents d’importation allemands, sont réalisés dans la zone euro. Dans cette crise sans précédent, la leçon est claire. Le traitement de la dette grecque ne doit pas mettre à genoux l’économie du pays : il faut donc restructurer cette dette. L’Europe n’est menacée que par elle-même. C’est parce qu’il n’y a pas assez d’intégration en matière économique, budgétaire, financière, fiscale et sociale, que le champ est ouvert à toutes formes de faiblesses et de spéculations. Devant l’urgence de la situation européenne, on ne peut pas ne pas s’alarmer de la lenteur de certains parlements des 17 à se prononcer sur ce texte. Pendant que des milliards d’Euros s’envolent en fumée sous les effets des attaques dont sont victimes les bourses, 6 pays de la zone euro ne se sont pas encore prononcés. Devant les risques d’une déflagration financière, donc économique, donc sociale, donc de profonds bouleversements politiques d’où surgissent les extrémistes, le Nouveau Centre appelle les dirigeants européens à franchir la porte de l’histoire en mettant clairement la question du fédéralisme économique et financier sur la table des discussions du prochain sommet du 17 octobre.

● Septembre 2011:

● Suite à la présentation du projet de loi de finances pour 2012 devant la commission des finances de l'Assemblée nationale, le Groupe Nouveau Centre par la voix de Charles de COURSON, député de la Marne et Vice-président de la commission des finances, Nicolas PERRUCHOT, député du Loir-et-Cher et Philippe VIGIER, député de l'Eure-et-Loir, considère que le gouvernement va dans la bonne direction sans aller ni assez vite ni assez loin dans la réduction des déficits. Le Groupe Nouveau Centre note que l'hypothèse de croissance du gouvernement de 1,75% pour l'année 2012 est optimiste, et estime qu'il serait plus réaliste de retenir une hypothèse de croissance de 1,2%. Dans la lutte pour la réduction des déficits, le gouvernement fait porter l'effort à hauteur de 60% sur les recettes (pression fiscale supplémentaire) et à hauteur de 40% sur la réduction des dépenses. Les centristes proposent d�inverser ce ratio en faisant porter l'effort à hauteur de 1/3 sur les recettes et à hauteur de 2/3 sur les dépenses (notamment par un coup de rabot de 7% sur l'ensemble des niches fiscales). Le Groupe Nouveau Centre, présidé par Yvan LACHAUD, présentera la semaine prochaine des propositions socialement justes, et économiquement efficaces pour lutter contre les déficits avec comme souci permanent la justice sociale et la recherche de nouvelles économies sans que soit mise en péril la reprise économique. Dans cette période de crise les Français attendent un message de vérité : ils savent qu'il faudra faire des efforts, mais ils n'accepteront plus que ceux-ci ne soient pas équitablement répartis.

● Philippe Vigier, Secrétaire général du Nouveau Centre, estime que la question de la dépendance reste une priorité à assumer malgré la crise. Il ne s'agit pas uniquement d'une question financière mais de la dignité des personnes âgées et handicapées. Promise depuis 2007 par le gouvernement, la réforme de la dépendance est remise à demain depuis maintenant trop longtemps. Tous nos concitoyens qui sont aujourd'hui confrontés, de près ou de loin à la question du grand âge et du handicap, peuvent constater les limites d'un système à bout de souffle. Dans la crise que nous traversons, il y a des choix courageux à faire et des priorités à assumer. La dépendance n'est pas simplement une question financière. Il s'agit avant tout de la dignité des personnes âgées et handicapées. Un grand débat national a été organisé. Le gouvernement doit maintenant tenir ses engagement et s'attaquer à cette question essentielle, car le constat est clair : les conseils généraux sont étranglés par le coût de l’APA, le reste à charge atteint des niveaux insoutenables pour les familles.
Les Français attendent aujourd'hui qu'on leur garantisse une prise en charge de qualité, que le véritable parcours du combattant auquel sont confrontés les personnes dépendantes soit simplifié, et que les familles et les aidants soient mieux accompagnés. Le Nouveau centre à donc formulé des propositions claires : il faut mettre en place une nouvelle gouvernance et des modes de financements pérennes qui permettent d'apporter une réponse globale à la question de la dépendance. Le financement de cette réforme devra reposer sur deux piliers : d'une part, une hausse modérée et de la CSG et d'autre part, la mise en place d'une système assurantiel universel et mutualisé qui soit obligatoire et encadré strictement par un cahier des charges.

● Le Groupe Nouveau Centre, par la voix de Charles de COURSON, député de la Marne et Vice-président de la commission des finances, Nicolas PERRUCHOT, député du Loir-et-Cher et Philippe VIGIER, député de l'Eure-et-Loir, se félicite de l’adoption hier, par l’Assemblée nationale, d'un amendement à l'initiative d'Hervé MORIN, Président du Nouveau Centre au projet de loi de finances rectificative pour 2011, qui permettra la signature d’une convention fiscale entre la France et la Suisse afin de poursuivre la lutte contre l’évasion fiscale. Cette convention fiscale entre la France et la Suisse permettra de taxer les revenus des résidents Français non déclarés à l'administration fiscale française et placés en Suisse. Cette mesure répond à une exigence d’équité fiscale et rapportera près d’un milliard d’euros au budget de l'Etat sur la base des deux conventions signées avec l’Allemagne et le Royaume-Uni. Avec cette seule proposition, le Groupe Nouveau Centre permettra de faire rentrer dans les caisses de l'Etat l'ensemble des recettes supplémentaires recherchées par le gouvernement en 2011, sans pour autant fragiliser la croissance et la compétitivité, ni faire peser l'effort de sortie de crises sur les ménages les plus modestes et les classes moyennes. Le Groupe Nouveau Centre continuera à faire entendre sa voix pour que le gouvernement aille plus loin dans la réduction des dépenses, avec plus de justice sociale et d'efficacité économique.

● Les candidats à la primaire socialiste François HOLLANDE et Ségolène ROYAL n'ont pas exclu dimanche le principe d'une règle constitutionnelle d'équilibre budgétaire, tout en réitérant leur refus de la voter avant l'élection présidentielle de 2012. Devant l'urgence de la situation, le ni-ni du Parti Socialiste est devenu intenable. Les responsables socialistes doivent comprendre une bonne fois pour toutes qu'il ne peut pas y avoir d 'entre-deux et exprimer un choix clair devant les Français : il est incohérent de reconnaître la nécessité de se doter d'une telle règle et de refuser de la voter par esprit partisan. La règle d'or répond à une exigence simple : nous n'avons pas le droit de faire peser le poids de la dette sur nos enfants. Ce combat n'est pas l'apanage d'un parti politique. Ce combat doit être mené par tous les responsables politiques, qui doivent mettre leurs divergences de côté pour se retrouver sur l'essentiel : préserver l'avenir des générations futures. Dans un contexte de tension budgétaire extrême, et alors qu'une crise de la dette souveraine menace l'économie mondiale, l'inscription d'une règle d'or dans notre constitution est une nécessité pour mettre fin à la spirale de l'endettement et une urgence absolue donner des gages de crédibilité sur notre capacité à redresser nos finances publiques. Le Parti Socialiste doit comprendre que son hésitation n'a que trop duré et qu'il entraîne la France dans un attentisme coupable face à la menace d'un emballement de notre dette qui frapperait de plein fouet les plus modestes de nos concitoyens. Le Nouveau Centre appelle donc les responsables socialistes à mettre en parenthèses leur course aux primaires pour retrouver le sens de l'intérêt national.

● Yvan LACHAUD, Président du Groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, se félicite de l'adoption par les députés espagnols de la « règle d'or » budgétaire, et souligne l'esprit de responsabilité des députés socialistes espagnols qui ont voté ce texte avec enthousiasme. Le Groupe Nouveau Centre appelle solennellement le Président de la République à convoquer le Congrès et à mettre les socialistes devant leurs responsabilités. Après son adoption en 2006 par les socialistes allemands, les socialistes espagnols ont fait adopter aujourd'hui, à une écrasante majorité, l'inscription dans la Constitution d'une règle d'or de stabilité budgétaire. Un « printemps de la responsabilité" en matière de finances publiques venant de Madrid souffle à présent sur l'Europe. Alors que l'économie mondiale est encore traumatisée par une récession brutale, que l'euro est attaqué sur les marchés et que la crise de la dette menace l'avenir des peuples européens, l'Espagne vient de se donner un cap dans la tempête et d'afficher sa détermination à préserver sa souveraineté budgétaire. Cet esprit de responsabilité des socialistes espagnols tranche avec l'esprit partisan du Parti socialiste français qui maintient son opposition à l'adoption de cette réforme, à rebours de ses homologues européens. La France se doit d'être au rendez-vous de ce moment de vérité. Il appartient à chaque famille politique de prendre ses responsabilités : quand le Parti Socialiste cessera t’il enfin d’être en opposition avec l’ensemble des socialistes européens ? Depuis le début de cette législature, le Groupe Nouveau Centre, par la voix de Charles de COURSON, député de la Marne et Vice-président de la commission des finances, Nicolas PERRUCHOT, député du Loir-et-Cher et Philippe VIGIER, député de l'Eure-et-Loir, n'a cessé de demander l'inscription de cette « règle d'or » dans notre constitution. Dès janvier 2008, le Groupe Nouveau Centre avait déposé une proposition de loi constitutionnelle relative au « retour à l'équilibre de nos finances publiques » prévoyant l'inscription de la « règle d'or » dans la Constitution. Nous, parlementaires centristes, demandons instamment au Président de la République de profiter de la dynamique enclenchée par les députés espagnols, pour convoquer dès cet automne le Congrès afin d'inscrire dans notre constitution la « règle d'or » budgétaire et mettre le Parti Socialiste devant ses responsabilités.

● Août 2011:

● Philippe VIGIER et Jean-Marie CAVADA, Porte-parole du Nouveau Centre, insistent sur l'urgence absolue pour la France d'inscrire la règle d'or dans la constitution et appellent le Président de la République à convoquer le Parlement réuni en Congrès dès l'automne. Dans un contexte de tension budgétaire extrême, et alors qu'une crise de la dette souveraine menace l'économie mondiale, l'inscription d'une règle d'or est une nécessité absolue pour mettre fin à la spirale de l'endettement, donner des gages de crédibilité sur notre capacité à redresser nos finances publiques. Cette règle d'or répond à une exigence simple : nous n'avons pas le droit de faire peser le poids de la dette sur nos enfants. Il est donc urgent de consolider définitivement cette volonté en l'inscrivant dans la Constitution et de poser enfin les bases d'une vraie gouvernance de nos finances publiques.
L'hésitation n'a que trop duré : attendre davantage serait coupable. Il est temps pour chacun des responsables politiques de prendre ses responsabilités face à la menace d'un emballement de notre dette qui frapperait de plein fouet les plus modestes de nos concitoyens. Dans cette perspective, le Nouveau Centre appelle l'ensemble des familles politiques à prendre leurs responsabilités pour parvenir à un consensus national sur cette exigence indispensable.
Si le Parti Socialiste, plus accaparé par ses primaires que par la souveraineté budgétaire de la Nation s'arc-boute sur une position partisane et démagogique, il devra assumer, devant les Français, son choix de laisser planer la menace d’un déchirement de notre tissu social, puisque la question de l’endettement public est avant tout une question d’équité intergénérationnelle. Le Nouveau Centre a d'ores et déjà pris ses responsabilités puisqu'il n'a eu de cesse de proposer la constitutionnalisation d'une règle d'or interdisant le vote en déficit des lois de finances et des lois de financement de la sécurité sociale depuis 2007 et soutiendra sans réserve cette initiative de la majorité présidentielle.

● Yvan LACHAUD, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, salue la ferme volonté de réduction de notre dette et de nos déficits publics, annoncée ce jour par le Premier ministre, et réclamée de façon récurrente par le Groupe Nouveau Centre depuis 2007 par la voix de ses commissaires aux finances Charles de COURSON, député de la Marne et Vice-président de la commission des finances, Nicolas PERRUCHOT, député du Loir-et-Cher et Philippe VIGIER, député de l’Eure-et-Loir.
Aujourd’hui, il n’est pas trop tard pour que des mesures justes, efficaces et pérennes soient adoptées dans les plus brefs délais pour rétablir nos comptes publics. En révisant ses prévisions de croissance à 1,75% pour les années 2011 et 2012, le gouvernement se rapproche de fait de l’analyse économique des centristes. Dès la présentation du projet de loi de finances, nous avions retenu une prévision de croissance de 1,5% à 1,6% pour 2011, en proposant que toute entrée fiscale résultant d’une croissance meilleure soit entièrement consacrée à la réduction des déficits. Après un été de tourmente financière, le plan du gouvernement pour réduire notre dette était très attendu. Tenir un discours de vérité dans les moments difficiles, est notre atout le plus fort pour préserver la note AAA accordée par les agences de notation à notre pays.
L’urgence pour les mois à venir est d’éviter à tout prix une dégradation de cette note qui alourdirait notre dette en pénalisant avant tout les Français les plus modestes et les générations futures. Au moment où l’Europe affirme à l’initiative de la France et de l’Allemagne sa volonté de revenir à une gestion saine des finances de chaque Etat, il est indispensable que la France soit exemplaire en la matière. Dans le cadre du prochain projet de loi de finances rectificative, le Groupe Nouveau Centre sera un partenaire particulièrement exigeant sur la nécessité de réduire les niches fiscales et sociales dont l’utilité n’est plus avérée. L’annonce du Premier ministre d’un coup de rabot supplémentaire de 10% sur ces niches est à saluer, et devra être maintenu pour les trois prochaines années.
Le Groupe Nouveau Centre sera également fer de lance pour l’harmonisation de la fiscalité sur les revenus du travail et les revenus du patrimoine. Les efforts doivent être portés par tous à juste proportion des revenus de chacun : il n’est en effet plus supportable que les revenus de l’effort soient davantage taxés que les revenus du capital.

● Juillet 2011:

Alors que les militants d'EELV viennent de désigner Eva JOLY, tenante de l'écologie des archaïsmes et de la décroissance, candidate à l'élection présidentielle pour leur formation, tous les écologistes qui aspiraient à porter un projet moderne, résolument tourné vers une croissance vertueuse, sont aujourd'hui orphelins de ce combat. Dans un monde en pleine mutation, encore traumatisé par une récession brutale, la France de 2012 se doit d'être à l'avant-garde de la transition écologique afin de relever le défi de la mutation de notre modèle de développement économique et se donner les moyens de relever les défis de la mondialisation. Dans cette perspective, les centristes refusent que l'écologie devienne le pré-carré de l'extrême gauche et des passéistes et appellent de leurs voeux une écologie moderne, ambitieuse, concrète, dépassant les clivages traditionnels. Alors que Nicolas HULOT a d'ores et déjà fait comprendre qu'il ne souhaitait pas faire campagne pour Eva JOLY, le Nouveau Centre invite donc tout ceux qui refusent une écologie sectaire et dogmatique à participer à la construction d'un modèle sociale et écologique porteur de croissance et créateur de richesses et d'emplois, au sein de l'Alliance Républicaine, Écologiste et Sociale.

Philippe VIGIER, Porte-parole du Nouveau Centre, dénonce une provocation des pétroliers à propos de la hausse des prix du carburants et appelle le gouvernement à maintenir la pression. Dans un contexte de souffrance sociale qui grandit chaque jour dans notre pays, et alors que de nombreux Français s'apprêtent à partir en vacances, Christophe de MARGERIE a annoncé lundi une hausse du prix de l'essence de 1 à 4 centimes. Le Nouveau Centre considère qu'il est inacceptable que les hausses des cours du pétrole soient répercutées aussi rapidement sur le consommateur alors que les prix à la pompe sont restés longtemps anormalement élevés lorsque le prix du baril était bas. Philippe VIGIER dénonce en outre une provocation déplacée de la part de Christophe de Margerie, selon lequel « si on ne répercute pas cette hausse, la boîte coule». Alors que Total a dégagé en 2010 un bénéfice net de 10,3 milliards d'euros, en hausse de 32% sur un an, dopé par la remontée des cours du pétrole, cette déclaration témoigne du mépris des grands argentiers du CAC 40 pour tous les salariés français qui doivent aujourd'hui mettre la main au portefeuille pour aller travailler. Alors que les classes moyennes et les plus modestes ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, le Nouveau Centre refuse surtout que les pétroliers ne puissent pas être gagnants à tous les coups. Le Nouveau Centre propose donc la mise en place d’une TIPP flottante, le gel des prix des carburants pendant trois mois, ainsi que des nouvelles règles de fixation des prix transparentes et plus favorables aux consommateurs.

● Juin 2011:

Le Nouveau Centre salue la nomination de Christine LAGARDE, qui devient la première femme à prendre la tête de cette prestigieuse organisation internationale. Ministre très compétente et impliquée, animée par le sens du dialogue et de l'écoute, rompue à l'exercice des négociations internationales, Christine LAGARDE a démontré toutes ses qualités au plus fort de la gestion de la crise financière qui a frappé l'économie mondiale en 2008. Son engagement total au service d'une meilleur régulation de l'économie planétaire à la tête du Fonds Monétaire International sera décisif dans la période de sortie de crise. Cette nomination constitue un signe fort du rayonnement de la France et de l'Europe sur la scène internationale et un évident succès diplomatique pour le Président de la République.

François SAUVADET, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, et les députés du groupe se félicitent de la libération des deux journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, et de leurs accompagnateurs, après dix-huit mois de captivité. « Au nom de l’ensemble des députés de mon groupe, je veux dire le très grand soulagement que j’ai ressenti à l’annonce de leur libération. Mes pensées vont à Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs accompagnateurs qui ont vécu pendant un an et demi une terrible épreuve, mais aussi à leurs familles qui ont tant attendu cet heureux dénouement. En tant que membre du comité de soutien de l’Assemblée nationale aux otages en Afghanistan, je tiens à saluer la mobilisation totale du Président de la République, du Gouvernement. Mais je veux également rappeler l’exemplaire mobilisation de la communauté journalistique et des Français. Cette libération est aussi un signe d’espoir pour l’ensemble de nos compatriotes actuellement retenus en otage. Ils savent aujourd’hui que la France n’abandonne jamais ses otages. »

Philippe VIGIER et Jean-Marie CAVADA, Porte-parole du Nouveau Centre, se félicitent de la nomination de Christine Lagarde à la direction générale du Fonds Monétaire International. Le Nouveau Centre salue la nomination de Christine LAGARDE, qui devient la première femme à prendre la tête de cette prestigieuse organisation internationale. Ministre très compétente et impliquée, animée par le sens du dialogue et de l'écoute, rompue à l'exercice des négociations internationales, Christine LAGARDE a démontré toutes ses qualités au plus fort de la gestion de la crise financière qui a frappé l'économie mondiale en 2008. Son engagement total au service d'une meilleur régulation de l'économie planétaire à la tête du Fonds Monétaire International sera décisif dans la période de sortie de crise. Cette nomination constitue un signe fort du rayonnement de la France et de l'Europe sur la scène internationale et un évident succès diplomatique pour le Président de la République.

● Rudy Salles, député Nouveau Centre des Alpes-Maritimes, a posé une question écrite à Christine Lagarde, Ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les intentions du Gouvernement pour garantir une tarification bancaire transparente pour tous les Français. En effet, le 24 mai dernier, l’association UFC-Que Choisir a publié une étude édifiante sur les excès pratiqués par les banques en matière de commissions sur les cartes bancaires. Les cotisations annuelles des clients sur les cartes bancaires représentent 2,8 milliards d’euros. Or, les clients qui ont des découverts non autorisés paient chaque année 2,7 milliards d’euros de frais à leurs banques alors que le traitement des incidents ne coûterait en fait que 459 millions d’euros aux banques. La cotisation annuelle d’une carte classique est en moyenne de 36,3 euros alors que 15,3 euros n’ont aucune justification identifiée, toujours selon l’étude de l’UFC – Que Choisir. Enfin, les banques distribuent des cartes surdimensionnées par rapport aux besoins réels de leurs clients, ceux-ci n’utilisant que 15,8 % des capacités de leurs cartes bancaires. Pour Rudy Salles, il importe aux banques de prévenir ces incidents en mieux informant leurs clients, en mettant place une carte modulable adaptée, mais surtout en vérifiant la solvabilité du client à chaque paiement contre tous les 7 ou 8 paiements actuellement.

Philippe Vigier et Jean-Marie Cavada, Porte-parole du Nouveau Centre, estiment que la prime aux salariés ne peut être qu'un début de réponse aux problèmes du pouvoir d'achat et du partage de la croissance. Alors que l'Assemblée nationale examine cet après-midi la création d'une prime pour les salariés des entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires, le Nouveau Centre, qui n'a cessé d'appeler le gouvernement à s'attaquer à la question vitale du pouvoir d'achat, se félicite qu'une mesure concrète vienne enfin traduire une inflexion de la politique gouvernementale vers plus de justice sociale. Pour autant, le Nouveau Centre considère que cette prime constitue une réponse insuffisante à la baisse du pouvoir d'achat, puisqu'elle ne concernera que certains salariés au moment ou de plus en plus de Français ont du mal à joindre les deux bouts. Pour permette à chacun d'être reconnu à sa juste valeur et améliorer significativement et durablement le pouvoir d'achat de nos concitoyens, il est temps de mettre fin à la confiscation des richesses par quelques-uns. Il est également essentiel de donner à nos entreprises les moyens de faire face à la compétition mondiale afin de favoriser la création de richesses dans notre pays. Le Nouveau centre appelle donc la mise en place de droits douaniers frappant les produits étrangers entrant sur le marché européen, afin de préserver nos entreprises des délocalisations, et financer notre protection sociale, qui pèse trop sur les salaires et nous handicape dans la compétition internationale. La prime aux salariés ne suffira pas : une plus juste répartition des richesses crées et une meilleure protection de nos entreprises doivent fonder un nouveau pacte de croissance au service du plus grand nombre.

Philippe Vigier et Jean-Marie Cavada, Porte-parole du Nouveau Centre, saluent les mesures de soutien aux PME annoncées par le Premier ministre. Le Nouveau Centre fera preuve d'une vigilance totale afin que les banques jouent véritablement leur rôle d'accompagnement. Le Premier ministre a présenté ce matin une série de mesures destinées à favoriser le développement des PME, dont la reconduction jusqu'en 2020 de France Investissement, et la création d'une structure de financement des PME dynamiques. Le Nouveau Centre soutient sans réserve ces annonces et fera preuve d'une vigilance et d'une fermeté totale vis-à-vis des investisseurs privés, qui ont la responsabilité essentielle d'accompagner les entreprises et de financer leurs projets. Malgré la crise, et parce qu'elles ont bénéficié d'une aide exceptionnelle de l'Etat, les banques françaises affichent une santé financière insolente alors que leur présence aux côtés des hommes et des femmes qui entreprennent est encore largement insuffisante. Pour accélérer la sortie de la crise, les banques doivent à leur tour agir pour prendre des risques aux côtés de celles et ceux qui veulent créer des emplois et soutenir l'économie. Ouvrir des comptes bancaires, octroyer des prêts : ces actes simples et que l'on est en droit d'attendre des banques sont encore trop rares. Le Nouveau Centre continuera de veiller à ce que les banques tendent vers une attitude responsable dans la crise grave que nous traversons.

François Sauvadet, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, Francis Vercamer, député du Nord, et les députés du Groupe ont déposé un amendement au projet de loi rectificatif de financement de la sécurité sociale visant à renforcer l’efficacité et la mise en application de la prime aux salariés en créant un « dividende social ». Le groupe Nouveau Centre qui soutient pleinement la mise en place d’une prime pour les salariés annoncée par le Gouvernement, souhaite aller plus loin afin d’apporter de véritables garanties de participation aux salariés en renforçant ce dispositif par l’obligation de verser 20% de l’ensemble des dividendes au bénéfice de ses salariés, sous forme de participation déblocable immédiatement. « A partir du moment où une entreprise verse des dividendes à ses actionnaires, il apparait normal qu’une partie de ces bénéfices distribués reviennent aux salariés qui ont contribué à la réalisation de ce dernier. Dans un contexte de sortie de crise, il est à notre sens juste et équitable que ce dispositif soit mis en place immédiatement afin de renforcer le pouvoir d’achat des salariés. », ajoute Francis Vercamer.

A la demande du Nouveau Centre, l’Assemblée a voté la création d’une commission d’enquête sur le financement des organisations syndicales d’employeurs et de salariés afin d’établir, selon Nicolas Perruchot , des « règles claires, reconnues par tous ».

Le chef des députés du Nouveau Centre, François Sauvadet, a mis en garde Jean-Louis Borloo contre toute alliance avec Dominique de Villepin, en déclarant que si l’ex-Premier ministre était « centriste », alors lui était « curé de campagne » ! ‘’Je n’ai pas envie de voir se constituer un front anti-sarkozyste au sein de la confédération des partis centristes de la majorité car ce n’est pas sa vocation…j’ai encore en mémoire le sort qu’il avait fait aux centristes ‘’
M. Sauvadet s’est également inquiété des déclarations de M.Borloo à propos de Nicolas Hulot qui affirme avoir « de vraies convergences avec le candidat à la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts ».

Philippe Vigier et Jean-Marie Cavada, Porte-parole du Nouveau Centre, estiment que la gestion de l'épidémie provoquée par la bactérie Eceh appelle un renforcement des pouvoirs d'enquête de l'Union européenne et une harmonisation des règles sanitaires en Europe. Alors que l'origine de la bactérie Eceh n'a toujours pas été formellement identifiée et que le bilan humain s'aggrave avec 22 morts et plus de 2000 cas de contamination enregistrés depuis le mois de mai, la nécessité de renforcer la gestion de crise vers une logique de prévention au niveau européen est criante. Les principaux importateurs de légumes européens ont d'ores et déjà annoncé un embargo sur les produits suspects, ajoutant ainsi une grave crise économique et commerciale de l'agriculture européenne aux drames humains. L'Union européenne qui a fréquemment prouvé jusqu'à présent sa vigilance face aux questions sanitaires doit bénéficier de moyens d'enquête, de contrôle et de prévention élargis grâce notamment à l'appui des politiques sanitaires nationales. Le Nouveau Centre estime que l'Union européenne doit pouvoir prendre toute ses responsabilités et appelle à un renforcement et une plus grande harmonisation des dispositifs existants en matière de sécurité sanitaire. Il est par ailleurs nécessaire de renforcer en Europe, les règles relatives à l'étiquetage des produits alimentaires.

L'Assemblée Nationale adopte le Voeu sur "l'attachement au respect des principes de laïcité et de liberté religieuse" avec les seules voix de l'UMP : le Nouveau Centre n'a pas pris part au vote. Le Président du Groupe Nouveau Centre à l'Assemblée Nationale, François SAUVADET, a déploré que "sur le fond, le texte n'apporte pas de grands bouleversements" et estime que "sur ces grands sujets, chaque groupe politique doit apporter sa contribution". "Il faut en discuter avec l'ensemble des groupes politiques pour arriver à une position de convergence qui soit un signal fort". Le Nouveau Centre a regretté que ce débat soit "préempté par un parti".

● Mai 2011:

Le groupe Nouveau Centre demande la création d’une commission d’enquête sur le financement des syndicats. Pour les députés du Nouveau Centre, « il est grand temps d’éclaircir la question du financement des syndicats afin de retrouver un dialogue social légitime et constructif ». Ils ont demandé la création d’une commission d’enquête, dotée de pouvoirs d’investigations larges, visant à étudier le financement des syndicats. La proposition de résolution sera inscrite à l’ordre du jour du 7 juin prochain. La faiblesse des effectifs syndicaux implique que les cotisations ne représentent que 15% à 57% du budget des organisations françaises qui bénéficient, par ailleurs, de financements publics. Pour leurs homologues européens, les cotisations représentent 80 à 90%. « Si les syndicats sont aujourd’hui des acteurs déterminants de la vie démocratique de notre pays, ils restent néanmoins les seules personnes morales non tenues par la loi à avoir une comptabilité. Il est temps de mettre fin, en travaillant aux côtés des partenaires sociaux, à l’opacité qui règne en matière de financement syndical. », a indiqué Nicolas Perruchot, député centriste à l’initiative de la commission d’enquête.

Le Nouveau Centre propose de « taxer les très hauts revenus », « condition essentielle pour une réforme juste ». Après la suppression du bouclier fiscal, « dispositif coûteux et inefficace » que les députés centristes dénoncent depuis sa création, et de l’aménagement de l’ISF, le Nouveau Centre demande « la mise en place d’une taxation forte des très hauts revenus » pour « répondre à la question des écarts de richesse criants accentués par la crise économique et sociale ». Pour « plus de justice entre les revenus des Français », le parti centriste souhaite « l’instauration d’une nouvelle tranche marginale de l’impôt sur le revenu à 45%, qui ne toucherait que les très hauts revenus, dans un souci de convergence fiscale franco-allemande ».
Le groupe centriste souhaite également que les rémunérations des mandataires sociaux soient décidées par l’assemblée générale des actionnaires et non plus seulement par le conseil d’administration. Enfin, le Nouveau Centre estimant qu’un « plafonnement des salaires – uniquement pour les entreprises publiques -, comme le préconise le Parti socialiste, n’est pas la solution » parce qu’il ne résoudra pas le « problème des rémunérations variables indécentes de certains dirigeants » estime que seule « une imposition progressive des hauts revenus permettra à terme de les encadrer ». Après la règle d’or, la réduction des niches fiscales et sociales, la lutte contre le bouclier fiscal, le groupe Nouveau Centre avancera à nouveau des propositions pour une plus grande justice sociale. Retrouvez les dernières interventions de Jean-Christophe LAGARDE :
www.jclblog.fr 

- Discours à l'occasion du Conseil national du Nouveau centre le 7 mai à Versailles 

- Interview pour le journal gratuit Direct Matin " le centre est la seule alternative" 

- Interview politique avec Christophe Barbier sur LCi 

- Interview pour le Talk Orange Le Figaro ‎" le centre a vocation à jouer les premiers rôles "

- Interview le Oui-Non sur LCI " un candidat du centre, c'est l'antidote à Marine Le Pen" 

Projet de réforme de l’hospitalisation d’office : la présidente centriste de la commission des Affaires sociales du Sénat, Muguette DINI, démissionne de son poste de rapporteur. La Sénatrice centriste avait fait voter, contre l’avis du gouvernement, la suppression d’une mesure essentielle du texte : la possibilité de « soins ambulatoires » psychiatriques sans consentement. En réaction, les votes contre des sénateurs UMP ont entraîné le rejet du projet de loi en commission. Il s’agit d’une première depuis la réforme constitutionnelle de juillet 2008. C’est le projet voté en première lecture à l’Assemblée nationale qui sera discuté en séance.

Le député Nouveau Centre, Yvan LACHAUD, propose au Président de la République des pistes pour une justice « plus rapide et plus ferme » contre la délinquance des mineurs. Suite à la mission que lui avait confié le Président de la République pour « adapter la justice des mineurs aux réalités de la délinquance d’aujourd’hui », Yvan LACHAUD a remis ses propositions à Nicolas SARKOZY. Partant du constat que « la justice manque de rapidité, d’effectivité et de lisibilité dans les sanctions qu’elle prend à l’encontre des mineurs délinquants », il propose « une rupture pour le délinquant après qu’il ait été arrêté « afin qu’il ne retourne pas chez lui le soir même ». Il vise ici la création d’établissements d’observation et d’orientation où les jeunes pourront être placés immédiatement . Le député centriste propose par ailleurs que les mineurs en situation de contrôle judiciaire soient surveillés grâce à la mise en place de bracelets électroniques. Une mise en place de « brigades de police spécialisées sur la question des mineurs » est envisagée pour permettre un travail « en étroite collaboration avec le milieu scolaire, comme c’est le cas aux Etats-Unis ». « On sait en effet qu’absentéisme et délinquance sont étroitement liés », a-t-il précisé. Une expérimentation aura lieu sur les circonscriptions judiciaires de trois cours d’appels.

Le Nouveau Centre exprime « sa tristesse et sa profonde émotion suite à la disparition de Bernard STASI ». Philippe Vigier et Jean-Marie Cavada, porte-parole du Nouveau Centre, saluent la mémoire de Bernard STASI, « homme de convictions et figure incontournable du centrisme. Le Centre, héritier de ses engagements, est aujourd'hui orphelin d'un de ses pères ». « Nos premières pensées vont vers sa famille et ses proches à qui nous présentons nos condoléances », ont-il précisé, avant de saluer un parcours « marqué par une fidélité sans bornes aux valeurs centristes, dont il aura été un militant infatigable au travers de son engagement au sein du Centre des Démocrates Sociaux et de toutes les responsabilités qu'il a exercées ». « Son engagement européen, son humanisme, son combat contre toutes les formes d'extrémismes et pour une France de la diversité, ainsi que son attachement viscéral au principe de laïcité sont un héritage lourd de sens encore aujourd'hui ». « Bernard Stasi laissera l'image d'un homme sincère au service de ses concitoyens et toujours fidèle à ses convictions. Ses héritiers sont aujourd'hui orphelins ».

● Avril 2011:

« Le débat sur le pouvoir d'achat et le pacte de croissance doivent dépasser la question de la prime de 1000 euros que le gouvernement souhaite mettre en place ». Suite à l’annonce de la création d’une prime pour les salariés des entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires, les porte-parole du Nouveau Centre, Philippe Vigier et Jean-Marie Cavada, ont estimé qu’ « il est nécessaire de créer un nouveau pacte de croissance au service du plus grand nombre ». « Le Nouveau Centre, qui n'a cessé d'appeler le gouvernement à s'attaquer à la question vitale du pouvoir d’achat plutôt que d'engendrer ou d'orchestrer de faux débats aussi improductifs que dangereux, ne peut que se féliciter qu'une mesure concrète vienne traduire une première inflexion de la politique gouvernementale vers plus de justice sociale » ont-ils déclaré. « Pour autant, si cette mesure va dans la bonne direction, celle d'un meilleur partage des richesses crées, elle n'en reste pas moins un nouveau levier actionné de manière isolée, qui n'aura pas un effet positif pour l'ensemble des salariés Français alors que les plus modestes et les classes moyennes ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts ». « Il faut inventer un nouveau pacte de croissance qui permette à chacun d'être reconnu à sa juste valeur pour ce qu'il apporte à l'économie française et permette d'améliorer significativement et durablement le pouvoir d'achat de nos concitoyens. Il est temps de mettre fin à la confiscation des richesses par quelques-uns ». Philippe Vigier et Jean-Marie Cavada ont estimé que « ce nouveau pacte de croissance pour l'amélioration du pouvoir d'achat appelle un débat sincère sur la mise en place d'une TVA sociale et sur la remise en question des 35 heures ainsi que la mise en place, en concertation avec les partenaires sociaux, de mesures portant sur le partage de la valeur ajoutée et des profits ainsi que sur la limitation des écarts de rémunération en France ».

Le Nouveau Centre dépose une propositions de loi pour « moraliser » les plans sociaux. Le quotidien « Le bien public » revient sur la proposition de loi centriste pour encadrer le financement public des plans sociaux . « Après Molex, le Nouveau Centre veut encadrer le financement public des plans sociaux dans les entreprises. D’où cette proposition de loi qui sera présentée aujourd’hui à l’Assemblée nationale. « Depuis quelques années, on constate que de nombreuses entreprises qui mettent en place un plan de sauvegarde de l’emploi obtiennent de l’Etat une participation de ce dernier alors même qu’elles enregistrent des bénéfices, soulignait hier François Sauvadet, député Nouveau Centre de la Côte-d’Or et président du conseil général. La présente proposition de loi, à l’initiative de Jean-Christophe Lagarde, vise à interdire aux entreprises qui font des bénéfices de voir leurs éventuels plans sociaux financés pour tout ou partie de l’Etat. » Lire la suite : http://www.bienpublic.com/fr/france-monde/article/4930004/Moraliser-les-plans-sociaux.html

Le Nouveau Centre salue les « avancées » de la réforme de la fiscalité du patrimoine mais reste « réservé sur son financement ». Les députés centristes ont salué l’aménagement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) avec le relèvement du seuil d’entrée à 1,3 million d’euros de patrimoine, décidé par le Gouvernement après qu’ait été actée la suppression du bouclier fiscal. Le groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale, s’est cependant montré « réservé sur le financement de cette réforme ». « Nous souhaitions la création d’une tranche d’impôt sur le revenu supplémentaire à 45% au-delà de 250.000 euros par part » ont rappelé les membres centristes de la commission des finances de l’Assemblée. Ils « regrettent le choix du Gouvernement qui ne met pas en place un financement pérenne afin que cette réforme soit nulle en terme de dépenses publiques ». Le groupe Nouveau Centre a également fait savoir qu’il « proposera de faciliter des cessions de PME au moment du départ en retraite du dirigeant afin de lutter contre l’exil fiscal et de favoriser la transmission de cet outil de travail » pour « la compétitivité de notre pays et donc de l’emploi ».

Sous la présidence d’Hervé MORIN, les membres du bureau politique du Nouveau Centre apportent leur soutien unanime à la création de la confédération centriste. Le 7 mai, un conseil national se prononcera sur les statuts de cette confédération qui regroupera plusieurs partis de centre droit dont le Nouveau Centre, le parti Radical, la Gauche Moderne et l’Alliance Centriste et qui aura vocation « à présenter un candidat à la présidentielle ».

Le président du Nouveau Centre, Hervé MORIN, approuve l’annonce faite par le Ministre de l’Intérieur de réduire l’immigration légale de 20.000 personnes par an. Que Claude GUÉANT dise « il faut arrêter les flux migratoires », « je l’approuve parce que les flux migratoires pèsent sur le pouvoir d’achat, parce qu’ils pèsent sur les salaires » a déclaré Hervé MORIN. « Il faut que nous vivions positivement la France de la diversité et c’est parce que nous aurons su mettre des barrières à nos frontières que nous serons en mesure d’accueillir dignement toutes celles et tous ceux à qui nous avons donné le droit de venir sur le territoire national ». Le président du Nouveau Centre a précisé que « ce que ne dit pas Claude GUÉANT, c’est qu’il faut une politique européenne ». « Une fois de plus, l’Europe est restée au milieu du gué : on fait Schengen, et en même temps, on n’a pas donné à l’Europe les moyens d’avoir une politique migratoire », a-t-il regretté avant de rappeler que « nous, centristes, sommes favorables à une Europe fédérale dans laquelle des compétences seront complètement transférées aux institutions européennes ».

Coût de l’énergie et pouvoir d’achat : Pour le Nouveau Centre, l’annonce faite par le Gouvernement  « d’ un accord sur le financement de la revalorisation du barème kilométrique par une contribution versée par les compagnies pétrolières afin de compenser les sommets atteints par le prix du carburant à la pompe » « s’inscrit dans un ensemble de décisions salutaires pour limiter l’impact de l’énergie sur le pouvoir d’achat des Français ». Les porte-parole du Nouveau Centre, Philippe VIGIER et Jean-Marie CAVADA, ont estimé que dans la mesure où « le prix de l’essence atteint un nouveau record aujourd’hui, il faut agir sur les leviers clés pour juguler efficacement la montée à venir des prix du carburant ». Le Nouveau Centre propose « la mise en place d’une PIPP flottante ainsi qu’une baisse temporaire et exceptionnelle de la TVA, qui permettront de maintenir un niveau de prix maximum à la pompe pour permettre aux ménages les plus modestes et aux classes moyennes de passer le cap des difficultés qu’ils rencontrent ».

Financement public des plans sociaux : la proposition de loi du Nouveau Centre visant l’encadrement du financement public des plans sociaux a été adopté par l’Assemblée Nationale le 14 avril . Soutenue par le Gouvernement et le groupe UMP, cette proposition permet de « reconnaître de façon explicite à l’administration la possibilité de refuser l’attribution des aides de l’Etat dans le cadre d’un PSE » au regard de la situation financière de l’entreprise.

Jeunes centristes : les jeunes du Nouveau Centre et du parti Radical ont initié un dialogue avec ceux du Modem en vu de rapprocher leur point de vue. Mercredi 20 avril dernier a eu lieu le premier débat sur le thème « une famille politique à la recherche de son destin », organisé conjointement par les jeunes du Nouveau Centre, du Parti Radical et du Modem.

Coût du travail : le Nouveau Centre soutient que la proposition de loi est «eurocompatible», L’hebdomadaire Agrapresse revient sur la proposition de loi visant l’allégement des charges pesant sur le travail des salariés permanents des exploitations agricoles. « La proposition de loi d’allégement des charges pesant sur le travail des salariés permanents des exploitations agricoles « est eurocompatible », ont soutenu les députés du Nouveau Centre à l’origine de cette proposition, lors d’une conférence de presse le 12 avril. « Le dispositif que nous proposons est le même que celui qui a été retenu en mars 2010 pour les saisonniers », a déclaré le député Jean Dionis du Séjour (NC du Lot-et-Garonne), porteur de cette proposition. Lire l’article : http://www.agrapresse.fr/cout-du-travail-la-proposition-de-loi-est-eurocompatible-soutient-le-nouveau-centre-art301273-22.html

Philippe Vigier et Jean-Marie Cavada, Porte-paroles du Nouveau Centre, appellent le gouvernement à donner un coup de pouce au pouvoir d'achat des Français en apportant une vraie réponse à la hausse des prix à la pompes. Le gouvernement a annoncé un accord sur le financement de la revalorisation du barème kilométrique par une contribution versée par les compagnies pétrolières, afin de compenser les sommets atteints par le prix du carburant à la pompe. Cette mesure s'inscrit dans un ensemble de décisions salutaires réclamées par le Nouveau Centre et annoncées par le Premier ministre pour limiter l'impact de l'énergie sur le pouvoir d'achat des Français, alors que de plus en plus de ménages sont littéralement pris à la gorge par la crise économique et sociale. Mais alors que le prix de l'essence atteint un nouveau record aujourd'hui, il faut agir sur les leviers clés pour juguler efficacement la montée à venir des prix du carburant, loin des positions démagogiques et irréalistes du Parti Socialiste. Le Nouveau Centre propose donc la mise en place d'une TIPP flottante ainsi qu'une baisse temporaire et exceptionnelle de la TVA qui permettront de maintenir un niveau de prix maximum à la pompe pour permettre aux ménages les plus modestes et aux classes moyennes de passer le cap des difficultés qu'ils rencontrent.

Projet du Parti Socialiste pour la présidentielle : le Président du Nouveau Centre, Hervé MORIN estime qu’ « avec les socialistes, c’est toujours la France à crédit ». Hervé MORIN a déclaré que « c’est toujours 300.000 emplois jeunes qui sont baptisés autrement, emplois d’avenir, c’est-à-dire que grosso modo on propose d’occuper 300.000 jeunes au lieu de les former et de leur donner un métier ». En outre, il a dénoncé « des hypothèses de croissance (…) contraires à celles du FMI dont le patron s’appelle Dominique STRAUSS-KAHN et donc c’est un pays qui, une nouvelle fois, continuerait à aller vers la dette et le crédit dont on sait les limites de l’exercice quand on a en mémoire la Grèce, le Portugal ou l’Irlande ».

Le chef de file des députés Nouveau Centre, François SAUVADET, souhaite que l’ensemble des groupes de l’Assemblée Nationale se mettent d’accord sur un texte commun sur la laïcité pour réaffirmer les grands principes du vivre ensemble. « Il est légitime que les partis réfléchissent à la laïcité. Simplement, je lance un appel à Jean-François COPÉ : la proposition de résolution, c’est-à-dire la demande au Parlement de réexaminer les grands principes du vivre ensemble, ne peut pas se faire d’un groupe contre les autres. Alors je demande à ce qu’on ait un texte commun émanant de l’ensemble des groupes de l’Assemblée Nationale », a déclaré François SAUVADET. « On ne peut pas être engagé à la remorque du texte d’un groupe politique, fut-il le groupe majoritaire sur un sujet qui doit faire l’objet d’un rassemblement ». « Je souhaite qu’il y ait de la concorde autour de ces sujets-là. Notre responsabilité de parlementaire, c’est de donner un signal clair que nous sommes pour un code de vivre ensemble qui respecte les valeurs de la République », a-t-il conclu.

Election présidentielle de 2012 : Une candidature centriste est « inéluctable ». Le Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale s’est déclaré favorable à « une candidature à la présidentielle d’un centriste », précisant qu’« on ne pourra pas avoir une candidature crédible à la présidentielle si préalablement on n’organise pas le centre dans cette confédération qui respecte l’histoire de chacun ». S’agissant de la candidature de Jean-Louis BORLOO, François SAUVADET a estimé qu’il appartient à l’ancien ministre et à ses amis de prendre des décisions ». Quant à la participation du Président du Modem, il a déclaré que « François BAYROU n’est pas exclu. S’il veut rejoindre la confédération, je lui dis bienvenue s’il fait le choix d’être avec nous pour constituer un pôle puissant dans une alliance claire avec nos partenaires traditionnels que sont ceux de l’UMP ».

Interrogé par le Figaro, Hervé Morin invite Borloo à « couper les liens avec l’UMP » « Pour le chef du Nouveau Centre, « l’évolution politique » du gouvernement impose une rupture. La confédération des centres, Hervé Morin veut toujours y croire, même si Nicolas Sarkozy accentue sa pression sur les centristes pour les dissuader de présenter un candidat en 2012. Invité hier du « Talk-Orange-Le Figaro », le patron du Nouveau Centre a expliqué que son objectif, « aujourd’hui plus que jamais, compte tenu de l’évolution du gouvernement et de l’UMP » , était que les centristes, mais aussi « les radicaux, les libéraux, les gaullistes sociaux et La Gauche moderne » , soient « en mesure de porter un projet politique alternatif à celui de l’UMP » en 2012. » […] Lire la suite : http://lequotidien.lefigaro.fr/epaper/viewer.aspx

« Le projet du Parti Socialiste est le projet d'une France à crédit » dont « les candidats aux primaires socialistes doivent […] dire clairement si [il] les engage » Pour le Porte-parole du Nouveau Centre, Philippe Vigier, « le Parti Socialiste a désormais un projet qui mêle effets d'annonce et propositions irréalisables, mais n'a toujours pas de candidat pour le porter ». Il s’interroge également s’il sera défendu par Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn, « qui confondent l'élection présidentielle avec un jeu de cache-cache » « ou par un des candidats déclarés qui a d'ores et déjà annoncé qu'ils prendraient leur liberté par rapport à ce projet ». « En tablant sur une hypothèse de croissance de 2,5% jugée irréaliste, même par le FMI, le Parti Socialiste refuse surtout d’affronter en face la question cruciale du redressement de nos finances publiques et de l'effort partagé nécessaire pour y parvenir. Pire, le Parti Socialiste, qui ne voit pas que le monde a changé, n'est pas capable de s'accorder sur autre chose que de vielles recettes remises au goût du jour qui ne peuvent être les réponses pour construire la France de demain », a-t-il estimé. « Des emplois jeunes, concentrés sur le seul secteur public, au recrutement de toujours plus de fonctionnaires, en passant par le retour à la retraite à 60 ans, le projet du parti Socialiste est une batterie de 25 milliards de dépenses supplémentaires dont les Français devront payer la note ». Le Nouveau Centre estime que l'élection présidentielle exige du sérieux et que la lutte contre la dette est un préalable pour que la France renoue avec la croissance. Philippe Vigier a demandé que « chaque candidat aux primaires socialistes doit […] jouer carte sur table avec les Français et dire si, oui ou non, ce projet qui mettra la France à crédit les engage ».

Les députés centristes s’insurgent « contre l’atteinte au droit du sol portée par les dispositions du projet de loi sur l’immigration ». Les dispositions relatives à l’accès à la nationalité française qu’ont fait adopter les députés de la droite populaire (membres de l’UMP) ont été dénoncées comme étant « inopportunes et injustifiées » par le groupe Union Centriste. Elles « apparaissent critiquables tant sur la forme que sur le fond » s’indignent Jean-Paul AMOUDRY, Jacqueline GOURAULT, Yves DETRAIGNE, et François ZOCCHETTO. Ils ont d’ores et déjà annoncé qu’ils déposeront cette semaine un amendement visant à les supprimer lors de l’examen du texte par la commission des lois.

Philippe Vigier et Jean-Marie Cavada, Porte-paroles du Nouveau Centre, appellent le gouvernement à apporter une vraie réponse aux difficultés des plus modestes et des classes moyennes en agissant pour le pouvoir d'achat des ménages. Alors que de plus en plus de ménages sont littéralement pris à la gorge par la crise économique et sociale, le Nouveau Centre appelle le gouvernement à prendre à bras le corps la question du pouvoir d'achat des Français. « Il est aujourd'hui impératif de mettre en oeuvre un effort de solidarité […] pour le pouvoir d'achat des ménages qui souffrent de l'augmentation du prix de l'essence, du gaz, de l'électricité, du logement et des produits alimentaire » ont déclaré les porte-paroles du Nouveau Centre. Ils appellent le gouvernement à donner un "coup de pouce" sous la forme d'un "chèque énergie - pouvoir d'achat" financé par une taxation exceptionnelle sur les grands groupes énergétiques afin de ne pas augmenter la dette, qui permettra aux ménages les plus modestes et aux classes moyennes de passer le cap des difficultés qu'ils rencontrent. Dans l'attente d'une vraie régulation européenne des prix de l'énergie que les centristes appellent de leurs voeux, il s'agit d'un impératif de solidarité afin de ne laisser personne sur le bord du chemin.

Coût du travail : Dans un article du 22 mars 2011, publié par le site lafranceagricole.fr, la Coordination rurale (CR) apporte son soutien au projet de loi du Nouveau Centre prévoyant l'extension du dispositif d'exonération de cotisations sociales patronales des salariés occasionnels (réduction Fillon) aux salariés permanents. « Le transfert proposé du coût de cette exonération, estimé à un milliard d'euros, consiste en une taxe payée par la grande et moyenne distribution à hauteur de 1 % de son chiffre d'affaires réalisé en vente de produits alimentaires […] Lire la suite : http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/cout-du-travail-la-coordination-rurale-soutient-la-proposition-du-nouveau-centre-40545.html

Débat sur la laïcité : le Président du groupe Nouveau Centre, François SAUVADET déclare qu’ « il y en a marre des débats qui polluent la majorité ». Regrettant l’affrontement entre le Premier Ministre, François FILLON, et le secrétaire général de l’UMP, Jean-François COPÉ, François SAUVADET a réaffirmé que « chacun doit jouer son rôle » et que « COPÉ doit assurer sa mission et soutenir le Gouvernement dans la sienne ». « Se projeter tout le temps dans l’avenir en espérant devenir le chef à la place du chef, ce n’est jamais bon », a lancé le président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale.

La proposition de loi déposée par le Nouveau Centre visant l’interdiction totale de l’utilisation des parabènes, des alkylphénols et des phtalates sera débattue dans le cadre d’une niche parlementaire réservée au Nouveau Centre le 14 avril prochain. « Au nom du principe de précaution », les députés Nouveau Centre veulent « réduire l’exposition de la population à ces molécules » car même si « aucune étude scientifiquement fondée n’a encore démontré un vrai danger », ces produits chimiques sont suspectés d’être nocifs pour la santé. Plusieurs études scientifiques ont démontré « des effets délétères sur la mise en place du potentiel reproducteur masculin dans l’espèce humaine » des phtalates. Ces substances présentes dans les adhésifs, parfums, peintures, laques pour les cheveux, etc. sont déjà interdites pour les articles destinés aux enfants. Les parabènes sont quant à eux présents notamment dans certains déodorants et crèmes et pourraient provoquer des cancers du sein chez la femme et être néfastes à la fertilité masculine.

Elections cantonales : Le Président du Nouveau Centre, Hervé MORIN, salue le gain des présidences des départements du Calvados (par Jean-Léonce DUPONT) et de l’Yonne (par André VILLIERS) par son parti, portant à 4 le nombre des départements dirigés par un élu Nouveau Centre. Le Nouveau Centre a conservé la présidence du Conseil Général de Côte-d’Or, dirigé par François SAUVADET, et celle de Loir-et-Cher, par Maurice LEROY. « Après avoir progressé dimanche dernier de 75 à près de 100 Conseillers Généraux, le Nouveau Centre, en doublant le nombre de ses présidences et de conseils généraux de deux à quatre, transforme aujourd’hui l’essai », a déclaré Hervé MORIN. « Il peut s’appuyer sur son maillage territorial renforcé, d’élus de proximités, qui constitue sa force d’écoute et de proposition pour répondre aux attentes de nos concitoyens », a-t-il conclu.

Pour le Nouveau Centre, « la victoire de l’abstention » est le signe d’une « rupture grave entre les Français et leurs dirigeants politiques ». Le Nouveau Centre a réagi à ces résultats en appelant le Gouvernement à « plus de justice sociale ». Pour les centristes, le Gouvernement « doit aussi cesser d’engendrer ou d’orchestrer de faux débats aussi improductifs que dangereux, et s’attaquer aux questions vitales de pouvoir d’achat, d’emploi, de sécurité, d’immigration et de développement de la construction de l’Europe ». « Les résultats de ces élections cantonales justifient notre choix d’œuvrer à un centre rassemblé et audible autour d’Hervé MORIN, Jean-Louis BORLOO, Jean-Marie BOCKEL et Jean ARTHUIS », ont plaidé dans leur communiqué Philippe VIGIER et Jean-Marie CAVADA, porte-paroles du Nouveau-Centre. « Il est plus que jamais nécessaire de constituer ce pôle d’équilibre et de progrès qui amènera la majorité présidentielle à infléchir sa politique vers plus de justice et de cohésion sociale ».

Le Président du Nouveau Centre, Hervé MORIN, estime que les élections cantonales sont « un échec pour la majorité » mais que la « vaguelette socialiste » « démontre la grande perplexité des Français vis-à-vis du PS ». Hervé MORIN a exprimé sa « satisfaction de voir [le Nouveau Centre] continuer son implantation. « Nous avions 75 Conseillers Généraux sortants, et nous serons à près de 100 ». Le Président du Nouveau Centre s’est également satisfait « de voir les deux majorités préservées pour les présidences de Conseils Généraux détenues par Maurice LEROY et François SAUVADET.

● Mars 2011:

Le palmarès 2010 des députés vient d'être publié. on remarque dans les 11 premiers 3 députés NC : Charles Amédée de Courçon (2ème) Jean Dionis du Séjour (5ème) Jean-Christophe Lagarde (11ème).

Philippe Vigier et Jean-Marie Cavada, Porte-paroles du Nouveau Centre, se félicitent que l'Assemblée nationale soit saisie d'un débat sur l’intervention des forces armées en Libye et appellent l'ensemble des familles politiques à soutenir la décision du Président de la République.  Alors que le mouvement de contestation démocratique du peuple libyen menaçait d'être balayé par la répression du Colonel Kadhafi, le Président de la République française a pris ses responsabilités et décidé dimanche d'accélérer le lancement d'opérations militaires en Libye. Le Nouveau Centre se réjouit que l'Assemblée nationale soit saisie de cette question de l'engagement des forces armées dans une intervention militaire.S'il appartient au Président de la République de prendre une telle décision, il est crucial que la représentation nationale puisse également s'emparer de ces questions essentielles pour la France et les grands équilibres du monde. L’initiative du Président de la République marque un tournant diplomatique après les récents errements : elle démontre que face aux crimes et aux dictatures, la France refuse une hésitation coupable, et apporte un appui sans réserve à l’aspiration des peuples à la démocratie et aux libertés et droits les plus fondamentaux. Le Nouveau Centre appelle de ses voeux une cohésion européenne claire, et une alliance internationale déterminée.

Règle d’Or : le groupe Nouveau Centre obtient enfin gain de cause Charles de Courson, député de la Marne et Vice-président de la commission des finances, Nicolas Perruchot, député du Loir-et-Cher et Philippe Vigier, député de l’Eure-et-Loir, saluent l’adoption par le Conseil des ministres du projet de loi constitutionnelle visant à inscrire dans la Constitution une règle d’équilibre budgétaire, comme cela existe en Allemagne. « Le groupe Nouveau Centre a enfin été entendu, trois ans après le dépôt de notre proposition de loi constitutionnelle relative au retour à l’équilibre des finances publiques qui avait été discutée en séance en janvier 2008 mais renvoyée en Commission. Il était temps que la France se fixe une norme contraignante pour non seulement revenir à l’équilibre mais surtout ne plus connaître une situation de déficits comparable à la situation actuelle. », rappellent les trois commissaires aux finances. Il s'agit d'un nouveau cadre juridique qui devrait aider les Gouvernements à adopter une attitude responsable en matière budgétaire. La trajectoire imposée par ces nouvelles lois devra impérativement être respectée par les lois de finances et les lois de financement de la sécurité sociale, qui seront désormais les seuls textes autorisés à comprendre des mesures fiscales. Par ailleurs, le groupe Nouveau Centre se félicite du nouveau rôle en matière budgétaire du Parlement qui aura un droit de regard sur les programmes de stabilité transmis par la France aux institutions européennes. Les députés Nouveau Centre souhaitent qu’un consensus national se dégage et que cette question fasse l’objet d’un examen avant l’été par le Congrès.

Au moment ou le Japon vient d'être frappé par un séisme et un tsunami d'une ampleur considérable, le Nouveau Centre souhaite faire part de sa profonde émotion et s'associer à la douleur du peuple japonais. « Face au terrible drame qui frappe le Japon, le Nouveau Centre exprime son entière solidarité au peuple japonais et ses premières pensées vont aux familles des victimes auxquelles il souhaite exprimer toute sa sympathie », a déclaré Philippe Vigier, Porte-parole du Nouveau Centre. Le Nouveau Centre appelle l'Union européenne et la France à se tenir aux côtés du peuple japonais pour l'accompagner dans cette épreuve et lui apporter toute leur aide afin de faire face à cette tragédie.

« Les débats internes au Parti Socialiste sur le maintien des primaires montrent que la gauche est plus que jamais divisée. Le Parti Socialiste ne veut plus ouvrir la boîte de Pandore ! » Pour le porte-parole du Nouveau Centre, Philippe Vigier, « la Première Secrétaire du Parti Socialiste, qui s'accroche coûte que coûte aux primaires, doit faire face à une tentative de "putsch" de la part de nombreux responsables socialistes qui craignent d'offrir en spectacle leurs divisions ». « Le Parti Socialiste, dont on peine à comprendre son projet pour les Français, s'effraie de ses propres divisions au point de remettre en cause ses propres primaires. Mais comment pourrait-il en être autrement dans une élection dans laquelle les candidats déclarés - ou non - sont plus nombreux que les propositions ? » Philippe Vigier note qu’ « après le pacte de non agression entre Martine Aubry, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, c'est une couleuvre de plus à avaler pour les militants du Parti Socialiste, qui avaient pourtant massivement approuvé, par un référendum interne, le principe de primaires ouvertes à tous les électeurs pour désigner le candidat du Parti Socialiste pour 2012 ! » « Alors qu'il faut apporter une réponse claire et efficace au problème du pouvoir d'achat, de la dette, de l'emploi, ce n'est pas l'attitude d'un parti qui affirme tous les jours son ambition de diriger le pays. Le Parti Socialiste est englué dans ses primaires, inaudible sur son projet. »

Le gouvernement doit prendre à bras le corps la question de l'emploi et du pouvoir d'achat afin d'apporter des réponses concrètes aux inquiétudes de nos concitoyens et éviter qu'ils ne se réfugient dans le vote extrême. Après le sondage plaçant Marine Le Pen en tête au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, démontrant que les Français se détournent des partis de gouvernement et doutent de leur capacité à les protéger de la crise sociale, « tous les républicains se doivent (…) de tirer la sonnette d'alarme », a déclaré le député Nouveau Centre, Philippe Vigier. « Le Nouveau Centre est plus que jamais déterminé (…) à promouvoir une offre politique axée sur la justice sociale, l'éthique des responsables politiques, et le rassemblement d'une France divisée ». Dans cette perspective, le porte parole du Nouveau Centre a affirmé que « nous ferons preuve d'une vigilance totale pour que le futur projet de loi sur la prévention des conflits d'intérêts ne reste pas lettre morte : l'exemplarité des dirigeants est une exigence qui ne peut pas attendre 2012. De même, nous appelons le gouvernement à concentrer tous ses efforts sur la lutte contre le chômage et pour le pouvoir d'achat, et à emprunter le chemin de la cohésion sociale et de la solidarité plutôt que celui du débat identitaire, qui masque les vraies souffrances et divise les Français ». Il est devenu urgent d’opposer des mesures concrètes sur l’exemplarité des responsables publics et un message fort d’équité sociale à la tentation des extrêmes qui guette notre pays. C’est à cette condition seulement que nous emporterons l’adhésion des Français aux solutions politiques nouvelles nécessaires à notre pays pour lui permettre de relever le défi de la dette, de l’emploi et de la croissance.

Des réponses concrètes doivent rapidement être apportées à la baisse du pouvoir d'achat des Français. « Il faut emprunter le chemin de la cohésion sociale pour barrer la route aux extrêmes. Alors que les Français les plus modestes et les classes moyennes sont pris à la gorge par une crise économique et sociale sans précédent, le Nouveau Centre estime que les sondages plaçant Marine Le Pen en tête au premier tour de l'élection présidentielle de 2012 (…) doivent être pris au sérieux par tous les républicains. » Philippe Vigier, Porte-parole du Nouveau Centre, estime qu’ils « doivent procéder à une analyse critique du programme du Front National plutôt que de lancer en l'air des débats qui divisent les Français et nourrissent la tentation d'un vote extrême ». « Non, la montée des extrémismes, quels qu'ils soient, n'est pas une fatalité, et se renvoyer la responsabilité n'est pas une réponse à la hauteur des enjeux. Le Parti Socialiste, qui explique la montée des extrêmes par les insuffisances du pouvoir en place, a d'ailleurs la mémoire courte car ce sont cinq ans de gouvernement socialiste qui ont précédé l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle en 2002 ». Le Nouveau Centre entend donc porter une offre politique nouvelle qui permette d'apporter des réponses aux difficultés quotidiennes d'emploi, de pouvoir d'achat ou de sécurité rencontrées par les Français. Nous appelons ainsi le gouvernement à donner un "coup de pouce" pour le pouvoir d'achat des ménages qui souffrent de l'augmentation du prix de l'essence, du gaz, de l'électricité, du logement et des produits alimentaires. Ces mesures, financées par une taxation des plus hauts revenus afin de ne pas augmenter la dette, doivent permettre aux ménages les plus modestes et aux classes moyennes de passer le cap des difficultés qu'ils rencontrent. Il est plus qu'urgent d'emprunter le chemin de la cohésion sociale pour barrer la route aux extrêmes.

Philippe Vigier, Porte-parole du Nouveau Centre, condamne les propos de Chantal Brunel suggérant "de remettre dans les bateaux les immigrés qui viendraient de la Méditerranée" et appelle « les partis républicains à garder leur sang froid face à la montée des extrêmes et à privilégier l'efficacité aux déclarations ». « Cette déclaration affligeante est purement et simplement indigne d'une élue de la République. Ces propos ne sont pas à la hauteur de ce qui se joue, ni dans le monde arabe dont l'aspiration à la démocratie doit être encouragée, ni en ce qui concerne les conséquences, pour la vie quotidienne des Français, des mouvements migratoires qui découlent de ce grand bouleversement. Il doit immédiatement être mis un terme à la politique des phrases chocs, des annonces symboliques et des débats identitaires de certains élus UMP qui dégagent la route du Front National en portant le débat politique sur le terrain de la division et de la polémique. Il s'agit de choisir le terrain de l'efficacité à travers une véritable politique de l'immigration, définie au niveau européen, qui tiennent compte de la complexité des situations personnelles et collectives des immigrants, mais qui soit intransigeante quant aux capacités d'accueil et aux besoins de notre pays. Les Français attendent que les responsables politiques répondent à leur inquiétude légitime et n'aient pas la main qui tremblent en matière d'immigration, pas un copier-coller des propositions caricaturales de Madame Le Pen », a-t-il déclaré.

Alors que débats identitaires, déclarations musclées et discours anxiogènes se multiplient sur fond de montée des extrêmes, le Nouveau Centre appelle l'UMP à garder son sang froid et à ne pas participer à la course des extrêmes avec Madame Le Pen. Le porte-parole du Nouveau Centre, Philippe Vigier, estime que « le débat sur l'identité nationale a montré les limites de tels exercices et a démontré que la montée des extrêmes n'était que le résultat de l'inaction. C'est pourquoi le Nouveau Centre estime qu'il faut aborder tous les sujets sans tabou en se fixant une obligation de résultat ». « Oui, la France a changé et il s'agit aujourd'hui de garantir aussi aux 6 millions des musulmans français les mêmes conditions de pratique de leur religion que les autres. Non, la France n'a pas à négocier avec les principes intangibles de la République ! C'est pourquoi le Nouveau Centre prône pour des aménagements techniques permettant une application stricte de la loi de 1905 afin d'apporter une réponse concrète à l'ensemble des problèmes nouveaux qui pourraient se poser ». »La laïcité est une des pierres angulaires de notre pacte républicain. Elle n'est pas anti-religieuse mais permet à chacun de voir sa place reconnue dans une communauté de valeurs et de destin : ne l'instrumentalisons pas ! »

Le Nouveau Centre salue l’annonce de la suppression du bouclier fiscal.
Le président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, François SAUVADET, a qualifié de « très bonne nouvelle » la suppression du bouclier fiscal. Il a cependant rappelé que le Nouveau Centre plaide pour que cette suppression s’accompagne d’un aménagement de l’ISF, avec notamment un élargissement son assiette aux œuvres d’art, et non pas d’une suppression totale. Celle-ci serait, selon lui « un très mauvais signal envoyé aux plus modestes et aux classes moyennes ». François SAUVADET a également regretté « le choix fait par le Gouvernement d’exclure la création d’une tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu ». « Attention au sentiment d’injustice que pourraient ressentir les Français ! Les plus riches de nos compatriotes doivent participer à l’effort et en l’état actuel de nos finances publiques, nous ne pouvons nous exonérer de ces recettes », a-t-il affirmé.
Charles de Courson, Vice-président Nouveau Centre de la commission des finances, favorable à une réforme de l'ISF mais contre la création de l'IRF (Impôt sur les Revenus de la Fortune). Après avoir réaffirmé le Nouveau Centre s'est battu, depuis le début de la législature, contre l'injustice du bouclier fiscal et le caractère dommageable de l'ISF pour l'économie et l'emploi, Charles de Courson s’est dit « hostile à l'idée de substituer à l'ISF un impôt égal à 19% de l'augmentation des patrimoines supérieurs à 1,3 millions d'euros ». « La taxation des plus values potentielles à un taux aussi élevé poseraient tout à la fois de redoutables problèmes d'évaluation et de paiement. Certains contribuables pourraient être amenés à payer un impôt sur des revenus qu'il n'ont pas et à vendre une partie de leur patrimoine pour payer l'IRF ». Il a également mis en évidence « le coût de gestion d’un tel dispositif » qui « serait extrêmement élevé et source d'une multiplication des contentieux ». Le Nouveau centre serait plus favorable à la seconde option, celle de la réforme de l'ISF mais sous certaines réserves. Le retrait de la résidence principale de son assiette et le relèvement de 790.000 à 1,3 millions d'euros du seuil de déclenchement de l'imposition, qui supprimerait ainsi plus de 300.000 contribuables, vont dans le sens de ses propositions.
Cependant, le Nouveau Centre émet trois réserves :
- premièrement, il faudrait abaisser le taux du plafonnement de 85 à 70% pour revenir au taux du Gouvernement Rocard.
- Ensuite, le dispositif d'imposition au 1er euro doit être aménagé pour diminuer l'effet de seuil.
- Enfin, le Nouveau centre est favorable au financement du coût de cette réforme, par la création d'une tranche supplémentaire à l'impôt sur le revenu ayant un taux de 45%, au delà de 250.000 euros par part comme en Allemagne, et éventuellement, par une légère augmentation du taux des prélèvements forfaitaires libératoires sur les dividendes et les plus values mobilières et immobilières.
La création d'une tranche supplémentaire à l'IR concernerait 10.000 foyers fiscaux, dont les revenus sont composés pour les deux tiers de revenus du patrimoine, et non de revenus du travail. « Pour être juste socialement et efficace économiquement, il appartient aux personnes les plus aisées de financer cette réforme, qui doit être impérativement neutre pour nos finances publiques » a conclu Charles de Courson. « Une suppression pure et simple de l'ISF serait un signal négatif adressé aux classes moyennes et aux plus modestes ».
Après s’être félicité « du véritable consensus qui apparaît autour de la nécessité de supprimer le bouclier fiscal » le porte-parole du Nouveau Centre, Philippe Vigier, estime que la suppression de l'ISF ne peut être envisagée que dans le cadre d'une réforme globale de la fiscalité française. « une suppression de l'ISF ne peut s'improviser », « elle ne peut (…) être envisagée que dans le cadre d'une refonte complète de notre pacte fiscal (…) portée par l'exigence d'un effort équitablement partagé par tous ainsi que par la volonté de donner aux forces économiques de notre pays les moyens de relever les défis qui s'offrent à elle », a-t-il déclaré. « La suppression totale et immédiate de l'ISF, qui rapporte 3,8 milliards de recettes à l'Etat par an, n'est pas crédible dans l'état actuel de nos finances publiques. Elle constituerait également un signal éminemment négatif adressé aux plus modestes et aux classes moyennes qui souffrent de la crise et attendent un message d'équité fiscale ». En plus de la suppression du bouclier fiscal, le Nouveau Centre défendra donc un aménagement de l'ISF et l'instauration d’une nouvelle tranche d’impôt pour taxer les très hauts revenus.
Philippe Vigier a également déclaré que le Nouveau Centre proposera de « faciliter les cessions de PME au moment du départ en retraite du dirigeant afin de lutter contre l'exil fiscal et de favoriser la transmission de cet outil de travail essentiel à l'émergence d'un tissu d'entreprises à dimension familiale en France ». « Le Gouvernement doit désormais tout mettre en oeuvre pour répondre à la demande de justice sociale de nos concitoyens ».

Philippe VIGIER et Jean-Marie CAVADA, porte-paroles du Nouveau Centre estiment que « le Président de la République a adressé un signal fort lors de son allocution télévisée », « mettant fin à une période de fragilité gouvernementale qui entamait la confiance de nos concitoyens en l'action de ses responsables politiques ». « Le Chef de l'Etat a enfin déterminé un cap clair en plaçant la France aux côtés des peuples qui se libèrent des tyrannies et en appelant les forces de l'Union européenne aux côtés de cette marche vers la liberté. Cependant, la succession des crises internationales ne peut être mise en rapport avec le mouvement libératoire des peuples du monde arabo-musulman et ne peut servir d'alibi aux graves dysfonctionnements de la diplomatie française ».
Ce remaniement ne peut pas non plus constituer à lui seul le second souffle indispensable au pays pour qu'il affronte les défis auxquels il est confronté. C'est pourquoi le Nouveau Centre estime qu'il doit s'accompagner d'une politique gouvernementale résolument orientée vers plus de justice et de cohésion sociale, ce que nous réclamons depuis 2007. Philippe VIGIER et Jean-Marie CAVADA ont déclaré qu’il appartient « à ce nouveau gouvernement, autour du Premier ministre, de tout mettre en oeuvre pour apporter des réponses concrètes aux problèmes d'emploi, de pouvoir d'achat et de sécurité rencontrés par les Français au quotidien.
Cette nouvelle étape gouvernementale doit donc reposer sur trois piliers :
- l'exemplarité des dirigeants, avec la création d'un code de déontologie des responsables politiques ;
- la recherche de l'apaisement et de l'équité dans une société aujourd'hui paralysée par les oppositions artificielles et les inégalités ;
- la définition d'une nouvelle forme de cohésion sociale qui permettra de garantir les fondements de notre modèle de société, au moment ou s'ouvre une nouvelle page de l'histoire du monde. »

Philippe Vigier, Porte-parole du Nouveau Centre, estime que les propos de Chantal Brunel sur l'immigration sont méprisables. Le Nouveau Centre appelle les partis républicains à garder leur sang froid face à la montée des extrêmes et à privilégier l'efficacité aux déclarations.
En réaction aux sondages donnant Madame Le Pen en tête du premier tour de l'élection présidentielle de 2012, Chantal Brunel a suggéré hier "de remettre dans les bateaux les immigrés qui viendraient de la Méditerranée". Cette déclaration affligeante est purement et simplement indigne d'une élue de la République. Ces propos ne sont pas à la hauteur de ce qui se joue, ni dans le monde arabe dont l'aspiration à la démocratie doit être encouragée, ni en ce qui concerne les conséquences, pour la vie quotidienne des Français, des mouvements migratoires qui découlent de ce grand bouleversement. Il doit immédiatement être mis un terme à la politique des phrases chocs, des annonces symboliques et des débats identitaires de certains élus UMP qui dégagent la route du Front National en portant le débat politique sur le terrain de la division et de la polémique.
Il s'agit de choisir le terrain de l'efficacité à travers une véritable politique de l'immigration, définie au niveau européen, qui tiennent compte de la complexité des situations personnelles et collectives des immigrants, mais qui soit intransigeante quant aux capacités d'accueil et aux besoins de notre pays. Les Français attendent que les responsables politiques répondent à leur inquiétude légitime et n'aient pas la main qui tremblent en matière d'immigration, pas un copier-coller des propositions caricaturales de Madame Le Pen.

● Février 2011:

François Sauvadet, Président du groupe Nouveau Centre, regrette la réintroduction de la déchéance de nationalité, votée par la Commission des Lois de l’Assemblée nationale. Cette procédure avait suscité de nombreuses réserves y compris dans la majorité, remarque François Sauvadet, estimant qu'en réintroduisant cette disposition, le Gouvernement ignore le vote du Sénat qui l’avait largement rejeté. « Ce qui me choque, c’est cette inégalité de fait que cette disposition créée entre les fils naturels et les enfants adoptifs de la République. Au nom de quoi est-il moins grave d’attenter à la vie d’un représentant de l’Etat lorsqu’on est né français ? », a-t-il déclaré. François Sauvadet déposera un amendement visant à supprimer l’extension de la déchéance de nationalité à l’occasion du débat en séance publique le 8 mars. Il le proposera à la co signature de tous les députés centristes, Nouveau Centre, Radicaux, Alliance centriste et centristes de l’UMP.

Le Nouveau Centre se félicite de l'émergence d'un consensus autour de la nécessité de supprimer le bouclier fiscal et estime qu'« une suppression pure et simple de l'ISF ne peut être envisagée qu'au travers d'une réforme globale de notre fiscalité et n'est pas crédible dans l'immédiat ». Pour le Nouveau Centre,la suppression du bouclier fiscal est « une exigence de justice sociale, que nous défendons sans relâche depuis trois ans, puisqu'au moment où l'on demande de nombreux efforts aux Français, il est inacceptable que les plus hauts revenus n'y participent pas » a déclaré son porte-parole, Philippe Vigier. Il appelle un « grenelle de la fiscalité » qui « embrassera un champ bien plus large que celui de la seule fiscalité du patrimoine et devra être porté par l'exigence de la participation de tous à l'effort de la Nation, du plus riche au plus modeste, chacun à la hauteur de ses moyens, mais sans que personne ne puisse s'exonérer du pacte de solidarité qui doit lier tous les Français, ainsi que par la volonté de donner aux forces économiques de notre pays les moyens de relever les défis qui s'offrent à elle ». En plus de la suppression du bouclier fiscal, le Nouveau Centre défendra un aménagement de l'ISF et l'instauration d'une nouvelle tranche d'impôt pour taxer les très hauts revenus » . Mais, « la suppression totale et immédiate de l'ISF, qui rapporte 3,8 milliards de recettes à l'Etat par an, n'est pas crédible, étant donné l'état actuel de nos finances publiques, et constituerait un mauvais signal négatif adressé aux plus modestes et aux classes moyennes qui souffrent de la crise et attendent un message d'équité fiscale », a réaffirmé le député centriste. Le Nouveau centre proposera enfin de « faciliter les cessions de PME au moment du départ en retraite du dirigeant afin de lutter contre l'exil fiscal et de favoriser la transmission de cet outil de travail essentiel à l'émergence d'un tissu d'entreprises à dimension familiale en France ».

Réforme de la fiscalité du patrimoine : Le Nouveau Centre propose 5 mesures :
1. Suppression intégrale du bouclier fiscal de la loi TEPA et maintien d’un « garde-fou » pour limiter l’exil fiscal avec un plafonnement au taux de 70% (l’ensemble des impositions nationales hors taxe foncière et taxe d’habitation et l’ensemble des prélèvements sociaux ne peuvent excéder 70 % des revenus disponibles) ;
2. Nouveau seuil de déclenchement de l’ISF à 1,3 millions d’euros au taux de 0,75% (effet attendu : environ 300 000 petits contribuables sortiraient du dispositif ISF) et concernant la résidence principale : possibilité de choisir entre soit l’abattement existant de 30% sur la valeur de la résidence principale soit un abattement forfaitaire de 300.000 euros sur la valeur de la résidence principale ;
3. Taxation des très hauts revenus au moyen d’une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu à 45% au delà de 250 000 euros de revenus ;
4. Taxation des plus values : majoration de 3 points du taux de chaque prélèvement forfaitaire (de 19% à 22%) et instauration d’abattements à l’image du système allemand (800 € pour 1 personne seule et 1.600 € pour un couple) ;
5. Modification du régime fiscal des cessions de PME au moment du départ en retraite du dirigeant (abattement de 75% sur un critère d’âge du dirigeant et un critère de chiffre d’affaires de la PME à céder).

« Le rapport de la Cour des Comptes démontre la nécessité d'une nouvelle gouvernance des finances publiques ». Face au rapport de la Cour des Comptes appelant à des réformes de grande ampleur pour atteindre l'engagement pris par la France de faire passer son déficit en dessous des 3% en 2013, Philippe VIGIER, porte-parole du Nouveau Centre, estime qu' « il n'est plus temps d'attendre, la situation devient urgente ». « C'est ce que le Nouveau Centre répète inlassablement depuis 2007 ». Le constat de la Cour des Comptes mettant en garde le gouvernement contre toute inflexion de trajectoire qui « ferait peser sur la France un risque d'emballement de sa dette » « fait écho aux combats menés par le Nouveau Centre au Parlement depuis trois ans », a-t-il affirmé. Le Nouveau Centre a constamment défendu « une politique budgétaire rigoureuse, en particulier sur la question des niches fiscales », et demande « depuis trois ans, l'inscription, dans la Constitution, d'une « règle d'or » d'équilibre budgétaire interdisant le vote de budgets en déficit de fonctionnement ». Néanmoins, cette dernière ne saura, à elle seule, rééquilibrer le solde public français. Elle doit être accompagnée d'une politique volontariste de rétablissement des équilibres de nos comptes publics », a conclu le député centriste.

Le comité exécutif du Nouveau Centre élargi le projet de confédération des centres au parti radical et à la gauche moderne de Jean-Marie BOCKEL. Après la décision prise par le Président du Nouveau Centre, Hervé MORIN, et le Président de l’Alliance Centriste, Jean ARTHUIS, de lancer la confédération centriste, la direction du Nouveau Centre a souhaité ne pas précipiter les choses et engager les discussions avec Jean-Louis BORLOO. Cette décision fait suite notamment aux déclarations de François SAUVADET qui s’était déclaré opposé à une confédération « petit bras » et de Jean-Christophe LAGARDE qui avait averti ne pas souhaiter « une confédération modèle réduit ». Il a également été précisé que les membres de la future confédération devront être indépendants de l’UMP mais devront se situer clairement dans la majorité présidentielle. Le chef de file des députés centristes, François SAUVADET, a réaffirmé que « nous sommes dans un pacte majoritaire et entendons bien le rester ». « Les différents partis vont désigner pour cela des représentants pour discuter ensemble des statuts de la future confédération. La première table ronde est prévue mi-février », a annoncé le porte-parole du Nouveau Centre, Philippe VIGIER.

Le Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale, François SAUVADET, a réagi à la proposition faite par Jean-François COPĒ de « baisser les cotisations sociales, qui ne sont payées que par quelques uns » pour les transférer sur « la TVA qui, elle, est payée par tout le monde ». François SAUVADET a enjoint l’UMP « d’arrêter de lancer des débats qui inquiètent les Français ». « Si on veut faire de 2011 une année utile, n’ouvrons pas sans cesse, chaque semaine, des débats qui inquiètent nos compatriotes », a-t-il affirmé. « L’actualité n’est pas à une augmentation du taux de TVA mais plutôt à une réforme de la fiscalité et de la compétitivité de nos entreprises ».

Jean-Paul Amoudry, sénateur de Haute-Savoie, est intervenu sur la proposition de loi relative à l’atténuation de responsabilité pénale applicable aux personnes atteintes d’un trouble mental ayant altéré leur discernement au moment des faits.
Le sénateur de Haute-Savoie a soulevé un point essentiel : « A l’origine, ce n’est pas une question de droit, mais une question de moyens. » Le rapport du groupe de travail sur les malades mentaux ayant commis des infractions fait état d’un chiffre alarmant : 10 % des détenus actuels seraient malades, « atteints de troubles mentaux tels que, pour eux, la peine n’a aucun sens. » Pour le sénateur, « Les services médico-psychologiques régionaux sont souvent insuffisants et le manque de psychiatres rend difficile la prise en charge des malades mentaux. C’est le problème de la démographie médicale abordé sous l’angle de la justice pénale. La conséquence c’est que, faute de pouvoir soigner, l’on incarcère. Ceci est d’autant moins acceptable que la justice aussi manque de moyens. »
Selon Jean-Paul Amoudry, cette proposition de loi révèle les difficultés de deux administrations, la justice et la santé, qui « faute de moyens opérationnels, sont contraintes de se renvoyer la balle. » Le sénateur a alerté le Garde des Sceaux : « Nous pouvons légiférer tant que nous voulons, tant que les moyens médicaux manqueront, nous ne réglerons pas le problème et le système judiciaire sera tenu de prendre, tant bien que mal, plutôt mal que bien, une charge qui ne devrait pas lui revenir. » Par ailleurs, le sénateur a souligné que « Cette proposition de loi n’est en rien l’expression d’une défiance du législatif vis-à-vis du judiciaire. Cette défiance, la magistrature la ressent aujourd’hui parfois vivement. C’est un climat que certains textes et projets – mesures sur les peines planchers de la Loppsi, introduction des jurys populaires en correctionnel – tendent à entretenir. » Enfin, le sénateur a salué le caractère consensuel et équilibré de ce texte.
Consensuel car il est le fruit du travail de toutes les composantes de la Haute Assemblée.
Equilibré car il ne réduit pas le pouvoir d’appréciation du juge : une peine encourue de 30 ans sera ramenée à 20 ans pour les malades mentaux comme elle l'est à 15 ans pour les mineurs. Dans la limite de ce plafond, le juge décidera de la durée de la peine la plus appropriée.

Jean-Paul Amoudry, sénateur de Haute-Savoie, s’est exprimé sur deux points essentiels du projet de loi relatif au Défenseur des Droits. Concernant le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, le texte voté à l’Assemblée prévoit son intégration dans le champ de compétences du Défenseur des droits à compter du 1er juillet 2014. Pour Jean-Paul Amoudry, cette intégration ne pourra être décidée qu'au regard du premier bilan d'activité. Par ailleurs et sourtout, la mission du Contrôleur général des lieux de privation de liberté s'inscrivant avant tout dans une démarche de contrôle et de prévention, elle se distingue donc de celle du Défenseur des droits, qui, comme son nom l’indique, a vocation à défendre les droits de nos concitoyens. Pour le sénateur de Haute-Savoie : « Sur le fond, cette intégration n’est peut être pas une bonne idée. Sur la forme, il s’agit sûrement d’une mauvaise idée : décider aujourd'hui une intégration qui ne prendrait effet que dans trois ans affaiblirait largement le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.».
Concernant le Défenseur des enfants, une large majorité du groupe de l’Union centriste est favorable à l’organisation qui a été retenue dans le texte établi par la commission. Jean-Paul Amoudry confirme qu’il « était indispensable de maintenir un Défenseur des enfants dénommé comme tel, pour des raisons évidentes d’identification. Ce rattachement lui permettra également de bénéficier de moyens d’action renforcés » Au-delà, c’est l’ensemble des adjoints au Défenseur des droits qui ont vu leurs prérogatives confortées par les travaux de la commission des Lois : ils auront ainsi des moyens à la hauteur de leurs missions.

Philippe Vigier, Porte-parole du Nouveau Centre, estime que « Jean-Luc Mélenchon confond tout en parlant de risque de contagion entre la situation de la Tunisie et celle de la France ». « Le Nouveau Centre considère que la France attend de l'apaisement et de la cohésion et non un appel à l'irresponsabilité », a déclaré Philippe Vigier. « En déclarant, en réaction aux événements tunisiens, qu'une révolution pouvait également avoir lieu en France, Jean-Luc Mélenchon vient grossir les rangs des porte-paroles autoproclamés du sentiment révolutionnaire, et se ranger tout droit derrière Dominique de Villepin qui avait le premier parlé de risque révolutionnaire. » « Face aux enjeux que notre pays doit relever et alors que les Français sont inquiets pour leur avenir, nous devons promouvoir un mode de décision collective, et associer les talents » a-t-il poursuivi avant de rappeler que « le projet centriste sera guidé par une exigence simple, celle de l'apaisement qui délivrera la France des oppositions artificielles qui la maintiennent dans sa torpeur, parce qu'elles interdisent les Français de travailler à leur destin commun ».

Lancement de la confédération centriste : le Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale ne veut pas d’une « confédération petit bras ». « Une confédération ne peut se faire dans la semaine sur un accord signé sur un coin de table avec Jean ARTHUIS. Ce n’est pas parce que le temps est compté qu’il faut fragiliser notre mouvement. Ce n’est pas une confédération petit bras dont à besoin le pays mais d’un rassemblement qui permette de créer les conditions d’une candidature crédible » en 2012, a affirmé François SAUVADET. « La bonne méthode, c’est engager avec l’autre grand parti du centre, le parti radical, les conditions de cette confédération », a-t-il affirmé.
Pour Valérie LETARD, « cette confédération a vocation à réunir toutes les familles qui se reconnaissent dans les valeurs du centre droit : ce n’est pas une confédération-croupion. Elle ne peut pas se construire à la carte, sur le plus petit dénominateur commun ».
Le porte-parole du Nouveau Centre, Philippe VIGIER, estime quant à lui que « la confédération est sur les railles et nous en sommes les moteurs ». Pour lui, il ne s’agit pas d’« une course de vitesse avec Jean-Louis BORLOO » mais il affirme qu’« il fallait bien commencer un jour », concluant qu’« on sera ravi de l’accueillir en mai ».
Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le numéro deux du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde, se dit « en désaccord avec Hervé Morin pour 2012 ». « Chez les centristes, il y a des appels au rassemblement qui, manifestement, divisent. Jeudi 23 février, Hervé Morin, le patron du Nouveau centre, doit poser la première pierre d'une confédération, destinée, selon ses proches, à "enclencher la dynamique de rassemblement des centristes" en vue d'une candidature commune à la présidentielle de 2012. Une confédération, pour l'heure, qui ne compte que deux partis, parmi la myriade des formations centristes, celui de M. Morin et celui de Jean Arthuis, l'Alliance centriste. (…) Au sein de son propre parti, M. Morin doit affronter un vent de fronde. "Hervé Morin a annoncé ça samedi sans nous prévenir", déplore le numéro deux du parti, Jean-Christophe Lagarde. Le député de Seine-Saint-Denis affirme au journal le Monde être "en désaccord politique" avec son numéro un .


 

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